Mélatonine

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Recherche sur la mélatonine

  • Décalage horaire

En 2002, une synthèse a été publiée en se basant sur le résultat de 9 essais cliniques. Ces études ont été effectuées avec de la mélatonine et un groupe avec placebo. Les auteurs de la synthèse ont conclu que cette hormone est efficace et sécuritaire, notamment dans la prévention ou la diminution des effets du décalage horaire.

 

L’efficacité de la mélatonine est plus prononcée lorsqu’on voyage en traversant 5 fuseaux horaires ou lorsqu’on va plus vers l’est. Il faut savoir tout de même que la prise de ce traitement doit se faire au bon moment. Dans le cas contraire, les effets du décalage horaire pourraient s’aggraver.

 

En 2006, des auteurs de méta-analyse ont publié un rapport concluant que la mélatonine n’apporte aucun soulagement, notamment pour les troubles du sommeil liés au décalage horaire. Toutefois, les travaux de ces auteurs ont été critiqués, car leurs analyses avaient exclu plusieurs études concluantes.

 

En 2007, le comité des médicaments à usage humain en Europe avait approuvé le produit Circadin®. En effet, il s’est basé sur 3 essais portant sur 681 sujets en bonne santé. Ce médicament renferme de la mélatonine à libération prolongée. Le comité précise toutefois que l’efficacité de cette hormone est modeste et les risques sont moindres par rapport aux bénéfices. D’ailleurs, la mélatonine est recommandée pour un traitement à court terme de l’insomnie chez les sujets de 55 ans ou plus. La posologie conseillée est de 2 mg par jour de 1 à 2 heures avant le coucher.

 

En 2009, d’autres synthèses ont été publiées sur les effets bénéfiques de la mélatonine. Les auteurs se sont penchés sur 14 essais et ont émis quelques conseils pour augmenter l’efficacité du traitement, notamment :

  • Concernant les voyages vers l’est pour une durée de 9 heures ou moins. Quelques jours avant le départ, il est conseillé de se lever un peu plus tôt que d’habitude, s’exposer à la lumière du jour et dormir suffisamment. Par ailleurs, on peut prendre 5 mg de mélatonine avant de se coucher. Le jour du départ, il est recommandé de prendre 5 mg de mélatonine à 18 heures. Arrivé à destination, il faut se lever le matin et être actif à l’extérieur pendant 30 minutes minimum. La prise de 1 mg de mélatonine chaque soir avant le coucher jusqu’au rétablissement normal du cycle de sommeil est également recommandée.
  • Concernant les voyages vers l’ouest pour une durée de 9 heures ou moins. Quelques jours avant le départ, il faut se coucher un peu plus tard, s’exposer à la lumière du jour et dormir suffisamment. Au réveil, il est conseillé de prendre 1 mg de mélatonine. Le jour du départ, prendre 1 mg de mélatonine au lever. Arrivé à destination, il faut rester éveillé jusqu’au soir et profiter au maximum la lumière du jour. Au réveil, prendre 1 mg de mélatonine au réveil.
  • Concernant les voyages vers l’est ou l’ouest d’une durée de 10 à 14 heures. Quelques jours avant le départ, il faut se coucher plus tard et s’exposer à la lumière du jour. Il est aussi recommandé de dormir suffisamment et de prendre 1 mg de mélatonine au réveil. Le jour du départ, prendre 1 mg de mélatonine au lever. Arrivé à destination, faire 30 minutes d’exercice à l’extérieur (entre 8 heures et 11 heures et entre 13 heures et 16 heures. Prendre 5 mg de mélatonine avant de se coucher.

 

En 2011, une étude clinique randomisée a été menée dans l’optique d’évaluer l’efficacité du Circadin®. 2 mg par jour de ce produit ont été administrées chez près de 722 sujets pendant trois semaines. Les patients avaient un âge compris entre 18 et 80 ans et ceux-ci souffraient d’insomnie primaire. En comparaison avec le placebo, la mélatonine à libération prolongée ne réduit pas le temps d’endormissement. Toutefois, considérant le groupe d’âge se trouvant entre 55 et 80 ans, cette baisse devient significative. Il faut savoir que cette étude a été critiquée du fait que grand nombre de participants s’étaient retirés.

  • Insomnie chez les individus avec des troubles neurodéveloppementaux

5 méta-analyses ont été menées sur des enfants atteints de troubles de neuropsychiatriques. Ces analyses avaient pour objectif d’évaluer l’efficacité de la mélatonine. Les auteurs ont considéré 35 essais dans la première de ces études.

 

Les études en question se portaient sur des enfants souffrant de troubles du spectre autistique. En général, il en ressortait que la mélatonine administrée à une dose de 0,75 à 10 mg par jour contribuait à améliorer le sommeil. Ce dosage apporterait également une action bénéfique sur le comportement diurne des enfants autistes. Ainsi, la mélatonine augmente la durée du sommeil, réduit le délai d’endormissement et le nombre de réveils nocturnes. Toutefois, il existe des différences dans la qualité des études cliniques prises en comptes.

