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Quels traitements prendre quand on a envie de vomir ?

vendredi 27 juillet 2018

 

Souvent liés à des maladies bénignes et aussi passagères comme la gastro-entérite, les migraines ou le mal des transports, les vomissements sont des symptômes assez dérangeants. Quand ils sont accompagnés par d’autres manifestations, ils sont souvent liés à des pathologies graves, à l’instar de la méningite ou de l’occlusion intestinale qui en sont à l’origine.

 

Les nausées et les vomissements sont le plus souvent en relation avec des pathologies bénignes et passagères. Lorsqu’ils sont accompagnés d’autres symptômes, des maladies plus graves peuvent être en cause : méningite, occlusion intestinale…

 

Parfois sans raisons apparentes, des vomissements et nausées se font sentir. Il est souvent impossible de les prévenir et ces derniers sont concomitants bien qu’ils se présentent indépendamment selon les circonstances. Comment les traiter ? Voici un éclaircissement rapide sur le sujet.

 


 

mal au ventre

Définition

Le vomissement est un symptôme qui est le plus souvent précédé d’une nausée. Cette dernière se définit par une sensation plutôt désagréable qui survient au niveau de l’estomac et de la gorge. La nausée correspond à une envie brutale de vomir, d’où le terme usuel de mal de cœur qui est une sensation d’estomac barbouillé. Le vomissement est le fait de rejeter le contenu de l’estomac à travers la bouche. Le vomissement est surtout un genre de réflexe mécanique de défense de l’organisme qui vise à vider l’estomac. Généralement, ce sont les aliments ingérés qui en sortent, mais il peut aussi arriver que le vomi soit de la bile ou beaucoup plus rarement, du sang.

 

Les nausées et les vomissements sont ordinairement accompagnés d’un rythme cardiaque plus ou moins accéléré, de sueurs froides, de pâleur, d’un excès de salive dans la bouche, d’une sensation de malaise, de douleurs abdominales et parfois d’une diarrhée. Il faut noter que les vomissements récidivants qui surviennent au-delà d’une semaine sont considérés comme étant chroniques.

 

Le mécanisme

D’après les études, le vomissement se déroule en plusieurs phases. Cette manifestation débute d’abord par la fermeture du pylore. Celui-ci est l’orifice qui relie l’estomac et le duodénum. Vient ensuite la contraction de l’estomac et la contraction du diaphragme ainsi que des muscles abdominaux. Nous avons par la suite l’ouverture du cardia qui est un autre orifice reliant l’estomac à l’œsophage avant de finir par l’évacuation violente du liquide gastrique. Toutes ces coordinations en relation avec le vomissement sont commandées par un centre nerveux qui se trouve dans le cerveau.

 

Pour aboutir à un vomissement, ce centre nerveux est stimulé par des informations nerveuses périphériques qui viennent du tube digestif. Il peut s’agir d’une intoxication orale ou d’un trouble survenant dans l’oreille interne comme le mal des transports. Il n’est pas rare aussi que les informations venant même du cerveau, à savoir les pensées, les odeurs, les images ou les émotions déclenchent le vomissement. Toutefois, il est important de ne pas confondre le vomissement et la régurgitation.

En effet, la régurgitation est une remontée plutôt passive du contenu de l’estomac ou œsophagien dans la bouche, notamment sans effort de nausées ou de vomissements. Des régurgitations peuvent tout autant être présentes dans les reflux gastro-œsophagiens d’une personne adulte comme chez ceux du nourrisson.

 

Vomissements : les causes les plus communes

Les vomissements sont souvent accompagnés de nausées. Les causes sont variables en fonction de chaque individu. On recense cependant des causes communes. La grossesse est un facteur fréquent des vomissements et nausées surtout au début et vers la fin.

