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Soins et pansements

Même si elles sont, la plupart du temps, bénignes, les petites blessures nécessitent toujours une meilleure prise en charge. Et celle-ci peut se faire chez soi si on y dispose de pansements adaptés. Il faut savoir qu’il existe actuellement divers types de pansements. Les éléments suivants permettent de s’y trouver.

  • Pansements secs pour la prise en charge des blessures du quotidien

Ces pansements sont constitués d’une compresse de gaz et d’un support adhésif. Leurs bandes adhésives permettent de mieux économiser, donnant la possibilité de tailler le pansement aux dimensions de la plaie. On regrette cependant leurs deux bords non adhérents, empêchant d’espérer une protection optimale contre les impuretés.

 

Raison pour laquelle, de nombreuses personnes se tournent surtout vers les pansements prédécoupés ayant des quatre côtés adhésifs pour les blessures du quotidien.

 

Une partie de ces pansements est imbibée d’ions argent, antibactériens et antifongiques. Ce qui réduit le risque de contamination microbienne. Une caractéristique importante dans le cas où la désinfection de la plaie après nettoyage est impossible. D’autres contiennent de l’alginate de calcium, un élément utile surtout pour l’arrêt des saignements.

  • Pansements « en milieu humide » pour une cicatrisation rapide

Ces pansements ont, pour principal atout, leur capacité de cicatrisation à un rythme représentant celui du double des pansements secs. Le fait qu’ils soient « humides » permet, par ailleurs, d’éviter un collage à la plaie. Ils peuvent être « hydrocolloïdes » ou humectés de polyuréthane constituant un film étanche aux bactéries et à l’eau.

 

Ils sont adaptés à tous les âges et constituent un choix idéal pour se prémunir de la formation d’une croûte pouvant s’arracher et être à la source d’une cicatrice hideuse. Grâce à leur excellent pouvoir d’adhérence, ils offrent une protection optimale à la blessure. Il faut tout de même attendre que le saignement s’arrête totalement avant de les appliquer, ces pansements n’étant pas assez absorbants.

 

Si les pansements secs doivent être changés tous les jours, les pansements « en milieu humide » peuvent être préservés 3 jours durant après avoir pris soin de bien nettoyer et désinfecter. Il faut tout de même éviter leur usage sur une blessure infectée.

  • Quid des pansements liquides et stériles

Le champ d’utilisation de ces pansements est plus réduit. Les pansements liquides conviennent notamment pour les blessures en montagne, dans la pratique d’escalade ou de marche avec bâtons, par exemple. Leur capacité de bien se fixer sur les doigts est en effet très intéressante. En flacon ou en spray, ces pansements coûtent plus cher et nécessitent un renouvellement fréquent.

 

Les pansements stériles, de leur côté, sont surtout recommandés par les médecins en cas de plaies suturées.

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Comprendre le mécanisme de cicatrisation ?

Durant la période de la cicatrisation, le tissu corporel détérioré par la plaie est reformé grâce à la génération de nouveaux tissus. Ce processus se déroule en plusieurs phases relatives aux réponses diverses fournies par le corps suite à la blessure. Connaître ces étapes permet de mieux comprendre son mécanisme.

 

Nettoyage ou exsudation

Il s’agit de la première phase de la cicatrisation de plaies. Elle débute dès l’apparition de la blessure. Un flux sanguin a lieu suite à la blessure de la peau et des vaisseaux capillaires. Il y aura, par la suite, une coagulation du sang. Un milieu antibactérien se forme, en premier lieu, suite à la génération de sécrétions.

 

Ce sont ces dernières qui se chargent de l’expulsion des corps étrangers et des germes de la plaie et de sa défense contre l’invasion de nouvelles bactéries en constituant une croûte. Au cours de cette phase de 3 jours, des hormones du système immunitaire contribuent aussi à la cicatrisation.

 

Granulation ou prolifération

La phase suivante est celle de la constitution d’un nouveau tissu conjonctif riche en vaisseaux et cellules connu aussi sous le nom de tissu de granulation, d’où son appellation.

 

Il y aura prolifération de vaisseaux capillaires pour l’approvisionnement du tissu de granulation. Les fibroblastes issus du tissu dégradé par la plaie contribuent à la génération d’un nouveau tissu.

 

Phase de régénération ou épithélialisation

La dernière phase de régénération ou d’épithélialisation commence 5 à 10 jours après la blessure. Il y aura fermeture d’un tiers de la plaie par rétrécissement et de deux tiers par la régénération de cellules. Au cours d’une période pouvant durer plusieurs semaines, la couverture progressive de la plaie est assurée par l’extension des cellules épithéliales.

 

Il y aura aussi constitution de fibres de collagène et de tissu cicatriciel qui retrouve rapidement une élasticité et des caractéristiques proches de celles d’une peau saine.