La céphalée de tension est la forme la plus fréquente : la douleur serre ou pèse de façon diffuse sur l'ensemble du crâne, sans envie de vomir, et n'est pas aggravée par l'effort. Elle est souvent favorisée par la tension nerveuse, une mauvaise posture ou le manque de sommeil. La migraine évolue par crises de quelques heures à quelques jours : la douleur est souvent localisée d'un seul côté, pulsatile, aggravée par le moindre mouvement, et s'accompagne d'une gêne à la lumière et au bruit. Dans la migraine ophtalmique, dite migraine avec aura, la crise est précédée de signes visuels passagers. Décrire précisément vos symptômes aide le professionnel de santé à vous orienter.
Cette médecine repose sur le principe de similitude et utilise des substances très diluées. Les granules homéopathiques sont souvent demandés en complément. La plupart sont enregistrés sans indication thérapeutique et leur efficacité n'est pas démontrée. Ils ne remplacent pas un antalgique lors d'une crise intense, ni un traitement de fond de la migraine prescrit sur ordonnance. Le choix d'une souche et d'une dilution dépend des circonstances : surmenage, contrariété, excès, règles. Notre article comment choisir l'homéopathie pour les maux de tête détaille ces situations ; votre pharmacien peut vous conseiller.
Les ouvrages de matière médicale homéopathique décrivent plusieurs souches pour les céphalées, choisies selon les symptômes de chaque personne : Gelsemium quand la tête est lourde avec un besoin de rester immobile, Belladonna quand la douleur est battante avec le visage rouge et une sensation de chaleur, Iris versicolor dans certaines migraines, Natrum muriaticum, Sepia, Cyclamen ou Actaea racemosa dans des situations différentes. Ces descriptions traditionnelles ne constituent pas une preuve d'effet. Toutes ne sont pas disponibles dans ce rayon : le choix de la souche, de la dilution et du rythme des prises se fait avec un pharmacien ou un médecin homéopathe.
Phapax de Lehning est un médicament homéopathique en solution buvable, traditionnellement utilisé comme traitement d'appoint dans la prévention et le traitement des migraines, chez l'adulte et l'enfant à partir de 6 ans. Selon sa fiche, en cas de crise, l'adulte prend 10 gouttes toutes les 30 minutes, 10 prises au maximum par jour, en espaçant dès que la douleur s'atténue, pendant 7 jours au plus ; l'enfant de plus de 6 ans prend 10 gouttes 3 fois par jour pendant 5 jours. En prévention, la prise se fait sur prescription. Sans amélioration après 24 heures, consultez un médecin.
Les granules se prennent à distance des repas : il faut les laisser fondre sous la langue, sans les toucher avec les doigts, en utilisant le bouchon du tube. Pour les plus jeunes, on peut les dissoudre dans un peu d'eau. La dilution (9CH, 15CH…) et le nombre de prises sont indiqués sur la notice ou précisés par un professionnel de santé. On espace les prises dès que la douleur diminue, et on les arrête à sa disparition. Si les céphalées reviennent chaque mois ou deviennent chroniques, une prise en charge médicale est nécessaire : l'automédication n'est pas adaptée sur une longue durée.
Plusieurs habitudes contribuent à prévenir les crises : des horaires de sommeil réguliers, des repas à heures fixes, une bonne hydratation avec suffisamment d'eau, une consommation modérée d'alcool et de café, et des pauses devant les écrans. Une marche au grand air, une pièce aérée et des techniques de relaxation ou de respiration peuvent aider en cas de tension nerveuse. Pendant une crise, le repos au calme dans une pièce sombre, avec parfois un linge frais sur le front, soulage souvent. Tenir un carnet (date, durée, intensité, circonstances, médicaments pris) aide à repérer les facteurs déclenchants. Attention à l'abus d'antalgiques : pris trop souvent, ils peuvent eux-mêmes entretenir le problème.
Un mal de tête associé à un épuisement important, une envie de vomir ou un inconfort digestif peut avoir des causes très diverses : infection virale, crise de migraine, excès alimentaire, manque de sommeil. Quand ces signes durent, reviennent souvent ou s'accompagnent de température, consultez. Chez l'enfant avec vomissements, comme chez le sujet âgé qui présente une douleur nouvelle, un examen médical s'impose.