La vitamine D3, cet oligo-élément rare, mais indispensable à la santé

La vitamine D3, l’épine dorsale de l’ossature

Si le calcium a toujours été mis au premier rang dans le développement ainsi que le maintien de l’ossature, le mérite ne revient pourtant pas à lui seul. En effet, le calcium ne peut être absorbé par l’organisme sans la présence de la vitamine D3. De ce fait, une seule cure de calcium n’est pas suffisante pour obtenir une bonne croissance osseuse et pour assurer le maintien de l’ossature.

 

Aussi, pendant la grossesse et l’allaitement, la femme doit suivre un régime riche en calcium et en vitamine D3 en vue de garantir la croissance osseuse de son bébé. Ce régime est souvent préconisé par le médecin en supplémentation.

 

Pour les femmes en phase de ménopause, les troubles hormonaux provoquent un déséquilibre en oligo-éléments. La perte osseuse est aussi caractéristique de cette période. Pour prévenir toute maladie liée à la perte osseuse, il faut adopter le type d’alimentation approprié. Ce qui implique un apport suffisant en calcium et en vitamine D3.

 

À l’âge adulte, les os commencent à ne plus garder leur solidité. Cette situation peut s’aggraver au fur et à mesure que l’âge avance. C’est ainsi que les séniors doivent prendre des compléments alimentaires composés de calcium, mais aussi, et surtout de vitamine D3, à part les autres apports en nutriments. Ces supplémentations aideront à prévenir les maladies liées à la perte osseuse comme l’arthrose par exemple.

Les sportifs de haut niveau doivent également bénéficier d’un apport suffisant en ces deux éléments notamment pendant les périodes d’entrainement et de compétition. Les efforts physiques intenses et répétés entrainent une chute du taux de calcium dans l’organisme. Afin de maintenir leur forme, les sportifs doivent compenser les pertes de calcium par des compléments alimentaires.

La vitamine D3 et les maladies neurodégénératives

Une maladie est dite neurodégénérative lorsqu’elle attaque le système nerveux. Elle altère plus précisément les cellules nerveuses. Lorsque le système nerveux se détériore, le phénomène est irréversible. C’est pour cela que les personnes atteintes de telle pathologie perdent peu à peu leurs capacités motrices.

La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson, c’est quoi ? Pour l’expliquer simplement, c’est une maladie du système nerveux. Elle affecte notamment la motricité et la mobilité du corps. Au début, cette pathologie se manifeste par un léger tremblement de la main qui est à peine perceptible. Elle s’aggrave au fil du temps. La maladie de Parkinson entraine aussi un ralentissement et une raideur du mouvement qui peuvent même compromettre la mobilité du patient.

 

Si cette pathologie affecte la motricité, c’est parce qu’elle résulte de l’altération du système nerveux central. La mort lente des cellules nerveuses provoque une atteinte de la partie responsable du contrôle des mouvements. Le patient ressent progressivement la rigidité de ses mouvements. Ces derniers deviennent de plus en plus saccadés et incontrôlables.

 

La maladie de Parkinson frappe en général les personnes âgées. D’après les statistiques, elle se manifeste chez les sujets de plus de 50 ans. Le problème avec cette pathologie c’est qu’elle ne se voie pas avant que la quasi-totalité des cellules nerveuses responsables du mouvement soit endommagée. Son évolution peut être plus longue.

 

Étant donné que la vitamine D3 est aussi responsable de la sécrétion hormonale, elle est donc utile dans la prévention de cette pathologie. En effet, la maladie de Parkinson est liée à un déséquilibre d’une hormone appelée dopamine qui est le neurotransmetteur qui contrôle les mouvements.

 

Étant une maladie dégénérative, la maladie de Parkinson ne se soigne pas. Il existe tout de même des traitements qui visent à ralentir la progression de la pathologie. La prévention est par contre possible et importante. En effet, la vitamine D3 est l’une des substances essentielles pour éviter ou du moins retarder l’apparition de la maladie de Parkinson. Aussi, une carence prolongée en vitamine D3 augmenterait le risque de développer la maladie.

