Mycose vaginale

  1. Mycose vaginale

Démangeaisons, brûlures, pertes blanches épaisses : la mycose vaginale est une infection fréquente, due le plus souvent à une levure, Candida. Ce rayon de la catégorie Mycose réunit les antifongiques locaux sans ordonnance : ovules, capsule et comprimés vaginaux, et crèmes vulvaires. Chaque commande est vérifiée par un pharmacien de la Pharmacie Silvestre, à Domène.

Choisir son traitement contre la mycose vaginale

Ovule en prise unique

L'ovule Monazol au sertaconazole s'insère le soir au fond du vagin, en principe en une seule administration pour une mycose à Candida.

Comprimés ou capsule au clotrimazole

Les comprimés vaginaux MycoHydralin 200 mg se placent chaque soir au coucher pendant 3 jours ; la capsule MycoHydralin 500 mg est une forme en prise unique.

Crème pour la vulve

Quand la zone externe brûle ou démange, une crème au clotrimazole 1 % complète l'ovule : la crème Clotrimazole EG s'applique matin et soir pendant 7 jours, comme la crème MycoHydralin 1 %.

Crème pour les muqueuses

La crème Monazol 2 % est indiquée dans la vulvite, à raison d'une application quotidienne pendant environ 8 jours, et dans les mycoses des plis.

Quand consulter un médecin ?

L'automédication n'est envisageable que si vous reconnaissez un épisode déjà diagnostiqué. Consultez plutôt si :

  • c'est une première mycose, ou si vous avez moins de 16 ans ;
  • vous êtes enceinte ou allaitez ;
  • les pertes sont malodorantes, jaunes, verdâtres ou teintées de sang ;
  • vous avez de la fièvre, des douleurs au bas-ventre ou en urinant ;
  • les symptômes persistent après le traitement ou reviennent plus de 4 fois par an.

Tout savoir sur la mycose vaginale

La mycose vaginale, ou candidose vulvo-vaginale, est une infection fongique due à la prolifération d'une levure du genre Candida, naturellement présente dans le vagin. Elle se manifeste par des démangeaisons intenses, une sensation de brûlure, parfois pendant les rapports ou en urinant, une vulve rouge et gonflée et des pertes blanches, épaisses, souvent décrites comme « lait caillé », sans odeur particulière. D'autres infections, comme la vaginose bactérienne ou certaines infections sexuellement transmissibles, peuvent donner des signes proches : c'est pourquoi un premier épisode doit être confirmé par un médecin ou une sage-femme.

Toutes les gênes de la zone intime ne sont pas des mycoses. La mycose, liée le plus souvent à Candida albicans, un champignon microscopique, donne une vaginite (ou vulvovaginite) avec démangeaisons, rougeur, gonflement et pertes épaisses, sans mauvaise odeur. Des pertes grisâtres à l'odeur de poisson évoquent plutôt une vaginose bactérienne, qui ne répond pas aux antifongiques. Des pertes colorées, des saignements ou des douleurs pendant un rapport sexuel peuvent révéler une infection sexuellement transmissible (IST) : un dépistage s'impose alors. Des brûlures en urinant avec envies fréquentes orientent vers une infection urinaire. Enfin, après la ménopause, une sécheresse de la muqueuse vaginale peut provoquer irritations et inconfort, sans lien avec un champignon. Au moindre doute, une consultation chez votre médecin traitant, une sage-femme ou en gynécologie permet de poser le bon diagnostic.

L'ovule, la capsule et le comprimé vaginal agissent à l'intérieur du vagin ; ils s'insèrent le soir, allongée, le plus profondément possible, avec l'applicateur quand il est fourni. Ils diffèrent par le nombre de prises : prise unique pour Monazol ovule ou la capsule MycoHydralin 500 mg, 3 jours pour MycoHydralin 200 mg. La crème traite la partie externe, la vulve. Les fiches MycoHydralin conseillent d'associer les deux en cas d'atteinte vulvaire. La fiche Monazol ovule prévoit un second ovule en cas de symptômes persistants : suivez la notice. Ovules antifongiques, probiotiques ou à base de plantes : notre article comment choisir un ovule contre la mycose vaginale décrit ces types d'ovules et leurs précautions d'emploi.

Plusieurs situations créent un déséquilibre de la flore vaginale et favorisent le Candida : un traitement antibiotique, la grossesse, un diabète mal équilibré, une baisse des défenses immunitaires, les variations hormonales. Les habitudes jouent aussi : toilettes intimes trop fréquentes ou avec des savons agressifs, douches vaginales, vêtements serrés et synthétiques, maillot de bain humide gardé longtemps. La mycose vaginale n'est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible, mais le partenaire peut présenter des symptômes (balanite) et doit alors être traité.

