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Une infection urinaire peut-elle se transformer en pyélonéphrite ?

mercredi 18 juillet 2018

La pyélonéphrite est une maladie plutôt grave qui atteint les reins. Il s’agit d’une infection bactérienne due à des complications d’une maladie urinaire, essentiellement la cystite. Souvent, les bactéries pathogènes commencent par attaquer les urines et remontent les cavités rénales. Voici les points importants à savoir sur la pyélonéphrite.

 

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Si la pyélonéphrite est une pathologie qui n’est pas toujours facile à repérer, elle est pourtant une maladie qui doit être détectée le plus tôt possible. En effet, la pyélonéphrite peut parfois provoquer une atrophie. Si des symptômes comme la fièvre, des douleurs dans la zone lombaire, des signes de cystites associées ou d’autres manifestations inquiétantes se font ressentir, il est indispensable de se rapprocher d’un médecin, car le sujet peut tout à fait être atteint d’une pyélonéphrite.

 

La pyélonéphrite est une infection d’origine bactérienne qui affecte les reins. Une forme chronique de cette pathologie est souvent constatée chez les nourrissons ou les enfants. Elle est habituellement diagnostiquée chez la gent féminine, notamment entre l’âge de 15 à 65 ans. La pyélonéphrite aiguë est assez fréquente chez la femme à la suite d’une cystite mal traitée. La prise en charge de cette maladie se focalise essentiellement sur l’usage des antibiotiques.

 

La pyélonéphrite, c’est quoi ?

La pyélonéphrite est une appellation médicale qui est utilisée lors d’un cas de pyélite et de néphrite associées. Il s’agit de deux types d’infections bactériennes qui affectent les reins. La pyélite touche surtout le bassinet, tandis que la néphrite concerne l’infection du parenchyme rénal. Ces deux structures sont capitales pour le bon fonctionnement de l’excrétion urinaire. La pyélonéphrite aiguë est la forme la plus à craindre d’une infection urinaire. Elle se démarque généralement par l’apparition de la fièvre. En somme, cette maladie est une atteinte infectieuse du tissu rénal. Elle est provoquée par des germes urinaires appelés entérocoques. Ces derniers sont présents à l’intérieur de la vessie.

 

D’après les recherches, une pyélonéphrite peut provenir d’un reflux. C’est-à-dire que les microbes arrivent à remonter dans la vessie à travers les uretères malformés pour ensuite se fixer sur la paroi interne des reins. Cependant, une pyélonéphrite peut également provenir d’une obstruction qui gêne l’écoulement des urines ou favorise la stagnation des urines. Sans oublier que cette pathologie peut en outre être provoquée par l’apparition des calculs rénaux.

 

À part tout cela, la pyélonéphrite peut aussi se produire sans ces malformations. Il arrive que quelques microbes comme l’Escherichia coli puissent présenter une adhésivité plus accentuée que d’autres au niveau de la muqueuse urothéliale. Étant assez agressifs, ces microbes peuvent causer des infections plus ou moins graves.

Selon les spécialistes, il existe jusqu’à présent deux formes de pyélonéphrites.

  • La première concerne la pyélonéphrite aiguë qui est souvent connue sous l’appellation de pyélonéphrite aiguë de l’adulte, résultant généralement d’une autre infection bactérienne.
  • La deuxième forme est la pyélonéphrite chronique, une forme qui peut être en rapport avec des anomalies anatomiques qui peuvent être détectées chez les nourrissons.

Les causes de la pyélonéphrite 

Une pyélonéphrite se manifeste généralement suite à une cystite mal soignée. Dans 80% des cas, la bactérie responsable est l’Escherichia coli. C’est une bactérie intestinale qui habite également l’anus de manière inoffensive. Beaucoup de facteurs favorisent son intrusion dans l’appareil urinaire, surtout chez les femmes, car leur méat se situe proche de la zone anale.

