Echinacée

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L’échinacée est contre-indiquée chez les personnes qui souffrent de pathologies évolutives ou d’une maladie auto-immune. Elle est aussi déconseillée aux sujets allergiques aux plantes de la famille des astéracées. 

 

L’échinacée ne doit pas être utilisée avec des immunodépresseurs et des stéroïdes. Elle ne doit pas être prescrite en cas d’arthrite rhumatoïde, de lupus, de VIH, de sida, de sclérose en plaques, de leucose ou de tuberculose. Il en est de même pour les personnes ayant subi une greffe d’organe ou qui souffrent de troubles sanguins de la lignée des globules blancs [lymphome, leucémie, etc.]. Les diabétiques, quant à eux, doivent contrôler régulièrement leur taux de glycémie en l’utilisant. L’échinacée ne convient pas aux personnes qui présentent des symptômes d’allergie : eczéma, rhume des foins, urticaire, conjonctivite, asthme, œdème généralisé, choc anaphylactique. Pour les femmes enceintes, les femmes qui allaitent et les enfants de moins de 12 ans, il faut demander l’avis d’un médecin.  

 

L’échinacée, mélangée avec certains remèdes voit son efficacité diminuée. Il s’agit des médicaments immunosuppresseurs : ciclosporine [Sandimmun, Neoral], tacrolimus [Protopic], corticoïdes, azathioprine [générique et Imurel], de la famille des anticorps monoclonaux [daclizumab, natalizumab]. Cette plante médicinale perd aussi son pouvoir thérapeutique si elle est mélangée avec des enzymes de foie. Dans le même ordre d’idée, toutes préparations à base d’échinacée ont un impact sur certaines analyses sanguines : taux d’immunoglobulines E, vitesse de sédimentation, numération des globules blancs et enzymes hépatiques). Par contre, il est possible de faire une interaction avec ces médicaments : fexofenadine, pilule contraceptive, locastatine et itroconazole. 

 

Caractéristiques

L’échinacée pourpre est une plante médicinale dont la plante entière dont la racine est très utilisée en phytothérapie. Originaire de l’Amérique du Nord, elle se décline en différentes espèces, 11 dont 9 espèces et 2 sous-espèces. Telle une marguerite, elle possède des fleurs ligulées tombantes, réunies en boules, de couleur rose, jaune ou blanche, recouvertes de pointes piquantes. Ses feuilles sont lancéolées et sa racine fusiforme. C’est une plante vivace à tige velue à aspect ciré, ramifié et épais, mesurant 60 à 180 cm de haut.

 

L’échinacée pousse dans les prairies et les forêts rocheuses claires. Elle est facile à cultiver et fleurit dès la première année. Ses racines apparaissent aussi durant cette même année, mais il faut attendre la 2e ou la 3e année pour les récoltes. Dérivée du grec echino qui signifie épine, l’échinacée appartient à la famille des astéracées. Son nom découle du fait de sa forme de disque central épineux de la fleur. Il existe plusieurs espèces d’échinacées dont trois sur neuf sont cultivées et utilisées comme plantes ornementales dans les jardins. Tel est le cas de l’échinacée pallida, l’échinacée pourpre et de l’échinacée angustifolia. Cette dernière est la plus prisée, mais difficile à cultiver. L’échinacée pallida possède des racines charnues, est plus aromatique et ne fleurit pas la première année. Les parties utilisées varient en fonction de la variété : plante entière, parties aériennes ou racine. Certaines espèces servent dans la restauration et d’autres dans la constitution des stocks de fourrage. 

 

L’échinacée contient des alkylamides, boucliers naturels, qui favorisent la circulation sanguine. Elle contient aussi des acides gras à longues chaines, des alcaloïdes indolizidiniques, de l’huile essentielle, des polysaccharides complexes et des composés phénoliques : acide caftarique, chicorique ou echinacoside. Les phénols sont des métabolites secondaires présents dans les végétaux. Ils permettent d’obtenir des effets physiologiques, pouvant servir de marqueurs pour connaître la quantité d’échinacée. Ces composés stimulent l’activité immunitaire des globules blancs pour digérer et détruire les organismes infectieux. Les rhizomes de l’échinacée ont des propriétés immunomodulatrices, stimulant les cellules de l’immunité, suite à la synergie des polysaccharides et des alkylamides. Ses vertus antivirales et antibactériennes font de cette plante une solution qui prévient des risques d’affections ORL chroniques. Quant aux extraits, ils empêchent la propagation des bactéries, en facilitant la cicatrisation. 