 

envie de vomir

 

D’autres causes sont aussi à noter : les mauvaises odeurs, dégoût, stress, vertiges, mal des transports, intoxication alimentaire, gastro-entérite, médicaments aux effets secondaires, migraine, fortes douleurs, les maladies du tube digestif, l’intolérance aux boissons alcoolisées à forte dose, méningite, hépatite et intoxication au monoxyde de carbone, les vomissements chez l'enfant ou vomissement chez le bébé en cas de gastro entérite par exemple. 

 

Comme mentionné auparavant, les nausées et les vomissements sont deux manifestations liées. Toutefois, il est possible que la personne puisse ressentir des nausées sans pour autant aller jusqu’à vomir, ou vomir sans présenter des signes de nausées. Quoi qu’il en soit, le vomissement est une sorte de réflexe qui commence habituellement par une hypersialorrhée ou une salivation excessive, accompagnée le plus souvent de sensations de nausées. Les différentes contractions du système digestif engendrent ensuite une expulsion plus ou moins inopinée du contenu de l’estomac par la bouche. C’est grâce à ce phénomène que le terme antipéristaltisme est souvent utilisé. Le péristaltisme est un mot employé pour désigner les contractions musculaires normales qui engagent les aliments à progresser tout au long du tube digestif.

 

Le vomissement est contrôlé par le cerveau, notamment par le biais du centre de vomissement qui se trouve dans le bulbe rachidien. L’action de vomir est caractérisée par des contractions violentes de la musculature abdominale ainsi que par celles du diaphragme. Les vomissements ne sont pas considérés comme étant une maladie. Il s’agit d’un symptôme qui peut survenir au cours d’un certain nombre de pathologies. Il est également crucial de bien distinguer les vomissements aigus des vomissements persistants ou chroniques. Le médecin peut déterminer la cause à partir des signes associés comme les douleurs, les troubles du transit, les maux de tête, les vertiges ou la fièvre. Il est aussi possible de définir le type de vomissement selon les conditions de survenue et/ou son type. Il peut se manifester par des jets, des aspects bileux ou alimentaires.

 

Dans la plupart des cas, les vomissements aigus sont généralement d’origine digestive. Ils sont susceptibles de se manifester lors d’un cas d’infection de type gastro-entérite ou aussi d’intoxication alimentaire pouvant être accompagnée de fièvre et de diarrhée. Néanmoins, ce genre de vomissement peut également être la conséquence d’une grossesse, d’un dégoût violent, du mal des transports ou de certains traitements comme la chimiothérapie qui nécessite la prise de médicaments plus ou moins puissants. Sans oublier les rares cas où le vomissement est aussi un signe annonciateur d’une pathologie neurologique. Pour ce cas précis, le vomissement peut survenir en jet sans aucun effort.

 

Le vomissement peut éventuellement être le signe d’une hypertension intracrânienne qui est elle-même due à une tumeur cérébrale ou à une encéphalite. Mais le vomissement peut également confirmer la présence d’une méningite, de migraines ou d’une maladie de Ménière. Outre ces pathologies citées, plusieurs autres maladies métaboliques, endocriniennes, digestives ou psychiatriques peuvent aussi entraîner les vomissements. Si ces derniers sont récurrents ou persistants, il est fortement recommandé de consulter un médecin. Par ailleurs, s’ils surviennent de manière violente ou s’ils contiennent du sang ou même qu’ils sont accompagnés par des douleurs aiguës avec un risque de déshydratation, il est crucial de se rapprocher d’un centre hospitalier pour une urgence.

 

En revanche, les vomissements répétés peuvent aussi être liés à la grossesse. D’ailleurs, c’est la principale cause des vomissements chroniques qui touchent près des 50 % des femmes enceintes, notamment durant le premier trimestre. Toutefois, ils peuvent en outre être liés à une anorexie et à une boulimie. Pour ces cas, les vomissements peuvent être provoqués. Mais l’anxiété tout comme une intoxication chronique au plomb ou saturnisme ou également une intolérance alimentaire comme celle associée au lactose sont aussi susceptibles de déclencher des vomissements.

