Anti-inflammatoires : ibuprofène

Contre une douleur passagère ou un pic de fièvre, un anti-inflammatoire sans ordonnance à base d'ibuprofène soulage sur une courte période. Retrouvez ici les formes orales et locales disponibles en vente libre, pour l'adulte et l'enfant de plus de 30 kg selon la notice. Chaque commande de médicaments est vérifiée par un pharmacien avant expédition. Ce rayon fait partie de notre catégorie Douleurs et fièvre.

Choisir votre AINS : dose, forme et marque

Le plus faible dosage : 200 mg

À privilégier en première intention pour une douleur légère à modérée : voir notre rayon ibuprofène 200 mg.

Pour une douleur plus intense : 400 mg

Réservé aux personnes de plus de 30 kg (environ 11-12 ans) : l'ibuprofène générique Biogaran, Spedifen et toute la sélection de notre rayon 400 mg.

Génériques ou marques

À dose égale, la substance active est la même : comparez les génériques avec nos rayons Advil et Nurofen, qui proposent aussi des capsules molles, plus faciles à avaler.

Traitement local : gel ou patch

Pour une douleur localisée, le diclofénac 1 % en flacon pressurisé est indiqué dans les tendinites, les entorses et l'arthrose des doigts et des genoux ; voir aussi nos patchs anti-inflammatoires.

Quand éviter l'ibuprofène ?

Un AINS n'est pas un traitement anodin. Parlez-en à un médecin ou à un pharmacien avant toute prise :

  • femme enceinte : les AINS sont contre-indiqués à partir du 6e mois de grossesse et déconseillés avant, sauf prescription ;
  • ulcère ou antécédent de saignement digestif, insuffisance rénale, hépatique ou cardiaque sévère ;
  • allergie connue à l'aspirine ou à un autre AINS, asthme déclenché par ce type de traitement ;
  • infection en cours (varicelle, angine, infection cutanée…), que l'ibuprofène peut masquer ou aggraver ;
  • traitement anticoagulant, autre AINS ou traitement au long cours.

Tout savoir sur les anti-inflammatoires sans ordonnance

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) agissent sur trois fronts : ils calment la douleur (action antalgique, ou analgésique), font baisser la température et réduisent l'inflammation. Celle-ci se reconnaît à quatre signes : rougeur, chaleur, gonflement et douleur, par exemple après une entorse ou autour d'un tendon. Sans prescription, la molécule orale la plus répandue est l'ibuprofène, utilisée dans le traitement de courte durée des douleurs courantes : dents, courbatures, états grippaux. Un antidouleur de ce type agit sur le symptôme, pas sur sa cause : si la douleur persiste, un diagnostic médical est nécessaire.

Prenez toujours la dose la plus faible qui soulage, pendant la période la plus courte. Pour Nurofenflash ou Spedifen, la notice prévoit à partir de 30 kg une prise de 400 mg, à renouveler si besoin après 6 heures au moins, sans dépasser la dose maximale de 3 comprimés, soit 1 200 mg par jour. Pour la fièvre, le traitement ne dépasse pas 3 jours sans consulter un médecin. Espacez les prises de façon régulière, au moment d'un repas, avec un verre d'eau. Un surdosage peut provoquer nausées, vomissements et douleurs à l'estomac : en cas de surdosage ou d'ingestion accidentelle par un enfant, contactez rapidement un médecin ou un centre antipoison.

En vente libre, on trouve surtout l'ibuprofène jusqu'à 400 mg par prise, l'aspirine (acide acétylsalicylique) et des anti-inflammatoires locaux en gel ou en patch, comme le diclofénac. Ils restent délivrés sous le contrôle d'un pharmacien, car leur utilisation n'est pas sans risque. Le kétoprofène en gel est, lui, soumis à prescription : les autorités de santé (aujourd'hui l'ANSM) ont restreint son accès en raison de réactions cutanées au soleil (photosensibilisation). Les doses plus élevées, les traitements prolongés et la plupart des autres AINS par voie orale nécessitent une ordonnance et un suivi médical. Achetés en automédication, ces médicaments ne sont pas pris en charge par l'Assurance maladie.

Les AINS peuvent irriter la muqueuse gastrique et provoquer des brûlures, voire un ulcère ou un saignement digestif, surtout à forte dose, lors d'une utilisation prolongée ou chez la personne âgée. C'est pourquoi le médecin associe parfois un protecteur gastrique, comme l'oméprazole, chez les patients à risque qui suivent un traitement prescrit. En automédication courte, prenez le comprimé pendant le repas et arrêtez-le en cas de douleur digestive, de selles noires ou de vomissements : ces signes de complication imposent de consulter rapidement.

Au-delà de la sphère digestive, les AINS ont d'autres effets secondaires. Ils peuvent aggraver une insuffisance rénale, surtout en cas de déshydratation (diarrhée, vomissements, forte chaleur), et augmenter le risque cardiovasculaire lors d'une prise à forte dose ou prolongée. En cas de maladie cardiaque, rénale ou hépatique, mieux vaut consulter un professionnel de santé avant toute prise. Une maladie infectieuse (varicelle, infection de la peau ou de la gorge) peut aussi être masquée ou aggravée : dans cette situation, le paracétamol est généralement préféré. Enfin, n'associez jamais deux AINS, y compris un gel et un comprimé, sans l'accord de votre médecin ou pharmacien.

Pour une douleur localisée (tendinite, entorse, contusion, arthrose des doigts ou des genoux), l'application locale d'un AINS agit là où il est appliqué, avec moins de passage dans l'organisme qu'un comprimé. Appliquez-le en massage léger sur une peau saine, jamais sur une plaie, une muqueuse ou près des yeux ; lavez-vous les mains après chaque application et évitez d'exposer la zone traitée au soleil. En revanche, pour une douleur diffuse, des courbatures ou une douleur dentaire, la voie orale reste plus adaptée.

Pour une douleur sans inflammation, le paracétamol est souvent proposé en premier ; voir aussi l'aspirine et nos solutions contre les douleurs musculaires.

Questions fréquentes

Peut-on prendre de l'oméprazole et de l'ibuprofène en même temps ?

Oui, cette association est parfois prescrite pour protéger la muqueuse gastrique lors d'un traitement par AINS. En automédication, demandez à votre pharmacien si elle vous concerne.

Quels AINS peut-on acheter librement ?

L'ibuprofène en comprimé ou en capsule, jusqu'à 400 mg par prise, l'aspirine et des gels ou patchs comme le diclofénac. Les autres AINS pris par la bouche demandent une prescription.

Ibuprofène ou paracétamol : lequel choisir ?

Le paracétamol est souvent recommandé en premier contre la douleur, car il a moins de contre-indications. L'ibuprofène peut être préféré en cas de composante inflammatoire, en l'absence de contre-indication.

À partir de quel âge prendre un comprimé de 400 mg ?

Les comprimés dosés à 400 mg sont réservés aux personnes de plus de 30 kg, soit environ 11-12 ans. Les plus jeunes disposent de formes pédiatriques dosées selon le poids : suspension buvable d'ibuprofène, ou solution buvable et suppositoire de paracétamol.

Peut-on prendre de l'ibuprofène avec de l'alcool ?

C'est déconseillé : l'alcool augmente le risque d'irritation digestive et de saignement. Évitez l'alcool pendant toute la durée du traitement.

Peut-on augmenter la dose si la douleur persiste ?

Non : dépasser la dose indiquée dans la notice expose surtout à un surdosage et à davantage d'effets indésirables. Si la douleur n'est pas soulagée aux doses recommandées, consultez un médecin.

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