 

L’échinacée comprend 2 types de composants actifs : mucopolysaccharides qui sont des sucres complexes, solubles dans l’eau et les isobutylamides, solubles dans l’alcool. Ces derniers provoquent un effet sialagogue et une sensation pétillante sur la langue. Ces composants donnent des effets immunostimulants. Ce goût est particulièrement accentué pour l’échinacée sous forme de gélule, qui, au contact des muqueuses de la gorge et de la bouche, donne un effet pétillant. 

 

Origines 

L’échinacée est utilisée depuis longtemps, dans la médecine traditionnelle, vers la fin des années 1800. En effet, les Amérindiens comme les Comanches, les Sioux, les Dakota, les Crow ou les Cheyennes, s’en servaient pour traiter les morsures de serpent. Ils l’utilisent également pour soigner les maux de gorge (jus de racine ou tisane), de dents (tisane, jus de racine ou décoction), la toux, le froid (racine mâchée) et les infections respiratoires. Elle était aussi efficace pour traiter les blessures, les fièvres et les maladies vénériennes. En application externe, elle peut soigner les oreillons. Meyer est le premier médecin à avoir planté l’échinacée aux États-Unis. Les Amérindiens lui apprirent comment l’utiliser. Le médecin a ensuite transmis son savoir au professeur John King et au pharmacien John Uri Lloyd. En 1919, le docteur Ellingwood a relaté l’expérience menée par Meyer sur lui-même. En effet, ce dernier s’est injecté le venin d’un crotale sur son index. Puis il le baigna dans une solution d’échinacée et l’enflure et la douleur ont disparu. 

 

Ensuite, des médecins suisses et allemands, les colons européens se sont intéressés à la plante avec ses nombreuses vertus, dont les traces sont marquées dans les ouvrages datant des premiers Colomb. Les colons la commercialisèrent et les racines de l’échinacée furent introduites en grande quantité en Europe, en 1895. En 1930, la plante devient célèbre et est considérée comme médecine du peuple en Europe et aux États-Unis. En 1937, les Français ont acheté toutes les récoltes américaines. Les Allemands commencèrent la culture d’échinacée et procédaient à leurs études. Par la suite, ils l’utilisaient pour soigner de nombreux troubles, affectant les hommes et leur bétail. L’échinacée prévient les infections, et optimise les défenses du système immunitaire. Sa racine, sa fleur et sa tige servaient de breuvages médicinaux. 

 

L’école américaine de médecins éclectiques s’en servait pour sa propriété purificatrice de sang. L’échinacée était utilisée en cas de septicémie pour assainir les liquides lymphatiques. Elle stimule l’élimination des déchets pour aider le système immunitaire affaibli, ne pouvant pas assurer correctement son rôle. Cette plante médicinale était aussi utilisée pour amenuiser le développement des bactéries. En externe, elle freine leur propagation et en interne, elle est utilisée dans les opérations chirurgicales (tumeur ou abcès). Avec sa caractéristique antipyrétique, elle limite la propagation des bactéries et fait baisser en même temps la fièvre. L’échinacée constitue également un stimulant lymphatique et circulatoire qui répartit les globules blancs vers les parties du corps qui en ont besoin. 

 

Auparavant, l’échinacée était un antibiotique naturel très prisé, mais avec l’arrivée des antibiotiques pharmaceutiques, elle est tombée dans les oubliettes. L’Amérique du Nord se désintéresse de l’usage médical de cette plante. Des années plus tard, en Europe, elle refait surface avec les mutations des souches de bactéries, face aux antibiotiques. Des recherches étaient menées par des médecins allemands sur ses propriétés, en 1920. L’échinacée a recommencé à attirer l’attention en 1990. Depuis cette année, sa capacité à augmenter la résistance à certaines infections (bronchite, rhinite ou grippe) et la stimulation du système immunitaire a été exploitée.

