» » » Carence en fer

Carence en fer

Le fer est un des oligo-éléments les plus importants pour le bon fonctionnement et l’équilibre de l’organisme. Responsable du transport de l’oxygène dans le sang, il intervient dans la formation de l’hémoglobine. Le fer est aussi impliqué dans la croissance et dans de nombreux processus métaboliques majeurs. Comme le corps humain ne produit pas naturellement de fer, la carence en fer est devenue une pathologie assez courante.

 

Le corps ne contient que 3 à 5 g de fer en moyenne, sous forme d’hémoglobine et de dépôt de fer. Or, on en perd entre 1 et 2 mg environ par jour. Pourtant, les apports quotidiens recommandés sont de 10 à 20 mg pour un adulte. La principale source de fer est l’alimentation. Sachez que le corps n’absorberait que 10 % seulement du fer présent dans les aliments. Aussi, la première cause du déficit est un apport insuffisant via le régime alimentaire.

 

Les causes d’une carence en fer

Comme il a été mentionné précédemment, un apport insuffisant en fer dans l’alimentation est généralement à l’origine d’une carence en fer. Les personnes qui suivent un régime végétarien mal équilibré, un régime amaigrissant ou qui ont une mauvaise alimentation, ont plus de risque d’en manquer.

 

À cause d’un problème d’absorption, il est aussi possible de souffrir de déficit en fer, même si l’on en consomme en quantité suffisante. En effet, les personnes atteintes de maladies gastriques comme les diarrhées chroniques et la maladie cœliaque ; ou de pathologies de la muqueuse intestinale, l’assimilent mal. Certains aliments et substances, comme le thé, empêchent aussi l’absorption du fer.

 

Une carence en fer peut également survenir après des pertes sanguines internes ou externes. C’est le cas lors de règles abondantes ou encore de saignements entre les règles. Il en est de même en cas de blessures graves, d’opération chirurgicale et de maladies hémorragiques comme les saignements digestifs.

 

Par ailleurs, le manque de fer peut également se manifester pendant l’allaitement ou la grossesse. En effet, les besoins en fer de la femme augmentent quand elle est enceinte ou allaite. Les besoins en fer s’accroissent aussi suite à un effort physique intense. C’est le cas, par exemple, chez les sportifs qui préparent une compétition ou un marathon.

 

Reconnaitre une carence en fer

En général, une personne souffrant d’un déficit en fer présente des signes de fatigue inhabituelle et une baisse de la force physique, notamment de l’endurance et de l’énergie. Toutefois, il faut savoir que la carence en fer passe par trois principaux stades. Dans un premier temps, elle provoque une fatigue générale. Le déficit n’a alors d’effet que sur le stockage de fer dans le sang. Les globules rouges sont toujours produits. Dans un second temps, la carence en fer engendre des troubles cognitifs, des maux de tête, des difficultés à se concentrer, un manque de motivation et une diminution de la libido.

 

Enfin, quand la carence est plus marquée, on parle d’anémie ferriprive. Dans ce dernier stade, le manque devient sévère. Le sujet présente une peau et des muqueuses très pâles. Il souffre d’essoufflements, de palpitations et de vertiges. Le déficit en fer entraîne un manque d’hémoglobines dans les globules rouges. Il réduit également l’apport en oxygène dans l’organisme tout entier. La personne manifeste alors de l’insomnie, une fatigue chronique, de la léthargie, une modification de l’aspect des ongles et une perte de cheveux plus importante que d’habitude.

Nombre de produits : 9

Diagnostics et traitement de la carence en fer

Adopter une alimentation riche en fer ou suivre une cure de fer est indispensable pour pallier une carence en fer. Cependant, il faut savoir qu’un régime équilibré permet uniquement de corriger un déficit en fer dû à une alimentation inadaptée et mal équilibrée.

 

Un apport thérapeutique en fer est nécessaire dans les autres situations. Dans tous les cas, il est essentiel de passer des examens qui seront prescrits par un médecin. Ce praticien recommandera le recours à une supplémentation en fer si nécessaire. L’obtention de ce type de médicament requiert une ordonnance médicale.

 

D’ailleurs, il faut éviter l’automédication pour prévenir tout risque de surdosage. Celui-ci peut être nocif pour l’organisme puisque le corps ne pourra pas éliminer la quantité excédentaire en fer. Pour confirmer une carence en fer, le diagnostic médical est établi à partir du taux de ferritine dans le corps. Si elle est basse, il y a carence. 

 

Les médicaments pour traiter la carence en fer se présentent généralement sous forme de comprimés, de gélules et d’ampoules. Leur principale substance active est le fer. C’est le cas des médicaments Tardyferon 80 mg comprimés pelliculés, du Fumafer66 mg comprimé pelliculé et de l’Ascofer 33 mg gélule. Certains produits contiennent des actifs qui favorisent l’absorption du fer comme la vitamine C ou l’acide succiniques. Parmi eux, figurent le Timoferol 50 mg gélule, le Fero-Grad vitamine C 500 comprimé enrobé, le tardyferon B9 comprimé pelliculé et l’Inofer comprimé pelliculé. Tot’hema, LeghnigFerrum et ActyferilCoduifra boîte de 60 gélules sont d’autres médicaments indiqués en cas de carence en fer. Par ailleurs, il existe des supplémentations en fer sous forme d’injection par intraveineuse. Elles s’administrent dans les hôpitaux pour une prise en charge sécurisée et une surveillance du patient. Elles sont préconisées notamment en cas d’anémie importante.

 

Comment prévenir le déficit en fer ?

Le principal moyen de prévenir la carence en fer est d’augmenter la consommation d’aliments riches en fer, ainsi qu’en aliments favorisant son absorption. La viande, en particulier la viande rouge, est l’aliment le plus recommandé, car elle contient 2,8 mg de fer par 100 g. Il est aussi possible de consommer des volailles et des produits de la mer qui sont d’excellentes sources de fer, des céréales complètes et des abats comme le foie. Pour les végétariens, beaucoup de légumineuses telles que les lentilles ou les haricots rouges sont riches en fer. Les aliments qui facilitent l’absorption du fer sont, quant à eux, riches en vitamine C.

 

Enfin, il faut éviter de consommer les phytates. Ce sont des substances à bases de plantes qui lient le fer et empêchent son absorption par l’organisme. Il s’agit notamment du son de blé, du thé noir et du café, ainsi que des haricots blancs.