 

Les conséquences des nausées et vomissements

Logiquement, les symptômes en rapport avec les nausées et les vomissements sont bénins et se dissipent d’eux-mêmes, surtout s’ils sont liés à une infection digestive aiguë. Cependant, si ces symptômes persistent et empêchent toute prise d’aliments, ils peuvent alors très rapidement engendrer un risque de déshydratation et une perte de poids. C’est d’ailleurs un cas qui peut souvent survenir chez les jeunes enfants. Il nécessite une hospitalisation en urgence. Notez aussi que les vomissements répétés peuvent endommager l’œsophage et ainsi déclencher une œsophagite douloureuse.

 

Traitements et conseils

En cas de vomissements, il est conseillé de se reposer, de ménager l’estomac et donner au corps un apport important pour combler les pertes.

 

Ainsi, buvez de l’eau pour éviter la déshydratation et recharger votre corps en sels minéraux. Si vous optez pour la seconde solution, il est aussi recommandé de consulter un médecin.

 

Le traitement varie en fonction de la gravité des causes du vomissement. Une grande partie des traitements est sur ordonnance et peut contenir une des substances suivantes : alizapride, métoclopramide, dompéridone, métopizamine.

 

comment traiter l'envie de vomir

 

Ce sont des médicaments dits antiémétiques avec des effets secondaires assez notables. Pour un traitement de courte durée, les médicaments anti-vomissement comme le vogalib à base de métopizamine est préconisé, mais sur les conseils d’un pharmacien.

 

Les médicaments à base de métoclopramide et dompéridone sont aussi des traitements efficaces contre les vomissements. Il faut cependant doser les prises et vérifier la quantité des substances présentes dans chaque médicament au risque d’être exposé à des effets indésirables graves. Il est donc indispensable de prendre l’avis d’un médecin.

 

Quelles peuvent être les solutions en cas de nausées et de vomissements ?

D’une manière générale, la solution va surtout dépendre de la maladie qui est en cause. De toute manière, la première mesure à adopter est la réhydratation. Le sujet devra alors boire de petites quantités de liquide, de préférence des solutions de réhydratation qui contiennent des électrolytes. Pour les vomissements qui sont liés à la grossesse, notamment ceux qui surviennent pendant le premier trimestre, il est crucial de surveiller la perte de poids. Il convient aussi d’en discuter avec le médecin traitant si cette perte s’avère être assez importante. Quelques traitements pourront alors être conseillés pour venir à bout du vomissement.

 

En fonction de la cause, un traitement à base de médicaments antiémétiques comme le métoclopramide ou la dompéridone peut être prescrit.

 

Qu’en est-il des vomissements qui surviennent chez l’enfant ?

nausée enfant

 

Chez les enfants, les vomissements sont généralement en rapport avec des maladies telles que la gastro-entérite. Ils peuvent aussi être dus à des situations particulières comme le mal des transports. Étant donné qu’ils sont assez fréquents chez les enfants, les vomissements ne doivent pas être pris à la légère pour éviter l’apparition de pathologies plus graves.

 

Quand le vomissement est occasionnel, il arrive que les origines soient multiples, surtout quand l’enfant n’a pas vraiment l’habitude de vomir. Par ailleurs, les intoxications médicamenteuses peuvent aussi être à l’origine des vomissements chez les jeunes. Mais, la cause fréquente chez les enfants de 3 à 10 ans est le mal des transports accompagné de nausées, de malaise et d’angoisse, notamment au cours des trajets en voiture avec des virages répétés. L’enfant devient alors émotif, sensible, anxieux et migraineux. En outre, les urgences chirurgicales sont aussi une hantise qui engendre les vomissements chez les enfants, pour ne citer que les interventions cliniques liées à l’appendicite, une occlusion intestinale, une hernie étranglée, une péritonite ou une torsion du testicule.

