Le jeûne intermittent figure parmi les dernières tendances nutritionnelles. Au-delà d’être un régime alimentaire, cette nouvelle façon de se nourrir procure de nombreux avantages pour la santé. Découvrez à travers ce dossier tout ce qu’il faut connaître à propos du jeûne intermittent et ses bienfaits : qu’est-ce que le jeûne intermittent ? Quelle est la durée du jeûne intermittent ? Les différentes variantes de jeûne, les bienfaits du jeûne intermittent et comment améliorer les résultats du jeûne.
Ce type de jeûne n’est pas seulement une tendance nutritionnelle. Il est devenu une véritable recommandation pour les personnes qui souhaitent regagner de la puissance et de l’énergie. Simple et efficace, le jeûne intermittent aide l’organisme à retrouver toute sa vigueur et à repartir sur de bonnes bases sans trop de privation. Le fait de continuer à se nourrir normalement permet d’éviter les carences. Facile à suivre par rapport aux habituels régimes drastiques, ce genre de jeûne peut aisément s’adapter au rythme de chaque sujet.
Le jeûne intermittent offre l’opportunité de faire d’une pierre deux coups. Cette méthode d’alimentation innovante permet de purger le corps et de perdre du poids en toute sécurité. Les bienfaits du jeûne intermittent sont tangibles après chaque phase de jeûne alternée avec celle d’une nourriture équilibrée. Les performances mentales et physiques s’améliorent sensiblement.
Le terme « intermittent » vient du latin « intermittere » qui se traduit par « interrompre ». Le jeûne intermittent, aussi connu sous l’appellation de « jeûne à intervalles » ou « jeûne à temps partiel », consiste à interrompre une période de jeûne en mangeant de manière habituelle. En clair, il s’agit d’alterner une phase plus ou moins longue de jeûne pendant laquelle le sujet renonce complètement à la nourriture et une période pendant laquelle il s’alimente normalement. Le jeûne peut durer de 12 à 24 heures selon la méthode adoptée.
Aussi dénommé « fasting » en anglais, le jeûne intermittent est plus souple, moins contraignant, plus accessible et moins dangereux que le jeûne strict qui exclut l’ingestion d’aliment pendant une certaine période. Cependant, il offre des avantages non négligeables sur la santé. Il booste le métabolisme, accélère la réduction de la masse graisseuse, améliore les performances physiques et mentales et facilite le phénomène de cétose.
Le principal intérêt du jeûne intermittent réside dans le fait qu’il met l’organisme au repos. En effet, la digestion requiert 1/3 de l’énergie totale du corps. Même si cela paraît paradoxal, ne pas manger permet de redynamiser le corps et de récupérer de la vitalité. Lors d’un jeûne, l’organisme s’assainit. La peau, les intestins, le foie et les reins font l’objet d’une purification profonde.
La perte de poids ne constitue pas le principal objectif du jeûne intermittent. Certes, il y contribue beaucoup, mais il s’agit tout d’abord d’une démarche psychologique et physiologique pour préserver la santé en favorisant l’élimination des toxines accumulées au sein de l’organisme.
Un jeûne intermittent doit être observé au minimum pendant 3 jours, le temps nécessaire pour assainir l’organisme. Il faut également noter que les cellules de l’intestin se renouvellent au bout de 72 heures.
Pour que le système immunitaire fasse entièrement peau neuve et que l’organisme soit nettoyé en profondeur, il faut opter pour un jeûne intermittent de 7 jours, à appliquer 2 fois dans l’année. Le début du printemps et la fin de l’automne constituent les périodes idéales pour se soumettre à un jeûne afin d’éliminer les toxines liées aux lourds repas ingérés durant l’hiver et pour préparer l’organisme à affronter la prochaine saison froide.
Le jeûne intermittent peut aussi se réaliser durant un week-end ou encore après l’enchaînement de plusieurs soirées alcoolisées. Ce régime alimentaire présente l’avantage de la flexibilité. Il peut facilement s’adapter aux besoins de tout un chacun.
Au-delà d’une semaine, le jeûne doit être pratiqué sous suivi médical ou avec l’accompagnement d’un naturopathe expérimenté.
En tout cas, quelle que soit la durée choisie, la période de jeûne doit être entamée progressivement afin d’éviter d’éventuels effets secondaires, tels qu’un mal de tête, des vertiges, une sensation de fatigue ou de la nausée. Pour commencer, il est conseillé d’opter pour un jeûne de quelques heures en décalant peu à peu l’heure du premier repas ou de la collation.