 

En savoir plus sur les causes de la pyélonéphrite

 

bacterie responsable de cystite

 

Une fois dans l’urètre puis dans la vessie, les germes deviennent pathogènes et entraînent des inflammations. Par manque de prise en charge précoce, les bactéries continuent leur chemin jusque dans les reins. On parle alors de pyélonéphrite, une maladie plus grave qu’une infection urinaire.

 

Une pyélonéphrite peut provenir de plusieurs causes, incluant, entre autres, une possible infection par voie ascendante. C’est le cas le plus courant et il survient à la suite d’une complication d’une infection bactérienne comme la cystite qui n’a pas été prise en charge ou qui n’est pas suffisamment traitée. Dans ce cas précis, les germes remontent le long du canal de l’uretère qui relie le rein à la vessie. Ces bactéries arrivent ensuite dans le rein et se propagent jusqu’à provoquer une pyélonéphrite.

 

Il n’est également pas rare qu’une pyélonéphrite résulte de la présence d’une stase urinaire qui accentue le développement d’une infection du rein. C’est en quelque sorte la conséquence d’une obstruction des voies urinaires qui peut être engendrée par un éventuel rétrécissement de l’uretère, mais aussi par des calculs urinaires, d’une tumeur au niveau de la vessie ou également d’une hyperplasie bénigne de la prostate.

 

Par ailleurs, une pyélonéphrite peut provenir des anomalies anatomiques qui peuvent provoquer un reflux urinaire au niveau du bassinet, favorisant ainsi le développement d’une infection.

 

Quels sont les symptômes de la pyélonéphrite ?

Cette infection rénale se reconnaît par l’apparition brutale d’une forte fièvre (39 à 40 °C) et d’une sudation anormalement abondante. Par ailleurs, la personne malade a des frissons qui s’apparentent à des décharges septiques.

 

Des douleurs abdominales et lombaires sont ressenties en même temps. Le sujet perd considérablement en force physique. Il y a la sensation de brûlure et de douleur à la miction.

 

Les urines sont troubles, deviennent plus foncées et sentent plus fort que d’habitude. Il peut arriver que l’infection cause une anurie ou un blocage de la production des urines. Dans ce cas, on peut considérer la présence d’une pyélonéphrite obstructive qui nécessite d’être soignée au plus vite.

 

La pyélonéphrite se manifeste habituellement par des signes d’une infection urinaire. Pour la pyélonéphrite aiguë, elle s’accompagne le plus souvent de brûlures lors de la miction, d’une envie fréquente d’uriner ou pollakiurie, des urines malodorantes ou des troubles avec apparition de pus, une présence de sang dans les urines ou hématurie, mais aussi une douleur lombaire.

 

En effet, une douleur plus ou moins unilatérale aux alentours de la zone lombaire est ordinairement constatée lors d’une pyélonéphrite. Elle peut parfois se diffuser jusqu’aux organes génitaux. Quelquefois, la souffrance est absente, notamment quand il s’agit d’une pyélonéphrite chronique.

 

Dans presque tous les symptômes de maladies comme le cas de la pyélonéphrite, la fièvre est un signe courant d’une infection. Cependant, il peut arriver qu’une pyélonéphrite ne provoque pas de la fièvre, en particulier lorsqu’il s’agit d’une pyélonéphrite chronique.

 

En savoir plus sur les symptômes de la pyélonéphrite

 

Qui sont les sujets concernés par la pyélonéphrite ?

La pyélonéphrite est une infection bactérienne qui est assez fréquente chez les femmes de 15 à 65 ans. Sa forme aiguë est le plus souvent détectée à la suite d’une cystite qui n’a pas été traitée convenablement. Cependant, cette maladie peut également être diagnostiquée chez des individus plus jeunes et aussi plus âgés, tous sexes confondus. La pyélonéphrite est surtout constatée chez les personnes de sexe masculin qui dépassent les 55 ans et qui présentent une hypertrophie bénigne de la prostate. Concernant la forme chronique de la pyélonéphrite, elle peut être diagnostiquée chez les nourrissons et les enfants.