 

Chez les enfants, les causes du vomissement peuvent également être neurologiques, pour ne citer que les pathologies suivantes : méningite virale ou bactériologique, une hypertension intracrânienne, hémorragie cérébro-méningée comme la malformation vasculaire, épilepsie abdominale, migraine abdominale et vertige labyrinthique.

Après avoir subi un éventuel traumatisme crânien, les vomissements sont souvent considérés comme banals, se traduisant généralement par un léger œdème cérébral spontanément réversible. Toutefois, il faut se méfier d’un possible risque d’hématome extradural. Mais, il ne faut également pas oublier les autres causes possibles, à savoir l’hépatite virale, les gastro-entérites ou l’insuffisance rénale qui peuvent entrainer des vomissements. Pour un enfant diabétique, ce trouble peut provoquer un coma acido-cétosique ou une hypoglycémie.

 

Concernant les vomissements récidivants ou habituels, les causes principales chez l’enfant sont une possible malposition cardio-tubérositaire comme la hernie hiatale avec reflux gastro-œsophagien, une malformation intestinale qui pourra être confirmée par la radiographie, une insuffisance rénale ou une hypertension intracrânienne due à une tumeur cérébrale.

 

La pathologie des vomissements acétonémiques

Chez les enfants, la présence d’une odeur particulière de l’haleine doit nécessiter la recherche d’acétone dans les urines avec des bandelettes. Le but est de prévenir la survenue d’une crise d’acétone. Une éventuelle cétonémie est souvent mise en évidence par des bandelettes du genre Ketostix® ou encore par des comprimés Clino réactifs.

 

Concernant les symptômes, la majorité des enfants en période de jeûne est susceptible de présenter une cétonurie, notamment s’ils sont fébriles ou vomissent et n’arrivent plus à manger normalement. Le spécialiste en pédiatrie doit donc déterminer la cause de la fièvre. Généralement, elle provient d’une infection bénigne du genre rhino-pharyngite, d’une otite ou d’une pneumonie. Toutefois, il peut aussi s’agir d’autres infections plus graves comme une appendicite, une méningite ou bien d’autres encore. En effet, l’indigestion, la cétose de jeûne constatée le matin au réveil ou l’intolérance alimentaire en sont souvent les causes fréquentes. Sans mentionner que le diabète doit aussi être pris en compte.

 

enfant malade

 

Si l’on considère le fait que la cétose soit une maladie, sachez qu’il s’agit surtout de crises d’acétones qui se répètent de manière quotidienne. De ce fait, le pédiatre devra alors rechercher des types de pathologies métaboliques rares qui apparaissent de façon précoce nécessitant une prise en charge en urgence. Des signes sont souvent associés aux crises d’acétones. Citons les troubles neurologiques comme les convulsions, le coma ou l’ataxie, mais aussi le gros foie et l’hypoglycémie. Quoi qu’il en soit, les vomissements acétonémiques sont considérés par les scientifiques comme étant la vraie crise d’acétone. Il s’agit d’une affection de cause inconnue. C’est un genre de cétonurie accompagnée de vomissements qui survient chez les enfants de 2 à 8 ans. L’haleine acétonique qui se démarque par une odeur de pomme de reinette et la cétonurie constitue des éléments de diagnostic.

 

La cétonurie est habituellement associée à des céphalées, de la fièvre, des vomissements, des douleurs abdominales, des diarrhées, de selles décolorées qui sont aussi signent de crise de foie et de déshydratation. Les vomissements répétés sont incoercibles et le sujet ne supporte aucune présence de nourritures ou boisson dans son estomac. L’enfant est fatigué, abattu, irritable ou somnolent. Notez que ces crises se répètent de façon régulière et inquiètent souvent les parents. Parfois, le cas devient dramatique, notamment lorsque les troubles neurologiques comme les convulsions, les troubles de la conscience et un collapsus cardiovasculaire surviennent.