Il existe plusieurs manières de jeûner par intermittence, mais ces différentes variantes se basent sur un concept commun : le choix de la durée des phases de jeûne qui doivent s’alterner avec celles des repas selon un rythme fixe. Chaque personne choisit la forme qui lui convient le mieux en fonction de ses habitudes alimentaires et de sa routine de vie quotidienne.
À titre d’exemple, il est possible d’opter pour une période de 8 heures par jour pour manger et de jeûner pour le reste. Le choix de ne manger qu’un seul repas au cours de la journée, 2 fois par semaine, constitue une autre alternative.
Il existe 3 principales variantes du jeûne intermittent, à savoir :
la variante 16/8
la variante 36/12
la variante 20/4.
Il est vivement conseillé de consulter au préalable un professionnel de la santé, un naturopathe, un médecin ou un diététicien-nutritionniste avant d’entamer une période de jeûne pour éviter toute éventuelle contre-indication. À partir du moment où vous avez obtenu le feu vert du professionnel de santé, il ne vous reste plus qu’à choisir une approche quotidienne du jeûne à temps partiel en limitant votre alimentation à une période de 6 à 8 heures/jour.
Le jeûne intermittent 16/8
Il s’agit de la méthode de jeûne intermittent la plus courante. Elle consiste à s’abstenir de se nourrir pendant 16 heures d’affiliée et de manger pendant les 8 heures restantes de la journée. Vous devez, au choix, sauter le petit-déjeuner ou le dîner et n’ingérer que deux repas par jour en conservant les quantités que vous mangez d’habitude et en veillant à une alimentation équilibrée.
La variante 16/8 représente la solution la plus simple pour démarrer une période de jeûne par intermittence. Vous commencez à manger à midi, offrez-vous une collation à 16 h, puis dînez avant 20 h, de manière à ce que la phase de jeûne s’effectue durant le sommeil. Finir le dernier repas vers 17 h et prendre le petit-déjeuner le lendemain vers 9 h constitue une autre alternative.
Le jeûne intermittent 36/12
Si vous constatez que votre organisme supporte bien le jeûne et que vous vous sentez capable de jeûner pendant toute une journée, vous pouvez passer à cette variante. Elle consiste à ne se nourrir qu’un jour sur deux, pendant une plage horaire de 12 heures.
Exemple : vous commencez la période de jeûne en mangeant normalement de 8 h à 20 h et en jeûnant pendant 36 heures d’affiliée, c’est-à-dire la nuit suivante, le lendemain pendant toute la journée et une autre nuit. Vous ne recommencez à manger que le surlendemain à 8h.
Le jeûne intermittent 20/4
Cette variante propose un créneau de 4 heures pour s’alimenter suivi de 20 heures de jeûne. Cette méthode s’adresse aux sujets qui sont aptes à se priver de nourriture pendant une période assez longue.
Exemple : vous pouvez prendre un premier repas à 14 h et un dernier à 18 h. S’ensuit une période de jeûne jusqu’au lendemain à 14 h.
Pour un jeûne réussi, il est recommandé d’aller par étape. Si vous avez l’habitude de grignoter entre les repas, commencez par manger les 3 repas habituels de la journée en supprimant totalement le grignotage. Ensuite, adoptez un rythme assez facile de jeûne en vous nourrissant pendant 12 heures et en jeûnant pendant 12 heures. Augmentez au fur et à mesure le temps de jeûne (13/11 – 14/10...) si l’organisme réagit positivement à ce premier jeûne jusqu’à un rythme de 16/8.
Au fur et à mesure que votre corps s’adapte à la privation de nourriture pendant plusieurs heures en continu, vous pouvez passer à une autre variante qui préconise une période plus longue de jeûne.
Dans tous les cas, après les heures de jeûne, il importe que vous mangiez à votre faim sans restriction en privilégiant les légumes et les fruits, sans toutefois chercher à compenser les quantités des repas sautés.
Le jeûne intermittent n’implique aucune privation. À titre d’exemple, de nombreux régimes excluent la consommation de fromage, mais le jeûne à temps partiel autorise cet aliment. Pendant les heures de jeûne, il est recommandé de boire beaucoup afin de combler le manque en eau que le(s) repas sauté(s) auraient pu apporter. À la place de l’eau, vous pouvez boire des tisanes, des jus de fruits pressés à froid ou des bouillons de légumes.