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Métabolisme et actions du fer dans l’organisme ?

Le fer effectue des actions précises dans l’organisme. Mais pour bien les comprendre, il convient de voir de plus près le fonctionnement de cet oligoélément et son métabolisme.

 

Le fer est absorbé par le corps via l’appareil digestif. La voie digestive absorbe ainsi deux formes de fer : le fer héminique et le fer non héminique. Le fer héminique se trouve dans les viandes et les poissons tandis que le fer non héminique est apporté par les aliments d’origine végétale ainsi que les produits laitiers.

 

Le fer héminique est plus facilement absorbé par l’organisme par rapport au fer non héminique. Le fer héminique représente presque la moitié du fer total que contiennent les viandes et des poissons (de 40 % à 50 %). Ayant une très bonne biodisponibilité, plus de 25 % plus précisément, le fer héminique est facilement assimilé par l’organisme. Quant au fer non héminique, il est moins absorbé par le corps (5 %). Mais, il va sans dire que la quantité n’est pas le seul paramètre à considérer en ce qui concerne le métabolisme du fer.

4 types de cellules déterminent ce processus : les entérocytes, cellules intestinales absorbant le fer ; les érythroblastes qui sont des cellules-souches jouant un rôle principal dans le transport du fer ; les macrophages qui s’occupent de la récupération du fer dans les globules rouges mortes et enfin les hépatocytes, les cellules du foie qui gèrent le stockage du fer dans cet organe.

 

Une fois absorbé par le corps, le fer regagne le sang, les muscles et le foie.

 

Une grande partie du fer absorbé rejoint l’hémoglobine. 70 % du fer assimilé agit dans le transport de l’oxygène qui est l’élément essentiel de tout fonctionnement cellulaire. Une insuffisance en fer, donc en oxygène, pourrait engendrer bon nombre de maux. Les spasmes comme la crampe, les céphalées, et même le dysfonctionnement de certains organes sont quelquefois la conséquence d’une insuffisance en approvisionnement d’oxygène dans le corps.

 

Environ 20 % du fer assimilé par le corps va dans les tissus musculaires. Les myoglobines sont des protéines se trouvant dans les muscles et ayant un rôle particulier. Ils assurent le stockage d’oxygène. Les myoglobines ont la même structure cellulaire que les hémoglobines. Si l’hémoglobine intervient dans le ravitaillement en oxygène des organes et des tissus, la myoglobine quant à elle s’occupe de l’accumulation de cet élément dans les tissus musculaires. Elle sera ensuite responsable de la production d’énergie lors des efforts musculaires. Le reste du fer absorbé, soit 10 % vont dans les autres organes du corps, notamment le foie.

 

De façon générale, le fer contenu dans l’organisme fonctionne en circuit plus ou moins fermé. En effet, l’organisme perd une partie infime du fer absorbé. Le besoin en fer ne représente alors qu’une petite quantité. Celle qui doit être apportée par les aliments consommés. Néanmoins, des états particuliers en requièrent plus.

 

L’absorption du fer est naturellement bloquée au niveau intestinal. Il en est de même lors du mécanisme de compensation des pertes.

 

Certains éléments influencent l’assimilation du fer. La vitamine C est un agent réducteur qui agit au détriment du fer. Ainsi une forte consommation de vitamine C peut réduire l’absorption du fer.

 

Certains aliments jouent aussi le rôle de réducteur du fer. Il s’agit notamment des phytates, des polyphénols et des tanins tels que le thé, le café et les boissons contenant de la caféine, ainsi que la protéine de soja. Ces substances réduisent l’assimilation du fer non héminique. Les œufs et les produits laitiers peuvent aussi diminuer l’absorption du fer.

 

D’autres éléments comme le zinc et le magnésium agissent de façon négative dans l’assimilation du fer.

En revanche, l’acide malique, les aliments acides et la viande, blanche ou rouge facilitent l’absorption du fer.

Aussi, il est convenable de consommer les aliments ayant une interaction positive sur l’assimilation du fer.

Dans quels cas le fer est-il indiqué en complément alimentaire ?

Au regard de ses actions sur le corps, le fer est donc indiqué dans les cas suivants : prévention et traitement d’une anémie, traitement de l’insuffisance cardiaque, résorption de la fatigue, soutien à la croissance du bébé.

Prévention et traitement d’une anémie

En cas d’insuffisance de fer, le sang ne peut pas assurer son rôle de transport d’oxygène vers les organes et les tissus du corps. Le taux d’hémoglobine se trouve ainsi en déficit. Cette carence se traduit par une maladie appelée anémie. L’anémie liée à une insuffisance en hémoglobine est une anémie microcytaire. Ce nom lui est attribué par le fait que le globule rouge est de plus petite taille.