L’enfant qui en souffre est souvent anxieux, émotif et instable, sensible au mal des transports, aux migraines et aux symptômes d’allergies. Il n’est pas rare que sa maladie soit en relation avec des antécédents familiaux. La crise peut être déclenchée par le jeûne, un traumatisme, une émotion, un stress ou une cause inconnue. Sans complications, les troubles disparaissent généralement vers l’âge de 12 ans. Toutefois, ils sont habituellement remplacés par d’autres pathologies psychosomatiques comme la migraine, la spasmophilie ou les céphalées.

 

D’un point de vue scientifique, ces diagnostics doivent rester un diagnostic d’exclusion. En effet, les conséquences peuvent être catastrophiques si les vomissements acétonémiques sont avancés, alors qu’il s’agit en fait d’une méningite tuberculeuse, d’une tumeur cérébrale ou d’une éventuelle acidocétose diabétique. Pour plus d’assurance, il convient de considérer que c’est la répétition des crises et leur aspect stéréotypé qui permet de déterminer le diagnostic.

 

Comment traiter les vomissements chez l’enfant ?

En cas de vomissement de l’enfant, certains gestes sont parfois indispensables. Il est, par exemple, crucial d’aider l’enfant à vomir la tête penchée vers l’avant. Cela est nécessaire pour que l’enfant puisse régurgiter le maximum de contenus possibles. Il doit aussi éviter de se coucher tant qu’il est en train de vomir. L’enfant ne doit pas être forcé à manger, même si cela semble le soulager dans certains cas. Si les vomissements sont causés par un éventuel état de stress, il convient de le rassurer et de le détendre autant que possible. Ses proches doivent d’assurer une bonne hydratation de l’enfant, notamment en lui proposant de l’eau de manière régulière et en petites quantités.

 

Pour ce faire, il est tout à fait possible de diluer un petit sachet de sels d’hydratation, à condition de suivre à la lettre les instructions relatives à l’emploi du médicament. Un moindre doute ou un signe de déshydratation requiert une consultation clinique en urgence, étant donné que l’hydratation est primordiale en cas de vomissement répété. Dans tous les cas, les vomissements chez l’enfant doivent toujours inciter les parents à consulter un spécialiste ou du moins, un médecin généraliste.

Chez l’enfant, les médicaments contre les nausées et les vomissements ne sont pas recommandés sans avis clinique. Toutefois, en cas de mal de transport, les anti nauséeux antihistaminiques peuvent lui être préconisés sur conseil d’un personnel de la santé.

 

Quelques exemples et posologies de médicaments anti-vomissements

médicament envie de vomir

 

En cas de vomissement, le Primpéran ou métoclopramide est à prendre à une posologie de 10 gouttes par kg par jour. La Vogalène® ou métopimazine, est à utiliser à raison de 10 gouttes par kg par jour. Pour la Motilium ou dompéridone, le dosage est de ½ cuillère-mesure par poids de 5 kg ; 3 fois par jour.

 

A part les anti-nauséeux peuvent également aider à diminuer l’envie de vomir ainsi que la sensation de malaise. Ils sont souvent conseillés en cas de mal des transports ou d’infection. D’ailleurs, ils peuvent être indiqués pour tous les types de nausées. Certes, il existe différents médicaments, mais chacun est susceptible de causer des effets secondaires particuliers comme la somnolence, les maux de tête, la sécheresse de la bouche, la constipation, la diarrhée ou l’anxiété, etc. D’autres, incluant notamment les médicaments à base de dompéridone du genre Motilium et génériques, sont pourtant interdits aux enfants de moins de 12 ans.

 

Comment prévenir et traiter les vomissements ?

Une fois que les nausées atteignent leur summum, la plupart des personnes combattent l’urgence de vomir. Toutefois, les vomissements peuvent survenir pour plusieurs raisons, mais il est toujours préférable de les éviter pour ne pas risquer d’être assujetti à des désagréments plus ou moins sévères.