 

Ces résultats ont toutefois été globalement confirmés dans deux revues portant sur 7 à 8 études cliniques. Ils ont cependant des problèmes d’ordre méthodologique empêchant d’établir des conclusions définitives. Deux autres études ont été menées sur des personnes souffrant de déficiences intellectuelles. Une analyse de 9 études a démontré que la mélatonine peut améliorer la qualité du sommeil, notamment, la durée, le temps d’endormissement et le réveil nocturne. De plus, la durée du sommeil peut augmenter de façon globale de 50 minutes. La posologie conseillée pour obtenir un tel résultat est comprise entre 0,5 mg et 9 mg de mélatonine à action immédiate et/ou prolongée. Il faut savoir que le pourcentage des effets secondaires était aussi élevé que dans le groupe placebo.

  • Trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

En 2010, une étude portant sur l’efficacité de la mélatonine sur le sommeil des individus souffrant de TDAH avait été publiée. Par ailleurs, cinq autres études cliniques randomisées ont été prises en compte. La posologie était de 3 à 6 mg de mélatonine par jour. L’administration de ce dosage quelques heures avant d’aller se coucher avait diminué le délai d’endormissement. Toutefois, des légers effets secondaires avaient été constatés. L’efficacité à long terme de ce traitement reste encore à déterminer.

  • Insomnie sur la population en générale

En 2011, toutes les synthèses et analyses publiées indiquent une réduction du délai nécessaire pour s’endormir chez les personnes atteintes d’insomnie. Concernant la durée et la qualité du sommeil, ces études concluent au mieux à une amélioration modeste à modérer. Les personnes prenant de la benzodiazépine, un somnifère, démontre des résultats similaires. Il en est de même pour les individus avec un taux de mélatonine faible. Les personnes travaillant de nuit ont démontré des résultats différents. Les effets de la mélatonine sur ces individus étaient en général décevants et au mieux modestes.

  • Sevrage des somnifères

Des études ont été menées concernant l’usage de la mélatonine dans le sevrage des somnifères. Ces études portées, entre autres, sur les somnifères de la famille des benzodiazépines, ont démontré des résultats mitigés. Dans un essai sur des patients prenant des somnifères à faible dose, la mélatonine s’est avérée inefficace. Toutefois, elle s’est avérée utile chez les sujets prenant de plus hautes doses. Un petit essai a été effectué sur 22 sujets âgés de 65 ans et plus. La posologie était de 5 mg de mélatonine par jour. Les résultats ont montré que 9 participants sur 14 prenant des somnifères ont arrêté de prendre de la mélatonine.

  • Soulagement de la douleur chronique

Des études sur des animaux ont montré que la mélatonine aurait des effets analgésiques. Des résultats encourageants ont été relevés sur certaines études sur des humains. Les essais ont été menés auprès de personnes souffrant de migraine, de syndrome de l’intestin irritable et de fibromyalgie.

 

En 2012, une étude avait été démontrée que la mélatonine peut réduire la douleur des nouveau-nés. Ces derniers doivent être intubés en raison de problème respiratoire. Le traitement était administré chez des bébés de moins de 32 semaines en complément d’analgésique et de sédatifs standards. L’on a constaté une diminution de l’inflammation et la douleur avait été évaluée selon une échelle de douleur.

  • Démence

Une méta-analyse basée sur 5 études a démontré que la mélatonine pouvait diminuer certains des symptômes psychologiques associés à la démence comme la dépression, l’anxiété et l’agitation. Cependant, cette hormone n’a aucun effet significatif sur les capacités cognitives. La maladie d’Alzheimer est la forme la plus courante de démence chez les personnes âgées. Une revue systématique de quatre études randomisées a analysé le rôle de la mélatonine chez les patients atteints de démence comportementale. Deux études ont rapporté une réduction de l’agitation et du syndrome des états crépusculaires. Quant à la qualité du sommeil, les résultats ne sont pas encore concluants.

  • Insomnie secondaire

Des chercheurs se sont intéressés au rôle de la mélatonine sur des patients atteints d’insomnie associée à de nombreuses maladies. On retient notamment la schizophrénie, la maladie d’Alzheimer, divers troubles neurologies… Il en est de même pour l’autisme, le trouble de déficit de l’attention ou d’hyperactivité. La supervision d’un médecin est nécessaire avant d’entreprendre un traitement avec la mélatonine dans ces cas. Ces données proviennent d’essais préliminaires ou non contrôlés. Toutefois, il semble que la mélatonine soit bien tolérée et peut aider à améliorer le sommeil chez les enfants et les adultes.

  • Autres troubles du sommeil

Une méta-analyse effectuée sur 9 essais démontre l’efficacité de la mélatonine sur le syndrome de retard de phase de sommeil. Il s’agit d’une affection faisant partie des troubles des rythmes circadiens. Les individus atteints de ce trouble s’endorment généralement vers 3 à 6 heures et se réveillent vers 12 h à 15 heures.

 

Une autre méta-analyse a étudié l’effet de la mélatonine sur les troubles du rythme circadien chez les enfants ayant une déficience visuelle. Les chercheurs ont souligné que la qualité du sommeil s’était améliorée après un traitement à la mélatonine. La posologie était de 3 à 12 mg par jour pendant 8 semaines. Le dosage montrant une efficacité maximale était à 6 mg. Toutefois, des recherches plus poussées sont nécessaires afin de confirmer ces résultats par des études plus rigoureuses.