 

Les facteurs favorisent la pyélonéphrite

Dans l’ensemble, il a été constaté qu’un certain nombre de facteurs sont susceptibles de favoriser le risque de pyélonéphrite. Il s’agit surtout de l’aggravation de certaines infections urinaires qui sont souvent causées par des troubles du transit, un manque d’hydratation, des relations sexuelles, des périodes prémenstruelles et post menstruelles. D’autres origines comme le manque ou l’excès d’hygiène de la partie intime, les prolapsus génitaux, la ménopause, la grossesse, le diabète et l’immunodépression sont aussi à considérer.

 

Comment traiter la pyélonéphrite ?

Cette pathologie touche principalement la gent féminine, des petites filles aux femmes âgées. Le traitement d’un cas non grave se fait par la prise des antibiotiques et des antalgiques si la patiente souffre de douleurs aiguës. Simultanément, il faut boire beaucoup d’eau et ménager son corps.

 

analyse infection urinaire

 

Si l’infection est plus compliquée, une hospitalisation devient alors incontournable. Le médecin prescrira le traitement adéquat selon la gravité de la situation. Mais avant, il faudra procéder à un ECBU pour déterminer la vraie source du problème. Dans tous les cas, une consultation médicale est indispensable dès l’apparition du moindre symptôme.

 

En savoir plus sur les traitements de la pyélonéphrite

 

La prise en charge d’une pyélonéphrite peut se concentrer sur le recours à une antibiothérapie dans la plupart des cas. Le traitement peut nécessiter l’usage d’un seul antibiotique ou d’une association de médicaments, dépendant de la gravité de la pyélonéphrite. Cependant, une pyélonéphrite peut aussi nécessiter l’usage d’antalgiques et d’antispasmodiques dans certains cas, notamment pour soulager certains symptômes. Sans mentionner qu’une hospitalisation est souvent à considérer en cas de pyélonéphrite compliquée ou qui survient chez des personnes sensibles.

 

D’un point de vue général, une pyélonéphrite demande une hospitalisation d’au moins 5 jours. Ce temps est nécessaire pour permettre de suivre un traitement qui vise à administrer par voie intraveineuse les antibiotiques, mais aussi pour trouver la cause de la pathologie et de déterminer l’impact de l’infection sur la vessie et les reins.

 

Parfois, une échographie ou une scintigraphie peuvent être envisagées. En l’absence de complication, les médecins prescrivent ordinairement 10 jours de prise d’un même antibiotique par voie orale, une fois que le patient est autorisé à rentrer chez lui. Une échographie des reins peut aussi être recommandée dans les six mois qui suivent le traitement afin de rechercher d’éventuelles cicatrices.

 

Toutefois, si une malformation est détectée et si les épisodes infectieux sont récidives, d’autres examens plus approfondis doivent être réalisés. Une cystographie est ainsi à prévoir. Elle est indispensable pour constater un éventuel risque de reflux. Dans ce cas, une opération pourra alors être proposée au patient.

 

Traitement par phagothérapie

Avec les avancées de la science et de la médecine, il existe désormais des traitements modernes et innovants qui peuvent s’avérer efficaces pour combattre certaines maladies. Tel est, par exemple, le cas de la phagothérapie qui requiert l’utilisation de virus bactériophages qui sont ordinairement appelés bactériophages ou tout simplement phages. Cette pratique est souvent employée pour traiter certaines pathologies infectieuses d’origine bactérienne, à l’instar de la pyélonéphrite. D’ailleurs, la phagothérapie semble être l’une des alternatives qui constituent une voie d’avenir pour les cas de résistance aux antibiotiques.

