Saignement de nez
Saignement de nez
Un saignement de nez, ou épistaxis, est fréquent et le plus souvent sans gravité, surtout chez l'enfant. Ce rayon de la catégorie Soins des plaies propose des mèches, compresses et éponges hémostatiques qui aident à arrêter le saignement, ainsi que les bons gestes pour réagir et savoir quand consulter.
Arrêter un saignement de nez
Le bon geste d'abord
Asseyez-vous, penchez le buste en avant, mouchez-vous doucement puis pincez les narines quelques minutes sans relâcher. Pour compléter ce geste, notre article quels produits choisir pour un saignement de nez présente les différents types de produits et les erreurs à éviter.
Mèche hémostatique
La mèche Coalgan s'introduit dans la narine et peut rester en place le temps nécessaire. Ce dispositif médical convient à l'enfant, à l'adulte, à la femme enceinte et aux personnes ayant des troubles de l'hémostase.
Compresses hémostatiques
Les compresses Algostéril 5 x 5 cm sont prévues pour les plaies qui saignent et favorisent la cicatrisation. Elles aident aussi en cas de petite coupure qui saigne beaucoup.
Éponges résorbables
Les éponges hémostatiques Bloxang, en gélatine résorbable stérile, se découpent pour s'adapter à la zone : saignement du nez, de l'oreille ou suite à une extraction dentaire.
Quand consulter ?
Appelez le 15 ou consultez rapidement si le saignement de nez :
- dure plus de 15 minutes malgré la compression, ou est très abondant ;
- survient à la suite d'un choc au crâne ou au visage ;
- se répète souvent chez une personne donnée ;
- touche une personne sous traitement qui fluidifie le sang (anticoagulant, antiagrégant) ou qui a une maladie de la coagulation ;
- s'accompagne de malaise, de pâleur, de difficulté à respirer ou d'autres saignements (gencives, bleus inexpliqués).
Tout savoir sur le saignement de nez
L'intérieur du nez est tapissé d'une muqueuse fine, riche en petits vaisseaux sanguins, surtout à l'avant de la cloison nasale. Ils se rompent facilement. Les causes les plus courantes sont banales : grattage du nez chez l'enfant, mouchage trop fort pendant un rhume, air sec du chauffage qui dessèche la muqueuse, petit traumatisme. D'autres facteurs favorisent les saignements : certains médicaments qui fluidifient le sang, une hypertension, des troubles de la coagulation sanguine. Dans la très grande majorité des cas, le saignement vient d'un seul côté et s'arrête seul en quelques minutes. Pour aller plus loin, lisez notre article sur les causes du saignement de nez.
Dans la grande majorité des cas, la source du saignement se situe à l'avant de la cloison, sur une zone riche en vaisseaux nasaux appelée tache vasculaire de Kiesselbach : on parle de saignement antérieur. Il est généralement bénin, peu abondant et s'arrête avec un bon pincement du nez. Plus rarement, l'origine du saignement se situe au fond des fosses nasales : le sang coule alors surtout dans la gorge, la perte de sang est plus importante et touche plutôt une personne d'un certain âge ou qui prend un traitement anticoagulant. Ce type de saignement, dit postérieur, demande un examen médical rapide. Une rhinite allergique, un rhume ou une muqueuse nasale desséchée favorisent les saignements antérieurs.
Gardez votre calme et asseyez-vous, le buste penché en avant. Ne basculez pas la nuque en arrière : le sang coulerait dans la gorge et pourrait être avalé, ce qui provoque des nausées et empêche de voir si le saignement continue. Mouchez-vous doucement pour évacuer les caillots, puis comprimez les deux narines entre le pouce et l'index, sur la partie molle du nez, juste sous la partie osseuse, pendant une dizaine de minutes sans relâcher. Respirez par la bouche. Si le saignement reprend, recommencez. Une mèche ou une éponge hémostatique peut aider à stopper l'écoulement. Une fois l'épisode terminé, évitez de vous moucher fort, de faire un effort ou de prendre une boisson chaude pendant quelques heures.
Une hémorragie nasale abondante, qui ne cède pas à un pincement prolongé, relève de l'urgence : appelez le 15. Le médecin ou le spécialiste ORL examine d'abord la voie nasale pour repérer le vaisseau en cause. Selon le cas, la méthode consiste à cautériser la petite zone qui saigne, sous anesthésie locale : la cautérisation se fait chimiquement, par exemple au nitrate d'argent, ou par la chaleur. Un tamponnement (méchage) des fosses nasales peut compléter la compression. Dans les formes sévères, rares, une hospitalisation est demandée ; une embolisation ou une intervention chirurgicale sont parfois discutées à l'hôpital. Le patient qui prend de l'aspirine ou un traitement anticoagulant doit le signaler, de même qu'un trouble de la coagulation connu : ces éléments jouent un rôle dans la conduite à tenir.