La maladie d’Alzheimer

Comme la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer est aussi une pathologie dégénérative. Si la première s’attaque à la capacité motrice, la seconde en revanche altère la mémoire et les facultés cognitives. Les cellules nerveuses responsables de la mémorisation et du langage meurent petit à petit. Ainsi, la maladie d’Alzheimer se manifeste peu à peu par des difficultés à reconnaitre des objets, des visages et des noms. La personne perd aussi progressivement sa mémoire et juge mal.

 

La prévalence de la maladie d’Alzheimer augmente avec l’âge. Elle survient chez les sujets âgés, particulièrement autour de 65 ans. Parfois les symptômes de la pathologie sont confondus avec ceux de la vieillesse. Seulement au fil du temps, ils finissent par se distinguer. C’est là que réside la complication, car tout comme la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer n’est apparente que lorsqu’une grande partie des cellules nerveuses est morte. C’est pour cela qu’elle ne se voit pas avant que la personne atteinte ne manifeste une démence, un problème de santé mentale. La maladie d’Alzheimer touche deux fois plus les femmes que les hommes.

 

Considérée jusqu’ici comme une maladie liée au vieillissement, la maladie d’Alzheimer est le résultat d’une altération progressive des cellules nerveuses. Si l’on se réfère aux actions de la vitamine D3 chez l’homme, on peut affirmer que la carence en vitamine D3 contribue à la destruction des cellules nerveuses. Ainsi, afin de prévenir la maladie d’Alzheimer il faut éviter toute carence en vitamine D3.

La sclérose en plaques

Entrant dans la catégorie des maladies dégénératives, la sclérose en plaques est une autre manifestation de la destruction progressive des cellules nerveuses centrales. Elle touche particulièrement le cerveau, la moelle épinière et les nerfs. La gaine de myéline, membrane protectrice, est endommagée. Elle protège pourtant les fibres nerveuses. En conséquence, la transmission des influx nerveux est perturbée. La maladie se manifeste de plusieurs manières selon l’endroit du corps où la gaine de myéline est touchée. Ainsi, elle se traduit par des engourdissements des membres touchés, des troubles de la vision. Quelquefois, la personne ressent comme une décharge électrique au niveau du membre atteint ou dans le dos lorsque la moelle épinière est touchée.

 

La sclérose en plaques se caractérise également par des troubles du mouvement. C’est une pathologie chronique qui alterne poussées et rémissions. Les poussées peuvent laisser des séquelles invalidantes.

La sclérose en plaques présente les mêmes conséquences que la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer. Elle porte atteinte de façon plus ou moins grave au contrôle des mouvements, à la mémoire et à la perception sensorielle.

 

Cette pathologie altère également la parole. Dans les cas plus graves, cette pathologie est invalidante. La sclérose en plaques peut se développer sous une forme progressive. Elle ne se manifeste pas par des poussées, elle évolue peu à peu avant de présenter des symptômes généralisés.

 

Pour les mêmes raisons que dans la prévention des deux maladies dégénératives citées ci-dessus, la vitamine D3 joue un rôle prépondérant dans la prévention de la sclérose en plaques. Aussi, il faut veiller à ne pas en manquer.

La vitamine D3 et son rôle préventif des maladies cardiovasculaires

Les maladies cardiovasculaires présentent actuellement un taux de prévalence de plus en plus élevé. Le stress, la fatigue le rythme quotidien, sont autant de facteurs qui favorisent leurs apparitions. Il y a environ un siècle, les gens dormaient 2 heures de plus qu’aujourd’hui. Est-ce à dire que le progrès technique ou le développement économique contribuent à diminuer le temps de repos de chacun ? C’est probable, dans la mesure où la majorité de la population active ne dort presque plus que deux ou trois petites heures par nuit.

 

Le manque de sommeil est pourtant responsable des maladies cardiovasculaires. Mais en réalité, ce n’est pas le sommeil en lui-même qui est en cause. C’est plutôt la perte en oligo-éléments. En effet, le manque de sommeil entraine une décalcification. Cette dernière altère à son tour l’ossature et la circulation sanguine. Notez au passage que le calcium est aussi présent dans le système circulatoire. Il aide à transporter l’oxygène dans le sang via les globules rouges.