 

En Russie, en Géorgie et aussi dans plusieurs pays de l’Est, la phagothérapie a prouvé sa fiabilité dans le traitement de la pyélonéphrite. D’ailleurs, un test sur l’activité de deux compositions bactériophagiques commercialisées sur place a été entamé en Géorgie. L’étude portait sur une quarantaine de souches différentes d’E. coli. Ces deux composants se sont alors révélés bénéfiques pour une efficacité lytique, à un pourcentage qui atteint les 66 % à 93 %.

 

Au cours de l’essai en question, deux approches ont pu être envisagées. La première consiste à une éventuelle administration d’un cocktail de phages standard spécifiques à la maladie ou au type de bactérie pathogène. La deuxième vise à sélectionner et à cultiver les phages lytiques pour la bactérie particulière. De ce fait, dans le test mentionné auparavant, après avoir adapté le cocktail le moins efficient par l’exposition de ses bactériophages de façon répétée aux souches d’E. coli plus ou moins résistantes, les bactériophages se sont adaptés aux bactéries résistantes. Il a été constaté que leur efficacité lytique était passée de 66 % à 93 %.

 

Malheureusement, la phagothérapie n’est pas encore dans la ligne de mire des autorités françaises et les autres pays occidentaux. Cependant, elle fait déjà l’objet de nombreuses études et essais cliniques.

 

Comment prévenir la pyélonéphrite ?

Dans un contexte général, il est possible de prévenir plusieurs cas de pyélonéphrite, notamment en limitant au mieux le risque d’infection urinaire. Pour ce faire, un certain nombre de conseils est à considérer, incluant l’habitude à avoir une hydratation convenable, des mictions régulières, des mictions à privilégier après un rapport sexuel, une hygiène intime conforme et adaptée, un essuyage d’avant en arrière après avoir évacué la selle et de bonnes habitudes alimentaires qui visent à améliorer le confort digestif et intestinal.

 

En clair, une bonne hygiène de vie et des gestes simples peuvent parfaitement prévenir la pyélonéphrite. Comme indiqué, il convient de bien s’hydrater tout le long de la journée en buvant au moins 1,5 litre d’eau. Cela va permettre de favoriser l’élimination des toxines à travers l’évacuation des urines, étant donné que les microbes ne vont pas avoir le temps de stagner dans la vessie. Il est également indispensable de lutter de manière efficace contre la constipation en incorporant régulièrement des fibres dans l’alimentation quotidienne.

 

Si le sujet présente des risques de cystites, récidive, il convient de l’inciter à uriner après chaque rapport sexuel. En effet, la stagnation de microbes d’origine vaginale dans la vessie serait parfaitement susceptible de contaminer la vessie durant le rapport. En revanche, chez l’enfant et l’adulte, il est recommandé de vider la vessie au moins 5 fois par jour tout en essayant de ne pas se retenir d’uriner.

 

Il est également conseillé d’adopter certains bons réflexes avec les nourrissons. Avec ces derniers, il faut être très attentif aux signes que peut envoyer le nouveau-né, à savoir le fait qu’il ne tète pas suffisamment, s’il a des difficultés à prendre du poids, s’il devient de plus en plus grognon, s’il devient plus pâle que d’habitude. Il en est de même s’il présente une poussée de fièvre non expliquée, si ses urines deviennent colorées ou dégage une odeur inhabituelle ou qu’elles contiennent du sang, s’il pleure lorsqu’il urine ou encore s’il est assujetti à des vomissements, de diarrhée ou de douleurs abdominales.

 

Il n’est pas également rare que le nouveau-né soit touché par une pyélonéphrite qui n’a pas suffisamment été détectée plutôt. De ce fait, la maladie peut parfois altérer de manière considérable les fonctions de ses reins et peut même représenter une véritable urgence avec un risque potentiel de septicémie dans les cas graves. En cas d’apparition de fièvre inexpliquée, notamment sur le bébé qui a moins d’une année, il est impératif d’aller aux urgences.

 

Comment traiter la pyélonéphrite naturellement ?

canneberge

 

L’infection des reins, notamment la pyélonéphrite, est généralement causée par une infestation bactérienne qui touche le tractus urinaire de la vessie, passe par l’uretère pour finir dans les reins. La pyélonéphrite peut tout aussi bien affecter les deux reins en même temps.