Les produits hémostatiques favorisent la coagulation du sang au contact de la zone qui saigne. La mèche Coalgan est indiquée pour arrêter les saignements de nez, mais aussi les saignements cutanés, buccaux ou des points de ponction ; elle convient aussi aux personnes qui ont des troubles de l'hémostase. Les éponges Bloxang sont en gélatine résorbable, malléables et découpables ; elles servent en cas d'épistaxis, de saignement d'oreille ou lors d'une extraction dentaire. Les compresses Algostéril couvrent les plaies qui saignent et aident à la cicatrisation. Ces dispositifs médicaux s'utilisent en complément de la compression, jamais à la place d'une consultation quand le saignement ne s'arrête pas.
Les enfants saignent souvent du nez, en particulier entre 2 et 10 ans : ils se grattent, se cognent, attrapent de nombreux rhumes. Le plus souvent, c'est bénin. Rassurez l'enfant, faites-le asseoir penché en avant et pincez ses narines quelques minutes. Évitez qu'il avale le sang ou qu'il se mouche fort dans la foulée. Coupez-lui les ongles courts et humidifiez l'air de la chambre en hiver. Consultez si les saignements sont très fréquents, abondants, ou si l'enfant présente d'autres symptômes, comme des bleus sans raison ou des saignements des gencives.
Beaucoup de personnes cherchent un remède de grand-mère pour arrêter un saignement de nez : vinaigre, citron, glaçon sur la nuque, clé froide dans le dos. Une compresse froide peut apporter un peu de confort, mais aucun de ces gestes ne remplace la compression des narines, qui reste le geste de référence. N'introduisez pas dans le nez un coton imbibé d'un produit irritant : vous risquez d'abîmer la muqueuse et de faire saigner davantage au retrait. Notre article comment soigner naturellement les saignements de nez fait le point sur ces astuces et leurs limites. Dans le doute, demandez conseil à votre pharmacien.
Quand la muqueuse est sèche, elle saigne plus facilement. Pour la protéger, humidifiez l'air des pièces chauffées, buvez suffisamment et lavez le nez avec une solution stérile de sérum physiologique. Mouchez-vous doucement, une narine puis l'autre. Évitez de vous gratter le nez et gardez les ongles des enfants courts. Si vous prenez un traitement qui fluidifie le sang et saignez souvent, parlez-en à votre médecin sans interrompre le traitement seul. En cas de saignements répétés, un médecin ORL peut repérer le vaisseau en cause et proposer un geste adapté. Pensez aussi à garder une mèche hémostatique dans votre trousse de secours.
Pour votre armoire à pharmacie, voyez aussi nos rayons trousses de secours, coups et bosses et sets à pansement.
Questions fréquentes
Existe-t-il un médicament contre le saignement de nez ?
Pour un saignement ponctuel, on utilise surtout la compression et des dispositifs hémostatiques (mèche, éponge). Des saignements répétés justifient une consultation pour en chercher la cause.
Le vinaigre arrête-t-il un saignement de nez ?
Ce n'est pas un geste recommandé : un produit acide peut irriter la muqueuse. La compression des narines, buste penché en avant, reste le geste de référence.
Faut-il pencher la tête en arrière pour arrêter un saignement du nez ?
Non. Penchez la tête en avant : en arrière, le sang coule dans la gorge, peut être avalé et donner des nausées, et l'on ne voit plus s'il s'arrête.
Le stress peut-il faire saigner du nez ?
Le stress n'est pas une cause directe reconnue, mais il peut pousser à se toucher le nez ou s'accompagner d'une tension artérielle plus élevée. Consultez si les épisodes se répètent.
Combien de temps garder une mèche hémostatique ?
La mèche Coalgan peut rester en place le temps nécessaire à l'arrêt du saignement. Retirez-la délicatement, en l'humidifiant si elle colle, et suivez la notice.
Où acheter une mèche hémostatique ?
En pharmacie, y compris en ligne : sur Pharmashopi, une commande passée avant midi (jours ouvrés) est expédiée le jour même, livraison offerte dès 89 €.
Faut-il appliquer du froid sur le nez ou la nuque ?
Un linge froid ou un sac de glace protégé posé sur le nez peut apporter du confort, mais c'est un geste d'appoint. Pincez d'abord les narines en respirant par la bouche.
Un saignement du nez est-il le signe d'une maladie grave ?
Le plus souvent non : il est bénin et lié à une muqueuse du nez fragile. Des saignements répétés, abondants ou associés à des bleus justifient toutefois une consultation.
Que faire si l'on saigne du nez souvent ?
Humidifier l'air et la muqueuse, se moucher doucement et consulter un médecin ORL qui recherchera la cause : vaisseau fragile, rhinite, traitement ou pathologie de la coagulation.
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