 

Nous avons souvent la mauvaise habitude de faire une cure de calcium et de magnésium pour compenser les pertes lors de nos efforts tant physiques que mentaux. Ce n’est pourtant pas efficace sans apport en vitamine D3. Même si le magnésium est un fixateur de calcium, ce n’est pas suffisant.

 

Cela revient donc à dire que la carence en vitamine D3 ne fait qu’accentuer la fatigue. À cela pourrait s’ajouter un apport insuffisant en oxygène, car le manque de calcium perturbe le renouvellement des globules rouges. Cette carence va à son tour provoquer des troubles de la circulation sanguine et du rythme cardiaque.

L’arythmie cardiaque et l’hypertension artérielle

L’arythmie cardiaque se traduit par le fait que le cœur doit redoubler d’efforts pour pouvoir approvisionner tous les tissus et les organes du corps en oxygène. À la longue, cet organe vital se fatigue, ce qui favorise le développement des maladies cardiaques.

 

En ce qui concerne les vaisseaux sanguins, le manque de vitamine D3 et donc de calcium accélère la circulation sanguine. Cela entraine une augmentation du rythme cardiaque pour parvenir à irriguer correctement toutes les parties du corps. C’est ainsi qu’une hypertension artérielle peut apparaitre.

 

L’hypertension artérielle est une maladie caractéristique d’une accélération de la circulation sanguine. L’âge a toujours été considéré comme le seul responsable de telle pathologie. Cependant, ce n’est pas tout à fait vrai, le déficit en calcium favorise aussi son apparition. Il est vrai qu’avec le temps, les vaisseaux sanguins perdent peu à peu leur élasticité ce qui perturbe la circulation sanguine. Mais il ne faut pas oublier que les globules rouges doivent travailler deux voire trois fois plus lorsque la personne est en hypocalcémie, d’où l’accélération de la circulation sanguine. En principe, une personne est dite hypertendue lorsque sa tension artérielle au repos dépasse 14/9.

 

Pour l’éviter, il est indispensable d’introduire la vitamine D3 dans l’alimentation quotidienne. Les exercices physiques sont aussi nécessaires pour maintenir l’élasticité des vaisseaux sanguins. La sédentarité, le tabagisme et la consommation d’alcool sont à proscrire.

L’infarctus du myocarde

L’infarctus du myocarde est le résultat de la forte pression exercée sur le cœur lors d’une carence en calcium, donc en vitamine D3. Un tissu coronaire, appelé myocarde est détruit lorsque le cœur travaille beaucoup plus que la normale. La formation de caillot de sang dans le tissu coronaire provoque aussi cette maladie, car le cœur est mal irrigué. Une faible oxygénation du cœur peut en outre entrainer une crise cardiaque. Généralement, l’infarctus du myocarde survient après l’arythmie cardiaque.

 

La crise cardiaque est également le résultat d’une accumulation de mauvais cholestérol dans le sang. Non seulement le calcium permet une bonne irrigation des tissus et des organes, mais il assure aussi l’élimination des mauvais cholestérols. Une carence en calcium favorise l’accumulation de cette substance dans le système sanguin.

 

Dans certains cas, l’infarctus du myocarde se révèle mortel. C’est ce qui explique la mortalité de 10 % des personnes touchées par la maladie. Heureusement il peut être traité. Mais la cure peut durer longtemps. Ajouté aux soins médicamenteux, un régime alimentaire riche en vitamine D3 et en calcium est primordial. De plus, le sujet doit éviter la consommation d’alcool et de tabac.

La vitamine D3, un bon allié dans la prévention de la leucémie

La leucémie est un cancer qui affecte les tissus responsables de la synthèse des cellules sanguines de la moelle osseuse, où elle se développe. Au début, la leucémie se manifeste par la malformation des cellules sanguines au niveau de la moelle osseuse. C’est ensuite la multiplication de ces cellules anormales qui va accentuer la maladie. Ces dernières ne fonctionneront pas aussi bien que les cellules saines.