 

Un certain nombre de symptômes communs liés à une infection rénale concerne la douleur au niveau du côté ou du bas du dos où se trouvent les reins. Elle est généralement accompagnée de douleurs abdominales, de nausées, de vomissements, de fièvre, de sensations de brûlure durant la miction, d’un besoin fréquent d’aller uriner, de changement de couleur de l’urine et de l’apparition d’une douleur au-dessus de l’os pubien.

 

Si elle n’est pas traitée à temps, l’infection des reins peut engendrer des complications graves et endommager définitivement les reins. Heureusement, il existe des moyens simples et assez pratiques pour prévenir ou traiter une pyélonéphrite. L’augmentation de la consommation d’eau ou autre liquide, par exemple, est une solution efficace qui peut vraiment aider quand on souffre d’une infection rénale comme la pyélonéphrite. Non seulement cette mesure permettrait de réduire les symptômes, mais elle favorise aussi le rétablissement rapide. L’eau est un élément essentiel à l’organisme pour l’élimination des bactéries, des déchets et des substituts toxiques qui s’accumulent dans les reins.

 

Ainsi, il est recommandé de boire au mois jusqu’à 10 verres d’eau par jour, mais il est également possible de boire 1 à 2 verres d’eau de coco ou du jus citron de manière quotidienne. Il est aussi conseillé de boire régulièrement des jus de fruits et de consommer des légumes afin que l’organisme puisse bénéficier de toutes les vitamines et des minéraux indispensables pour lutter contre les infections.

 

Parmi les jus à privilégier figure, entre autres, le jus de canneberge. Ce dernier est d’ailleurs réputé pour faire du bien aux reins. En effet, en boire rend l’urine plus acide, empêchant ainsi les bactéries de prospérer sur la paroi de la vessie, ce qui permet de diminuer le risque d’infection. Pour bénéficier de ses bienfaits, il est conseillé de boire un verre de jus de canneberge sans ajout de sucre, de manière régulière. Toutefois, une consommation en excès ou de manière prolongée peut parfois provoquer des effets secondaires, comme le risque de développer des calculs rénaux. Il faut noter que la canneberge contient de l’oxalate.

 

D’après les naturopathes, le jus de persil agit comme un nettoyant pour les reins en favorisant l’augmentation du flux de l’urine. Ce qui veut dire que ce jus peut tout aussi bien aider l’organisme à éliminer les toxines nocives et les micro-organismes qui stagnent à l’intérieur des reins. De ce fait, il est recommandé d’ajouter 1 cuillère à soupe de persil frais écrasé ou de persil séché dans 1 tasse d’eau bouillante. Laisser infuser environ 5 minutes puis laisser refroidir avant d’égoutter. La solution est à boire à raison de 2 fois par jour durant quelques semaines pour traiter une infection rénale.

 

Certes, le persil peut être utile pour soigner les symptômes d’une infection rénale. Cependant, il est conseillé de consulter un médecin avant d’utiliser cette plante, étant donné qu’elle peut interagir avec certains médicaments.

 

Lors d’une éventuelle pyélonéphrite ou dans le cas d’une autre infection rénale, une douleur dans le bas-ventre, le dos et les hanches peut être ressentie assez fréquemment. Pour la soulager, l’application de compresses chaudes est conseillée afin de réduire la souffrance, mais aussi de détendre les muscles de l’abdomen et atténuer la pression de la vessie. Les compresses aideront également à diminuer l’inflammation. L’idéal c’est de préparer une bouteille d’eau chaude ou aussi de chauffer un coussin chauffant à basse température. Placer ensuite le dispositif sur la partie inférieure de l’abdomen, le dos et les hanches durant quelques minutes. Répéter l’opération autant de fois que nécessaire.

