Écorchure, coupure, petite blessure, bosse après une chute : les soins des plaies du quotidien demandent peu de matériel, mais les bons gestes. Ce rayon de la catégorie Santé réunit tout ce qu'il faut pour nettoyer, fermer, protéger et aider la peau à cicatriser, à la maison comme en déplacement. Chaque commande de médicament est vérifiée par un pharmacien de la Pharmacie Silvestre.
Tout pour les soins des plaies
Nettoyer la plaie
Première étape de tout soin, le rinçage se fait avec de l'eau stérile ou du sérum physiologique, comme les unidoses Physiodose, stériles et sans conservateur.
Crèmes cicatrisantes et brûlures
Le rayon crème brûlure réunit des soins pour plaies superficielles, dont la crème Ialuset à l'acide hyaluronique, destinée aux plaies non infectées, suintantes ou surinfectées, et des tulles gras vaselinés qui n'adhèrent pas à la plaie.
Coups et bosses
Après un choc bénin, le rayon coups et bosses propose des gels à l'arnica, comme le gel d'arnica Lehning, utilisable dès 12 mois selon sa fiche.
Rapprocher les bords d'une coupure
Pour une coupure nette et peu profonde, les sutures adhésives Steri-Strip maintiennent les bords l'un contre l'autre pendant la cicatrisation.
Saignement de nez
Le rayon saignement de nez propose des mèches et solutions hémostatiques pour aider à arrêter un saignement banal.
Trousse de secours
Pour la maison, la voiture ou la randonnée, choisissez une trousse de secours prête à l'emploi ou un set à pansement stérile pour les soins répétés.
Quand consulter ?
Faites examiner la plaie par un médecin si :
- elle est profonde, large, béante, ou saigne encore après 10 minutes de compression ;
- elle touche le visage, une articulation, la main, ou contient un corps étranger ;
- elle résulte d'une morsure ou d'un objet souillé, ou votre vaccin antitétanique n'est pas à jour ;
- elle devient rouge, chaude, gonflée, douloureuse, ou du pus apparaît ;
- elle ne cicatrise pas, surtout si vous êtes diabétique.
Tout savoir sur les soins des plaies
Pour soigner une plaie, lavez-vous d'abord les mains, par hygiène et pour limiter le risque d'infection, sans toucher la plaie avec les doigts. Si elle saigne, comprimez-la quelques minutes avec une compresse propre. Il faut ensuite l'irriguer abondamment à l'eau claire, au sérum physiologique ou à l'eau stérile pour éliminer terre et débris, puis nettoyez à l'eau et au savon. Séchez en tamponnant avec une compresse, sans frotter. Appliquez un antiseptique local si besoin (jamais d'alcool sur une lésion ouverte), puis protégez la plaie d'un pansement adapté à sa taille. Changez-le chaque jour ou dès qu'il est humide ou sale ; à chaque changement de pansement, surveillez l'apparition de signes d'infection. Évitez le coton, qui laisse des fibres dans la plaie.
La cicatrisation de la plaie se déroule en plusieurs phases, qui se chevauchent. Le saignement s'arrête d'abord grâce à la formation d'un caillot. La phase inflammatoire nettoie ensuite la plaie des germes et débris : la zone est un peu rouge et sensible les jours suivants. Vient la phase de bourgeonnement : un tissu de granulation, rouge et fragile, comble la plaie, riche en petits vaisseaux et en cellules du tissu conjonctif. Puis l'épiderme se referme ; enfin la cicatrice se remodèle pendant plusieurs mois. Un milieu légèrement humide, entretenu par un pansement ou une crème cicatrisante, aide à favoriser la cicatrisation, alors qu'une croûte épaisse la ralentit. Plusieurs facteurs généraux perturbent ce processus de cicatrisation : l'âge, le diabète, le tabac, une maladie vasculaire ou veineuse, la dénutrition ou certains médicaments. Leur présence expose aussi davantage aux complications.
Une plaie aiguë, d'origine traumatique (coupure, écorchure, morsure) ou chirurgicale, suit normalement les étapes de cicatrisation en quelques jours à quelques semaines. On parle de plaie chronique quand la fermeture de la plaie tarde au-delà de quatre à six semaines. Les principales causes sont l'ulcère de jambe, lié à une insuffisance veineuse ou à une atteinte artérielle, l'escarre due à une pression prolongée chez une personne peu mobile, et la plaie du pied chez le diabétique. Leur étiologie doit être recherchée par un examen médical, car le traitement des plaies de ce type dépend d'abord de la cause : contention, décharge de la pression, équilibre du diabète. La prise en charge associe souvent médecin et infirmier, sur ordonnance, avec un plan de traitement et un suivi régulier.