 

La leucémie concerne en général les globules blancs, et moins les globules rouges et les plaquettes. Bien que certains experts affirment que la cause de la leucémie demeure plus ou moins inconnue, la carence en calcium est pourtant souvent avancée comme une explication possible. En effet, le calcium et la vitamine D3 sont des nutriments essentiels à la croissance osseuse.

 

La leucémie est potentiellement mortelle et même après la mort, le cancer continue toujours à ronger les os de la personne. Une manière de se prémunir de la leucémie est alors d’éviter toute carence en vitamine D3. Il va de soi que l’apport en calcium est vivement conseillé.

 

Comment se procurer de la vitamine D3 ?

Puisque la vitamine D3 est indispensable à l’organisme, il est important de faire la lumière sur elle. La vitamine D est présentée sous forme D2 et D3. La vitamine D2 est plus courante vu qu’elle est présente dans les plantes et les champignons, dans les céréales complètes, dans les produits laitiers, ainsi que dans le pain. La vitamine D3 est celle qui est synthétisée à partir de l’exposition au soleil.

 

Personne n’ignore que l’exposition au soleil favorise l’apport en vitamine D3. C’est le corps qui effectue la synthèse de cette substance sous l’effet du rayon ultra-violet B. Pour que l’organisme puisse fabriquer la quantité de vitamines D3 dont nous avons besoin, il faut s’exposer quotidiennement au soleil ; pendant environ une trentaine de minutes. Idéalement, exposez les membres pour garantir plus de résultats. Il faut toutefois veiller à ce que le soleil ne vous brûle pas. Il est aussi à signaler que les personnes ayant une peau pâle ou foncée doivent s’exposer plus longtemps.

 

La vitamine D3 est en outre présente en abondance dans les produits alimentaires d’origine animale, notamment dans les fruits de mer. C’est notamment le cas de l’huile de foie de morue, le saumon, le hareng ou le thon. Par exemple : 100 g de hareng contient entre 13 et 22 µg de vitamine D3 ; dans 100 g d’huile de foie de morue soit 10 cl, il y a 250 µg de vitamine D3. Les sardines sont aussi riches en vitamine D3. En effet, 100 g de sardines contiennent 12 µg de vitamine D3.

 

Outre l’alimentation et l’exposition au soleil, la vitamine D3 est également disponible sous forme de complément alimentaire. Le médecin le prescrit entre autres en cas de carence grave en vitamine D3 ou en accompagnement d’une cure de calcium. C’est le cas du calciprate D3 qui est un mélange de calcium et de vitamine D3. Ce médicament est généralement prescrit aux personnes qui souffrent d’hypocalcémie.

 

La vitamine D3 en complément alimentaire est aussi préconisée pour booster la croissance osseuse des enfants ou pour accompagner la cure de calcium chez la femme enceinte. Pendant la grossesse, une grande partie de la réserve chez la femme est absorbée par le fœtus. Par conséquent, il lui faut assurer un apport plus élevé.

 

Pourquoi l’apport en vitamine D3 est-il différent chez chaque personne ?

La vitamine D3 est synthétisée en grande parte par l’organisme sous l’effet du rayon ultra-violet B. Cependant, l’ensoleillement diffère d’une région à une autre. Les habitants des pays moins ensoleillés ne peuvent pas jouir du soleil au quotidien. Au contraire, ceux des zones à climat chaud bénéficient de la vitamine D3 naturelle en abondance presque toute l’année.

 

Par ailleurs, l’avancée des inventions dans le monde du cosmétique bouleverse la synthèse de la vitamine D3. La plupart des crèmes de jour sont pourvues de produits qui bloquent l’effet de l’UVB sur la peau, ce qui empêche la synthèse de la vitamine D3. De surcroit, l’habitude alimentaire entre aussi en jeu.

 

Les habitants des zones côtières où les produits de mer sont abondants ont plus de chance d’éviter la carence en vitamine D3. Ainsi, l’apport en cet oligo-élément est différent d’une zone à une autre. Dans cette optique, les personnes vivant dans les régions polaires présentent une forte carence en vitamine D3. Leurs dents et leur ossature se dégradent plus facilement.