 

Une anémie se manifeste par un essoufflement et des difficultés de concentration. Elle se traduit également par une arythmie cardiaque. Au niveau des muscles, les spasmes peuvent survenir à cause d’un déficit d’oxygène. Une insuffisance de réserve d’oxygène lors des efforts physiques peut aussi se faire sentir.

Traiter une telle forme d’anémie implique un rééquilibrage du fer dans l’organisme. Quant à la prévention, il est nécessaire de maintenir l’équilibre en fer dans l’organisme en consommant des aliments riches en fer, surtout en fer héminique.

 

Toutefois, il faut noter que lors d’une anémie accompagnée d’une ou plusieurs autres maladies inflammatoires, une supplémentation par voie orale en fer se révèle inefficace. Des cellules macrophages comme certains globules blancs emprisonnent le fer et donc bloque son absorption. Dans ce cas, il faut recourir à un autre processus, la voie intraveineuse.

 

La femme enceinte peut aussi souffrir d’une anémie. Le volume de sang nécessaire avec le placenta et le fœtus à nourrir et qui se développe requiert une augmentation du taux de fer dans l’organisme. Pour ce faire, il faut prendre une supplémentation en fer. Celle-ci est notamment recommandée au troisième trimestre de la grossesse.

Traitement de l’insuffisance cardiaque

L’insuffisance cardiaque n’est autre que la conséquence directe d’une insuffisance en oxygène dans le sang. Le cœur est donc obligé de redoubler d’efforts pour assurer le ravitaillement de tous les organes et les tissus afin d’éviter tous malaises. Or, à force d’effectuer beaucoup d’efforts, le cœur va finir par se fatiguer et une insuffisance cardiaque pourra ensuite s’installer. Pour la soigner, du fer doit être administré sous forme injectable.

Correction de la fatigue

À part la sudation, la desquamation, la miction, les pertes de sang, le fer se voit aussi en diminution dans le corps suite à de fortes activités physiques ou mentales. Résultat, les signes de fatigue commencent à faire surface. Pour corriger cet état, des prises de fer en supplément de l’alimentation sont requises.

Soutenir la croissance du bébé

Pendant sa première année, le bébé finalise le processus de formation de ses organes. Il entame aussi une forte croissance, il a alors besoin de beaucoup de sang pour assurer son développement. De ce fait, le taux de fer nécessaire pour cela est plus élevé par rapport à celui d’un adulte. L’apport en fer doit être doublé au cours de cette période de forte croissance. Ainsi, il est conseillé de donner au nourrisson des aliments riches en fer, notamment héminique.

 

Le profil hémoglobinique adulte est atteint à partir de l’âge de 1 an. Constituant principal du sang, il est indispensable de veiller à son entier équilibre.

Les risques encourus en cas d’excès de fer

Certaines personnes souffrent d’une pathologie héréditaire appelée hémochromatose. C’est en effet une maladie génétique se traduisant par une accumulation du fer dans le foie, le pancréas et le cœur. L’excès de fer est donc inhabituel puisque, comme il a été dit supra, l’intestin possède une faculté à réguler le taux de fer assimilé par l’organisme. L’hémochromatose provoque une hépatomégalie ou gros foie. Cette pathologie peut en outre se compliquer pour devenir une cirrhose ou même un cancer du foie.  

 

En cas d’excès dans l’organisme, le fer est devenu pro oxydant. Une maladie du côlon causée par la hausse du stress oxydatif peut alors apparaitre à ce niveau. Dans le pire des cas, un cancer colorectal peut survenir ; notamment chez les gros consommateurs de viande rouge.

Mais comme pour l’excès, une carence en fer dans l’organisme peut aussi entrainer des problèmes de santé.

Qu’est-ce qui se passe en cas de carence en fer ?

La dose journalière en fer doit être apportée par les aliments consommés. Le cycle du fer dans l’organisme est un circuit fermé, c’est-à-dire que le corps récupère une bonne partie du fer utilisé. Cependant, il y a des pertes inévitables comme dans les mictions, sudations, desquamations, etc. Les pertes menstruelles en fer s’évaluent à 20 à 30 mg tandis que la grossesse et l’accouchement entrainent une perte d’environ 1 g de fer. Ces situations exceptionnelles sont donc à voir de plus près. Les éventuelles hémorragies qui peuvent survenir accidentellement sont aussi à traiter urgemment, car elles pourraient causer une carence en fer est alors à craindre.

 

Il se peut également que l’insuffisance en fer soit le résultat d’un problème interne. Certains maladies inflammatoires, infections ou cancers s’accompagnent d’un emprisonnement du fer par bon nombre de globules blancs. Le fer est ici perçu comme un organisme étranger.