 

Pour prévenir les vomissements, il faut éviter de manger quand la nausée se fait ressentir. Si l’on doit quand même manger, il convient de s’abstenir de s’adonner à des activités physiques immédiatement après. Avant d’entreprendre un éventuel voyage, il est préférable de choisir une place où le mouvement est moindre lors du trajet. Choisissez si possible le siège avant de la voiture ou près de l’aile de l’avion. Dans tous les cas, une consultation médicale est à privilégier si les vomissements persistent.

 

Quelles sont les solutions naturelles pour soulager les vomissements ?

Sans vraiment recourir aux médicaments, il existe plusieurs alternatives qui permettent d’apaiser les symptômes liés aux vomissements. Tels sont, par exemple, le cas des plantes et autres substituts comme le gingembre. D’ailleurs, les Asiatiques ont su exploiter les propriétés curatives de ce végétal, il y a déjà des centaines d’années. Depuis, ils l’utilisent pour combattre un certain nombre de problèmes digestifs, incluant notamment l’envie de vomir. Pour bénéficier d’une petite cure afin de soulager les nausées et les vomissements, il suffit de prendre un morceau de racine de gingembre et de le mâcher calmement. Il s’avère que le gingembre est aussi un excellent antiémétique naturel. Si le goût du gingembre semble parfois être insupportable, il est conseillé de l’associer au miel dans une décoction.

 

solution naturelle pour soulager l'envie de vomir

 

Les feuilles de menthe sont également un allié précieux en cas de risque de nausées ou de vomissements. Au lieu de recourir à une tisane toute prête, il est possible d’en fabriquer du thé à la menthe « fait-maison ». Pour la préparation : trempez quelques feuilles de menthe séchées dans une petite tasse d’eau bouillante durant une heure. On peut aussi mâcher directement les feuilles de menthe fraîches pour soulager les envies de vomir.

 

Le vinaigre est également un remède efficace pouvant stopper les vomissements. Même si cela paraît un peu étrange, le vinaigre apaise vraiment les sensations de vomissements. Néanmoins, il convient de ne pas trop renifler le liquide, vu que cela peut éventuellement causer l’effet contraire. Ainsi, il est préférable de se boucher le nez avant de prendre une cuillère à café de vinaigre de cidre et de le diluer dans une demi-tasse d’eau. Il est aussi possible d’utiliser la solution en gargarisme afin de se débarrasser de l’horrible goût de vomi dans la bouche.

 

À part les plantes et le vinaigre de cidre, la cannelle peut aussi être utilisée en cas de vomissement. En effet, cette partie du végétal en question est un remède efficace pour combattre les vomissements ainsi que les nausées. D’ailleurs, cette plante est souvent conseillée aux femmes enceintes qui sont sujettes aux nausées, notamment lors de leurs premiers mois de grossesse. Pour bénéficier de ses propriétés anti vomitives, il suffit de tremper un petit morceau de cannelle dans une tasse d’eau bouillante durant environ une dizaine de minutes. Retirer ensuite le bâtonnet et sucrer l’infusion avec du miel avant de la boire à raison de trois fois par jour.

 

A propos de l'auteur

 

Laurence Silvestre, Docteur en Pharmacie

 

Titulaire d’un diplôme d’État de docteur en pharmacie, j’exerce la profession de pharmacien en officine depuis plus de 30 ans. J’utilise mon expertise acquise durant ma formation universitaire et la pratique continue de mon métier pour rédiger des articles de qualité à l’attention du grand public. Ces textes contiennent des conseils scientifiques et pharmaceutiques sur différents domaines liés à la santé, au bien-être et à la beauté. Mon expérience professionnelle me permet de vulgariser ces informations pour une meilleure compréhension de la part des patients. En savoir plus sur Laurence Silvestre.

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