 

À part les jus, l’eau et les compresses, le yaourt est aussi un remède efficace pour prévenir la pyélonéphrite, notamment en raison de ses innombrables propriétés. Grâce à ses composants antioxydants et ses probiotiques, il est tout à fait possible de recourir au yaourt pour traiter une infection rénale. Les bactéries vivantes contenues dans le yaourt sont capables d’inhiber l’adhésion des bactéries aux cellules épithéliales du tractus urinaire. De plus, le yaourt est connu pour son pouvoir stimulant sur le système immunitaire.

 

Ainsi, il convient de manger jusqu’à 3 tasses de yaourt nature quotidiennement. Sans oublier de mentionner qu’il est possible d’y ajouter des fruits riches en fibres tels que les pommes. Un smoothie savoureux à boire à raison de 1 ou 2 fois par jour fera parfaitement l’affaire pour les enfants.

 

Par ailleurs, la vitamine C contenue dans certains fruits peut aussi aider le système immunitaire à combattre l’infection urinaire comme la pyélonéphrite. Elle agit en relevant les niveaux d’acides dans les reins, ce qui rend le développement des bactéries à l’origine de l’infection difficile. Afin d’apporter assez de vitamine C dans l’organisme, il est conseillé de manger des nourritures ou des fruits riches en cette vitamine, à l’instar des oranges, des pamplemousses, des kiwis, des brocolis, des poivrons, des fraises, des choux, des tomates ou encore des pommes de terre.

 

S’il existe un remède à base de plante qui est populaire et qui permet de combattre la pyélonéphrite, c’est surement la racine de guimauve. En effet, cette plante possède des propriétés diurétiques qui permettent de favoriser l’augmentation du flux de l’urine. Ainsi, les toxines et les substituts nocifs qui résident dans la vessie vont être évacués du corps. De plus, la guimauve est aussi célèbre pour ses vertus antioxydantes qui permettent de protéger les cellules, incluant les cellules au niveau du tractus urinaire des dommages des radicaux libres.

 

Pour bénéficier de ses bienfaits, ajoutez 1 cuillère à soupe de racines ou de feuilles séchées de guimauves dans une tasse d’eau chaude. Laisser la décoction reposer jusqu’à 10 minutes avant de tout filtrer. Il convient de boire jusqu’à 4 tasses de la solution de manière quotidienne jusqu’à ce que l’infection guérisse.

 

Le vinaigre de cidre s’avère aussi être une solution efficace pour le bon fonctionnement des reins. En effet, ce liquide contient de l’acide malique qui possède des propriétés antibactériennes. De plus, le vinaigre de cidre est nécessaire pour le maintien de l’équilibre des niveaux de pH dans l’organisme et est capable d’empêcher la propagation de l’infection.

 

Quelques conseils supplémentaires

Pour ne pas risquer d’être atteinte d’une pyélonéphrite, il est toujours indispensable de prendre particulièrement soin de l’hygiène personnelle. Un corps sain est plus apte à empêcher la pénétration des bactéries. En outre, les aliments riches en phosphore et en potassium sont à éviter autant que possible, notamment en cas de pyélonéphrite. L’utilisation de l’huile d’olive vierge ou extra-vierge est à privilégier pour éviter les problèmes rénaux. Il convient également de vider la vessie dès que l’on ressent l’envie d’uriner..

 

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A propos de l'auteur

 

Laurence Silvestre, Docteur en Pharmacie

 

Titulaire d’un diplôme d’État de docteur en pharmacie, j’exerce la profession de pharmacien en officine depuis plus de 30 ans. J’utilise mon expertise acquise durant ma formation universitaire et la pratique continue de mon métier pour rédiger des articles de qualité à l’attention du grand public. Ces textes contiennent des conseils scientifiques et pharmaceutiques sur différents domaines liés à la santé, au bien-être et à la beauté. Mon expérience professionnelle me permet de vulgariser ces informations pour une meilleure compréhension de la part des patients. En savoir plus sur Laurence Silvestre.

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