Les variations hormonales du cycle menstruel modifient l'environnement vaginal : certaines femmes font une mycose toujours à une période précise, souvent avant les règles. La pilule contraceptive est parfois citée parmi les facteurs favorisants, sans que l'arrêt de la contraception soit recommandé pour autant : parlez-en lors d'une consultation gynécologique. La mycose ne se transmet pas comme une IST lors des relations sexuelles, mais un frottement peut réveiller une gêne ; utilisez un lubrifiant adapté en cas de sécheresse. Pour vous protéger, lavez la zone intime quotidiennement avec un produit doux, sans douche vaginale. Un problème qui revient malgré ces précautions justifie de revoir votre médecin : un traitement par voie orale, sur prescription, peut alors être proposé.

Faites une toilette intime avec un produit doux, sans savon agressif, et séchez bien avant d'appliquer la crème. Pour les formes vaginales, choisissez le soir au coucher pour qu'il reste en place. Un traitement local peut être utilisé pendant les règles selon les notices, mais lisez-la avant. Il vaut mieux éviter les tampons et les rapports pendant le traitement, et sachez que certains excipients peuvent altérer le latex des préservatifs : vérifiez la notice. Si les symptômes n'ont pas disparu après la durée prévue, ne multipliez pas les cures sans en parler à votre médecin.

On parle de mycoses récidivantes au-delà de quatre épisodes par an. Dans ce cas, l'automédication n'est plus adaptée et une prise en charge médicale s'impose : un prélèvement permet de confirmer le diagnostic et d'identifier la levure, et le médecin peut proposer un traitement plus long ou rechercher un facteur favorisant. Au quotidien, pour prévenir les récidives, privilégiez les sous-vêtements en coton, évitez les protège-slips en continu et les toilettes intimes excessives, et changez rapidement un maillot mouillé. La question de la transmission est traitée dans notre article mycose vaginale : est-elle contagieuse ?, qui revient aussi sur ses causes et son traitement.

Lors de la consultation, le médecin, le gynécologue ou la sage-femme réalise un examen de la vulve et du vagin. Un prélèvement vaginal, analysé en laboratoire, confirme la présence du champignon et permet d'écarter une bactérie ou une IST, autrefois appelée MST. Ce test est utile lors d'un premier épisode, en cas de doute ou de récidives. Des autotests du pH vaginal sont aussi vendus en pharmacie : un pH normal oriente plutôt vers une mycose, un pH élevé vers une vaginose. Ils aident à s'orienter mais, en cas de doute, mieux vaut consulter un professionnel de santé. Ces actes bénéficient d'une prise en charge par l'Assurance maladie, dont le détail figure sur votre compte ameli.

Le clotrimazole et le sertaconazole appartiennent à la famille des imidazolés. Appliqués au niveau de la muqueuse, ils empêchent la levure de se multiplier et rétablissent peu à peu l'équilibre de la flore. Ce traitement de la mycose agit localement, avec un faible passage dans la circulation générale, ce qui limite les effets indésirables. Une sensation de brûlure passagère peut toutefois survenir au début de l'utilisation ; si elle devient forte ou s'accompagne d'une éruption, arrêtez et parlez-en à votre pharmacien. Un traitement par voie orale reste réservé à certaines situations, sur prescription.

Votre partenaire présente des symptômes ? Voyez notre rayon mycose homme ; pour la peau des pieds, le rayon mycose du pied.

Questions fréquentes

Combien de temps met un ovule à faire effet ?

La gêne diminue en général rapidement. Si les symptômes persistent au-delà de la durée indiquée par la notice, consultez un médecin.

Peut-on traiter une mycose vaginale sans ordonnance ?

Oui, les ovules et crèmes de ce rayon sont disponibles sans ordonnance, à condition d'avoir déjà eu une mycose diagnostiquée et de reconnaître des symptômes identiques.

Faut-il traiter son partenaire ?

Seulement s'il a des signes de mycose du gland, comme une rougeur ou des démangeaisons : il peut alors utiliser une crème antifongique adaptée, sur conseil du pharmacien.

Mycose vaginale et grossesse : que faire ?

Pendant la grossesse, ne vous traitez pas seule : consultez votre médecin ou votre sage-femme avant tout traitement, même local. Notre article mycose vaginale pendant la grossesse aborde son traitement et la prévention des récidives dans cette période.

Pourquoi associer ovule et crème ?

L'ovule agit dans le vagin, la crème sur la zone externe : quand celle-ci est aussi rouge et gênante, les deux formes se complètent.

Quand ma commande est-elle expédiée ?

Passée avant midi un jour ouvré, elle part le jour même après vérification par un pharmacien ; la livraison est offerte dès 89 €.

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