Un pansement compressif sert à exercer une pression sur une plaie pour limiter le saignement ou l'œdème. En pratique, on l'obtient en appliquant une compresse absorbante épaisse, maintenue fermement par un adhésif ou une bande élastique. À la sortie du bloc, le chirurgien pose souvent un pansement serré les premières heures. En pharmacie, le terme désigne aussi les pansements adhésifs stériles à compresse centrale, qui recouvrent la plaie et la protègent des germes et des frottements : un pansement compressif stérile de ce type est un dispositif médical. La compression prolongée d'un membre relève, elle, d'une prescription. Un pansement compressif ne doit jamais couper la circulation sanguine : surveillez la couleur et la chaleur des doigts ou des orteils en aval. En cas d'engourdissement, desserrez et demandez l'avis d'un professionnel de santé.
Lavez-vous les mains ou enfilez des gants, puis réalisez une pression directe sur la plaie avec une compresse propre ou un linge, fermement et sans relâcher, pendant plusieurs minutes : cette compression manuelle suffit dans la grande majorité des cas à stopper le saignement. Si le sang traverse, ajoutez une compresse par-dessus sans retirer la première. Surélevez le membre blessé si possible et allongez la victime si elle se sent mal. Une fois l'écoulement arrêté, nettoyez la plaie à l'eau et au savon, rincez, séchez et couvrez d'un pansement stérile. En cas d'hémorragie qui ne cède pas, il faut maintenir une pression continue et appeler le 15 : la prise en charge relève alors des secours. Ne retirez pas un objet planté dans une plaie : maintenez-le et comprimez autour. Chez une personne sous anticoagulant, la coagulation est plus lente : prolongez la compression et surveillez plus longtemps.
Le pansement compressif israélien (on parle aussi de pansement compressif type israélien) est un équipement de secourisme conçu pour les hémorragies externes. Il réunit en une seule pièce un coussin hémostatique stérile, posé sur la plaie, et une bande élastique munie d'un système de serrage qui permet d'exercer une pression sans la tenir à la main. Sa mise en place est rapide, ce qui libère le sauveteur pour alerter ou s'occuper d'une autre victime. On le trouve dans les trousses de secours des secouristes, des clubs de sport ou des activités en plein air. Le garrot tourniquet, autre matériel d'urgence, est réservé à une hémorragie grave d'un membre que la compression ne parvient pas à contrôler, et à des personnes formées à son usage. Notre rayon ne propose pas ces articles à ce jour : pour une plaie du quotidien, les pansements ci-dessus suffisent.
Une trousse de secours bien tenue permet de réagir vite à la maison, en voiture, sur le lieu de travail ou en randonnée. Prévoyez des compresses stériles de différentes tailles, quelques pansements adhésifs, une bande extensible pour maintenir une compresse, du sparadrap, des gants à usage unique, un antiseptique en unidose, du sérum physiologique, des ciseaux à bouts ronds et une couverture de survie. Des pansements à l'alginate de calcium sont utiles pour les coupures qui saignent. Adaptez la quantité au nombre de personnes et à l'activité : une sortie sportive ou un chantier exposent davantage aux accidents. Vérifiez l'état et la date de péremption du contenu une ou deux fois par an, et remplacez tout conditionnement ouvert. Gardez la trousse à portée de main mais hors de portée des enfants, avec les numéros d'urgence (15, 18, 112) bien visibles.
Savoir utiliser un pansement compressif ou appliquer une pression efficace ne s'improvise pas. Une formation aux premiers secours (le PSC en France) apprend en quelques heures les gestes qui sauvent : alerter, protéger, arrêter une hémorragie par un point de compression ou un pansement, mettre une personne en position latérale de sécurité, masser le cœur et utiliser un défibrillateur. Ces séances associent théorie, cas concrets et exercices sur mannequin. Elles sont proposées par des associations agréées et par de nombreux employeurs dans le cadre de la sécurité au travail. Un premier secours bien fait, dans les premières minutes, change souvent la suite de l'accident : c'est une compétence utile à tout âge, qui se révise régulièrement.
Suivez d'abord les consignes du chirurgien ou de l'infirmier : date du premier changement, douche autorisée ou non, retrait des fils ou agrafes. Le pansement se change avec des mains lavées, en décollant l'adhésif doucement dans le sens des poils. Observez la cicatrice à chaque fois : un léger gonflement est normal les premiers jours, mais une rougeur qui s'étend, un écoulement ou de la fièvre doivent faire appeler le médecin. Choisissez un modèle assez grand pour que l'adhésif ne touche pas la cicatrice ; une compresse non adhérente évite d'arracher la plaie au retrait. Conservez une réserve de pansements stériles de la bonne taille pour la convalescence. Jetez tout article dont l'emballage est ouvert ou abîmé : la stérilité n'est alors plus garantie.
Le choix dépend de la plaie et de son état. Une plaie propre et sèche, suturée ou superficielle, se protège avec un pansement adhésif stérile à compresse centrale. Une plaie qui suinte demande un modèle absorbant, comme un hydrocellulaire, qui garde un milieu humide favorable à la cicatrisation sans macérer ; sa composition en plusieurs couches gère l'exsudat. Pour une coupure qui saigne, un pansement compressif hémostatique à l'alginate de calcium aide à l'arrêt du saignement. Les plaies chroniques (ulcères, escarres) ou infectées relèvent d'un suivi médical et infirmier. Ces critères vous aideront à comparer les différents modèles ; votre pharmacien peut aussi vous orienter vers la taille adaptée. Une plaie qui s'aggrave doit être montrée à un médecin.