 

En Allemagne, c’était un traitement efficace contre les infections urinaires et respiratoires. En 2004, une étude montre que l’échinacée stimule les défenses immunitaires. Elle a été confirmée par une étude du 2011, qui prouve son efficacité face au lévamisole. En 2015, une analyse a permis d’appuyer la thèse selon laquelle la prise d’échinacée ne soigne pas en profondeur les infections respiratoires (grippe ou rhume). Les études cliniques démontrant son effet sur ces différentes infections ne sont pas unanimes. Par ailleurs, d’autres recherches récentes montrent que l’échinacée traite le rhume en réduisant sa gravité et sa durée. À une certaine époque, les recherches et les études ont fourni des résultats contradictoires, tantôt l’échinacée prévient tantôt elle traite les troubles des voies respiratoires.  

 

Association

Associée avec le ganoderma, l’échinacée participe à la prévention des cancers, redonne de la vitalité et protège de manière naturelle. Mélangée avec le gingembre et le curcuma, elle purifie le sang, protège des infections respiratoires chroniques, du système immunitaire et prévient des maladies de l’hiver. Combinée à l’ail, elle assure la protection de l’organisme contre les champignons, les parasites, les bactéries et les virus. L’échinacée avec la spiruline le chlorella, la rhodiola, la maca et le ginseng stimule le système immunitaire. Ensemble, ils purifient les organes, nourrissent et détoxifient l’organisme, en redonnant énergie et force à la défense immunitaire.

 

Si on la mélange avec la propolis et la gelée royale, elle optimise la protection contre les infections (angine, grippe) et combat la fatigue. L’échinacée utilisée avec le cyprès est bénéfique contre le rhume et la grippe. Combinée avec le plantain et le pin sylvestre, elle combat la bronchite accompagnée de toux sèche et la bronchite toujours accompagnée de toux grasse. Mélangez-la avec le radis noir pour prévenir les sinusites chroniques récidivantes. Traitez la pharyngite et l’angine virale avec l’échinacée associée à la réglisse. 

 

Quand l’échinacée est validée par les scientifiques

Après des années de recherches et plusieurs études effectuées, l’échinacée est réputée pour ses nombreux bienfaits. Elle neutralise les virus et bactéries impliquées dans les infections respiratoires ainsi que les parasites et pathogènes (trypanosomes). Elle apaise l’inflammation dans les cellules de l’épithélium, en cas de forte grippe et diminue les sécrétions de mucus en cas de rhume. Reconnue comme stimulateur de l’immunité, l’échinacée favorise l’augmentation des anticorps et des globules blancs et leur capacité à dévorer les virus et bactéries. 

 

Culture d’échinacée

Pour cultiver cette plante, il faut suivre un processus de stratification à froid qui se fait de 2 manières. Dans un premier cas, mettez les graines dans du sable tamisé et humide préalablement placé au frais dans le sac de congélation. Mettez ce dernier dans le bac à légumes, durant 2 à 3 mois. Puis, sortez-le au printemps en vidant le sac dans un tamis fin. Éliminez ensuite le sable en faisant couler de l’eau pour récupérer les graines et plantez. Dans un deuxième cas, plantez l’échinacée en bac à l’extérieur ou en godet. Laissez passer la saison des pluies et l’hiver. Cette dernière saison est indispensable pour réveiller la graine et assurer une germination au printemps. Une fois en terre, maintenez l’humidité du terreau jusqu’à la germination. Il est également possible de mettre les graines dans des pots successifs jusqu’à atteindre une bonne taille. Après seulement, il faut les mettre en terre en espaçant de 30 cm. Pour information, si les parties aériennes de l’échinacée ne supportent pas le froid, les rhizomes le tolèrent parfaitement, même à des températures les plus extrêmes. Pour optimiser son épanouissement, cette plante affectionne les endroits ensoleillés sur un sol riche, quitte à additionner du compost. Elle ne nécessite pas beaucoup d’eau, mais les jeunes plants doivent être arrosés régulièrement. 

La période de récolte a lieu la deuxième ou la troisième année, à la fin de l’automne. Une fois que les parties aériennes meurent, travaillez la motte en déterrant précautionneusement les racines fragiles. Divisez en deux et replantez une portion pour la prochaine culture. L’autre partie servira comme remède contre plusieurs maux.