À chaque pas, le talon puis l'avant-pied encaissent une partie du poids du corps. Sur un sol dur, en station debout prolongée ou lors de longues marches, ces chocs répétés fatiguent l'arche du pied et peuvent entretenir une gêne. Une semelle anti-choc ajoute une couche amortissante entre le pied et la chaussure. Selon les modèles, elle est en gel, en silicone ou en mousse qui s'adapte à l'empreinte du pied. Les semelles de ce rayon sont des produits de confort, à choisir selon la zone gênée : tout le pied, l'avant-pied ou le talon. Elles ne remplacent pas des semelles orthopédiques sur mesure.
Les matériaux en gel ou silicone sont souples, fins et se rapprochent de l'amorti naturel du coussinet graisseux du pied : ils conviennent bien aux zones d'appui localisées, comme l'avant-pied. Les modèles Epitact utilisent ainsi un gel breveté aux propriétés viscoélastiques. La mousse à mémoire de forme, utilisée par les semelles Airplus Ultra Work, épouse le pied sur toute sa longueur et aide à combattre la fatigue liée à la station debout. Les semelles de travail Scholl ExpertSupport misent sur l'absorption des chocs et le maintien. Pensez à l'épaisseur : une semelle trop épaisse peut serrer le pied dans un modèle étroit.
La métatarsalgie désigne une douleur sous l'avant-pied, au niveau des têtes des métatarsiens. Elle est souvent favorisée par des talons hauts ou un bout étroit, une station debout prolongée, un affaissement de l'avant-pied ou une déformation comme l'hallux valgus. Des callosités ou des durillons apparaissent parfois sur la zone d'appui. Un coussin plantaire glissé sous l'avant-pied répartit la pression et apporte du confort à la marche. Si la gêne est vive, apparaît brutalement ou persiste, un médecin ou un podologue recherchera la cause et pourra proposer des orthèses plantaires adaptées à votre pied.
Une gêne sous le talon, surtout aux premiers pas du matin, évoque souvent une inflammation du fascia plantaire, parfois associée à une épine calcanéenne, petite excroissance osseuse visible à la radio. Cette excroissance n'est pas toujours responsable de la gêne : c'est au médecin de faire le point. Une talonnette ou une semelle en gel qui soutient l'arche et amortit l'appui apporte un soulagement à la marche, sans traiter la cause. Le pied plat, lui, modifie la forme du pied et la répartition des appuis ; une demi semelle ou un coussin sous l'avant-pied ne suffit pas toujours, et des orthèses sur mesure peuvent être proposées par un podologue. Quelle que soit la situation, un étirement régulier du mollet et une bonne hygiène du pied restent des mesures complémentaires utiles.
Lors d'une activité sportive, chaque impact au sol se répercute sur la cheville, le genou et jusqu'à la colonne vertébrale. Pour la course à pied ou la randonnée, choisissez d'abord des chaussures de sport adaptées à votre activité et à votre pointure ; une semelle en gel ou un insert amortissant peut ensuite compléter l'amortissement d'origine, particulièrement sur sol dur. Vérifiez qu'elle ne réduit pas trop la place : un pied comprimé favorise ampoules et échauffements. Portez des chaussettes de bonne qualité, sans coutures épaisses, et renouvelez vos baskets quand l'amorti s'affaisse. Les semelles jambes légères Epitact, à billes de gel, ont un effet de massage à chaque pas. Une gêne qui s'installe à chaque sortie, touche une articulation ou un muscle, mérite l'avis d'un médecin du sport ou d'un podologue.
Retirez d'abord la semelle de propreté d'origine si possible, puis placez la nouvelle semelle bien à plat, talon au fond. Pour une semelle découpable, tracez le contour de l'ancienne semelle et coupez progressivement. Portez-la quelques heures les premiers jours pour habituer le pied. Côté entretien, suivez la notice : les protections hallux valgus Epitact, par exemple, se lavent en machine à 40 °C dans un filet et sèchent à l'air libre, sans repassage. Laissez-les sécher à part et remplacez-les quand elles sont tassées ou abîmées : un amorti usé ne protège plus.
Le diabète peut diminuer la sensibilité des pieds : une petite blessure, une callosité ou un frottement passent alors inaperçus. Avant toute utilisation d'une semelle ou d'un coussinet chez une personne diabétique, demandez l'avis de votre médecin ou de votre podologue. Inspectez chaque jour la plante des pieds et l'espace entre les orteils, avec un miroir si besoin. Choisissez des semelles qui ne créent pas de point de pression et des chaussures suffisamment larges. En cas de plaie, de rougeur ou de changement de couleur de la peau, consultez sans attendre : le pied diabétique est une situation où la prévention compte particulièrement.