Le calcium est le principal minéral des os et des dents ; il participe aussi à la contraction musculaire et à la coagulation sanguine. La vitamine D est nécessaire à l'absorption du calcium par l'intestin et facilite sa fixation sur les os. Un manque de vitamine D réduit donc l'intérêt d'une supplémentation calcique. C'est pourquoi les deux sont souvent réunis dans une même spécialité, comme Cacit Vitamine D3, qui associe carbonate de calcium et colécalciférol, ou Caltrate Vitamine D3 : ces médicaments sont indiqués chez le sujet âgé carencé et en association aux traitements de l'ostéoporose, une maladie qui expose au risque de fracture. Ils ne remplacent pas le traitement de fond prescrit par le médecin : ils le complètent lorsque les apports sont insuffisants.
L'os est un tissu vivant, renouvelé tout au long de la vie. Le calcium joue un rôle dans le métabolisme osseux : il se fixe sur la trame de l'os pendant la croissance, puis sert au maintien de la masse osseuse chez l'adulte. La calcémie, c'est-à-dire le niveau de calcium dans le sang, reste maintenue dans des limites étroites : si les apports manquent, l'organisme puise dans les réserves de l'os. À long terme, un déficit en calcium fragilise la santé osseuse et diminue la densité osseuse et augmente le risque de fracture. L'alimentation reste la première source : produits laitiers, certaines eaux minérales, quelques légumes verts. Une activité physique régulière, comme la marche, aide aussi à la solidité osseuse.
Le soleil reste la principale source : la vitamine D est surtout fabriquée par la peau sous l'effet des rayons du soleil ; l'alimentation n'en apporte qu'une partie (poissons gras, jaune d'œuf, aliments enrichis). Le risque de déficit augmente en hiver, chez les personnes peu exposées ou qui se couvrent la peau, chez les seniors, dont la peau en produit moins, chez les peaux foncées et en cas de surpoids ou de troubles de l'absorption. Les nourrissons reçoivent une supplémentation systématique sur prescription ; selon sa notice, Zymad, du laboratoire Rottapharm, peut aussi être utilisé chez la femme enceinte ou allaitante, sous surveillance médicale. Chez l'adulte, le dosage sanguin n'est pas utile pour tout le monde : il se décide avec le médecin selon la situation. Les besoins en vitamine D après 60 ans, et les aliments qui en apportent, sont présentés dans notre article quelles vitamines prendre après 60 ans.
La vitamine D3 (colécalciférol, souvent écrit cholécalciférol) est la forme produite par la peau ; c'est celle de Zymad, Adrigyl, Uvécaps et des associations au calcium de ce rayon. La vitamine D2 (ergocalciférol) est d'origine végétale ; c'est celle de Sterogyl, en solution alcoolique. Toutes deux servent à prévenir ou traiter la carence. Les gouttes n'ont pas toutes la même concentration : ne remplacez jamais un produit par un autre en gardant le même nombre de gouttes. Demandez conseil à votre pharmacien ou au médecin avant tout changement de traitement.
Ces médicaments se prennent par voie orale, dans les conditions prévues par la notice ou l'ordonnance. Les comprimés de Cacit Vitamine D3 500 mg/440 UI se croquent ou se sucent ; la notice prévoit 2 comprimés par jour, en 1 ou 2 prises. Les sachets de Cacit 1000 mg/880 UI se dissolvent dans un verre d'eau, à boire aussitôt. Le calcium peut gêner l'absorption d'autres traitements : la notice de Cacit demande d'espacer les prises avec les cyclines et les bisphosphonates, en raison d'une diminution de l'absorption. Les sachets de Cacit contiennent de l'aspartam et d'autres édulcorants, à signaler en cas de phénylcétonurie ; ils contiennent aussi du saccharose, une précaution en cas d'intolérance à certains sucres. Lors d'une utilisation prolongée, le médecin peut demander des contrôles sanguins ou urinaires. Notre article quand prendre le calcium et la vitamine D détaille le moment de la prise.
Les spécialités de ce rayon sont des médicaments : elles ont obtenu une autorisation de mise sur le marché et sont vendues avec une notice. Celle-ci précise l'indication thérapeutique, la posologie, les précautions d'emploi, les effets indésirables, les interactions et le contenu de l'emballage. Un complément alimentaire relève d'une autre réglementation, celle de la nutrition : il vise à compléter un régime normal, pas à traiter une carence avérée. Lisez les mentions portées sur la boîte, vérifiez la date de péremption indiquée sur l'emballage, et conservez la notice pendant toute la durée du traitement. En cas de doute sur un produit, votre pharmacien peut vous informer.
La vitamine D est liposoluble : elle s'accumule dans l'organisme. Un excès, souvent lié au cumul de plusieurs produits ou à une erreur de dose, peut élever le taux de calcium dans le sang. Les symptômes de surdosage associent nausées et vomissements, soif intense, fatigue, envie fréquente d'uriner et, à terme, troubles rénaux. La prudence s'impose chez l'enfant, lorsque plusieurs produits vitaminés sont donnés en même temps ou qu'une goutte est confondue avec une autre concentration. Comme tout médicament, ces spécialités peuvent aussi entraîner des effets indésirables, le plus souvent digestifs (constipation, ballonnements). Vérifiez la composition de tous vos produits et ne dépassez pas la dose prescrite. Notre article sur les effets secondaires de la vitamine D complète ces conseils.