La crème Ialuset à l'acide hyaluronique s'applique en couche épaisse sur la plaie nettoyée ; sa fiche la destine aux plaies non infectées, suintantes ou surinfectées, sur une lésion d'étendue limitée. L'Ialuset Plus associe acide hyaluronique et sulfadiazine argentique, un antibactérien de la famille des sulfamides : elle ne convient pas à une personne allergique à ces derniers. La crème Cicatridine, également à l'acide hyaluronique, est présentée pour les coupures et écorchures. Pour une plaie qui colle au pansement, un tulle gras vaseliné limite la douleur au retrait et les dégâts tissulaires. Demandez conseil à votre pharmacien pour une plaie étendue, chronique ou chez un enfant.
Il n'existe pas de pansement universel : on adapte le type de pansement à l'aspect de la plaie et à sa profondeur. Une plaie superficielle et sèche se couvre d'un pansement simple ou d'un tulle gras, parmi les pansements non adhérents qui ménagent le tissu fragile au retrait. Une plaie exsudative, qui produit beaucoup de liquide (exsudat), demande des pansements absorbants, comme les hydrocellulaires. Une plaie bourgeonnante, au stade de granulation, se protège dans un milieu humide. Une plaie fibrineuse (recouverte d'un dépôt jaunâtre) ou nécrotique (noire) relève d'un soin infirmier : l'infirmière ou l'infirmier peut débrider les tissus morts selon des techniques aseptiques. Les pansements complexes suivent un protocole thérapeutique ; lisez toujours le mode d'emploi de chaque dispositif avant utilisation.
Après un choc, appliquez rapidement du froid (poche de glace entourée d'un linge, jamais directement sur la peau) pendant une dizaine de minutes pour limiter le gonflement. Un gel à l'arnica, comme la formule Lehning ou le Z-Trauma, peut ensuite être appliqué sur la peau non lésée en massage léger ; ne l'appliquez pas sur une plaie ouverte si la notice l'exclut. Un bleu change de couleur en quelques jours puis disparaît. Consultez après un choc à la tête suivi de vomissements, somnolence ou perte de connaissance, ou si une douleur vive empêche de bouger un membre.
Pour le soin de plaie à la maison, une trousse bien pensée contient : du sérum physiologique en unidoses, un désinfectant cutané, des compresses stériles, des pansements de plusieurs tailles, des sutures adhésives, une bande et du sparadrap, un tulle gras, une crème pour brûlure légère, des ciseaux à bouts ronds, une pince à écharde, un thermomètre et des gants. Ajoutez les numéros d'urgence et les traitements personnels. Vérifiez les dates de péremption chaque année et remplacez ce qui a été utilisé. Gardez-la hors de portée des enfants, mais facile d'accès pour les adultes.
Pour compléter votre équipement, voyez aussi nos rayons pansements, bande et sparadrap et compresses.
Questions fréquentes
Faut-il laisser une plaie à l'air libre ?
Une petite plaie cicatrise mieux dans un milieu légèrement humide, sous un pansement. Protégez-la tant qu'elle risque d'être salie ou frottée.
Quand changer un pansement ?
En général une fois par jour, et dès qu'il est mouillé, sale ou décollé. Profitez-en pour vérifier l'absence de signes d'infection.
Peut-on mettre de l'eau oxygénée sur une plaie ?
Le geste de base reste le nettoyage à l'eau et au savon ou au sérum physiologique. Pour l'antiseptique (chlorhexidine, dérivé iodé…), demandez l'avis de votre pharmacien.
Quand faut-il des points de suture ?
Une plaie profonde ou béante, sur le visage ou une articulation, doit être vue par un médecin, idéalement dans les heures qui suivent.
Comment reconnaître une plaie infectée ?
Une plaie infectée est plus rouge, chaude, gonflée et douloureuse, avec parfois du pus et de la fièvre. Ce risque infectieux justifie une évaluation de la plaie par un médecin, qui décidera si un antibiotique est nécessaire.
Les pansements sont-ils remboursés ?
Sur ordonnance, de nombreux pansements et soins infirmiers sont pris en charge par l'Assurance Maladie, notamment pour une plaie chronique. Les achats sans prescription restent à votre charge.
Comment prévenir l'infection d'une petite plaie ?
La prévention repose sur un nettoyage soigneux, une désinfection si besoin et un pansement propre. Vérifiez aussi que votre vaccination contre le tétanos est à jour.
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