 

Quand le corps manque d’apport en fer, une anémie surgit. Cette maladie est caractérisée par une insuffisance en globules rouges sains. Ces derniers étant responsables de l’approvisionnement en oxygène dans tous les organes et les tissus du corps. Lors d’une anémie, le taux d’hémoglobine dans le sang n’atteint pas les 130 g/l chez l’homme et 120 g/l chez la femme en temps normal. Chez une femme enceinte, le taux normal d’hémoglobine est de 115 g/l. une personne âgée est dite anémique quand son taux d’hémoglobine est inférieur à 120 g/l. On parle ici des sujets de plus de 70 ans. En deçà de ces taux sus mentionnés, l’individu est atteint d’une anémie.

 

Puisque le taux de globules rouges en état de transporter l’oxygène se voit en baisse, les organes et les tissus souffrent donc à leur tour d’une insuffisance en oxygène. Ce qui se traduit par une fatigue.

On distingue 4 sortes d’anémie, dont les anémies microcytaires et hypochromes. Ces deux types sont généralement dus aux hémorragies liées à l’état de la femme en état de procréer. Les saignements importants lors des cycles menstruels, le fibrome ou l’emploi de stérilet sont à l’origine de telles pathologies. Ces dernières peuvent aussi affecter l’homme suite à une hémorragie digestive. Les anémies monocytaires et monochromes quant à elles proviennent d’une maladie de la moelle osseuse.

 

Une anémie se manifeste principalement par une fatigue, un essoufflement, une réduction de la capacité physique et une diminution des performances intellectuelles. Dans certains cas, la personne atteinte d’anémie est irritable, son teint est pâle et ses cheveux chutent.

 

Pour pallier ces problèmes, il faut que le patient prenne du fer en complément de ses aliments.

Le besoin en fer chez l’homme

Le besoin en fer varie d’une catégorie de personne à une autre. Il s’évalue selon les pertes journalières à compenser. Voici donc la liste de la quantité de fer à absorber chaque jour pour éviter la carence :

  • Chez les nourrissons de 3 à 12mois, il faut 7 à 10 mg de fer par jour ;
  • Chez les enfants de 1 à 12 ans, le besoin est évalué à 10 mg par jour ;
  • Pour les adolescents, qui sont en pleine croissance, il faut consommer environ 15 mg de fer ;
  • Chez les femmes allant de la puberté à la ménopause, un apport journalier de 16 à 18 mg de fer est nécessaire pour compenser notamment l’hémorragie menstruelle ;
  • Les hommes adultes ont besoin de seulement 10 mg de fer par jour ;
  • Chez les femmes enceintes, l’apport nécessaire journalier en fer est plus important, soit 20 à 30 mg par jour.

Si tels sont les besoins en fer pour chaque catégorie de personne, saine bien sûr, quels sont alors les aliments riches en fer ?

Les aliments riches en fer

Un excès tout comme une carence en fer sont nocifs pour l’organisme. Pour pouvoir calculer la consommation journalière de fer, ci-après une liste non exhaustive des aliments contenant du fer. Ils sont énumérés dans l’ordre décroissant selon leur teneur en fer par 100 g d’aliment :

  • 100 g de moules contiennent 24 mg de fer ;
  • 100 g de boudins noirs contiennent 20 mg de fer ;
  • 100 g de foie (n’importe lequel) contiennent entre 10 mg et 15 mg de fer ;
  • 100 g de fève contiennent 9 mg de fer ;
  • 100 g de pois chiche contiennent 7,2 mg de fer ;
  • 100 g de lentilles ou de jaunes d’œufs contiennent 6 mg de fer ;
  • 100 g d’huitres contiennent 5,5 mg de fer ;
  • 100 g de noix de cajou contiennent 5 mg de fer.

La consommation d’aliments riches en fer non héminique est à modérer.

Bon à savoir

D’autres maladies liées au fer peuvent survenir chez certaines catégories de personnes. Il en est ainsi pour les professionnels qui inhalent accidentellement du fer. À l’état libre, le fer peut s’avérer toxique pour le corps. Les radicaux libres de fer altèrent les structures cellulaires. Telle inhalation peut ainsi provoquer des lésions au niveau des voies respiratoires. À long terme, des infiltrations hépatiques, des sidéroses hépatique ou pulmonaire peuvent apparaitre.

 

Certaines personnes obèses absorbent mal le fer après une chirurgie spécifique à leur cas. Cette opération consiste ainsi à un système de by-pass où l’assimilation des substances nutritives, le fer y compris, va être réduite. Ces individus ont besoin de supplément en fer pour éviter tout risque de carence.

 

Enfin, il y a ce qu’on appelle pseudo-anémie. Elle est observée chez les sportifs d’endurance (marathonien) et chez les coureurs ou nageurs de longue distance. L’augmentation du volume plasmique chez le marathonien peut favoriser l’apparition d’une anémie. De même, les nageurs et les coureurs de longue distance peuvent aussi souffrir d’une hémolyse chronique intravasculaire.

 

La pseudo-anémie n’est pas une anémie. De la sorte, il se corrige presque automatiquement.