Nicotine

Questions & réponses

Qu'est-ce que la nicotine et comment agit-elle sur le corps ?

La substance appelée nicotine est un alcaloïde naturel principalement trouvé dans les feuilles de tabac. Lorsque vous fumez une cigarette, la nicotine est absorbée dans le sang à travers les poumons et atteint rapidement le cerveau en quelques secondes. Là, elle active les récepteurs nicotiniques de l'acétylcholine, un neurotransmetteur qui joue un rôle dans la concentration, la vigilance et le contrôle de la douleur. C'est cette stimulation qui rend la nicotine si addictive. La consommation régulière de nicotine modifie les circuits neuronaux, ce qui explique pourquoi arrêter de fumer peut entraîner des symptômes de sevrage. De façon intéressante, la nicotine peut également avoir certains effets bénéfiques, tels que l'amélioration de certaines fonctions cognitives, bien que les risques pour la santé associés à son usage par le tabac dépassent de loin ces avantages. Il est crucial d'utiliser des produits permettant de réduire ces risques lorsqu'on souhaite arrêter, contrairement à l'utilisation continue de tabac.

Quels sont les traitements disponibles pour arrêter de fumer ?

Il existe plusieurs traitements médicamenteux pour le sevrage tabagique qui aident à réduire la dépendance à la nicotine et les symptômes de sevrage. Les substituts nicotiniques, tels que les gommes, les patchs et les inhalateurs, fournissent de la nicotine à faibles doses pour diminuer graduellement la dépendance sans exposition aux substances nocives du tabac. D'autres options incluent des médicaments non nicotiniques comme la bupropion et la varénicline, qui agissent sur les récepteurs nicotiniques pour diminuer les envies de fumer. Les thérapies comportementales sont aussi cruciales pour aborder les dimensions psychologiques de la dépendance. Ces approches complémentaires augmentent les chances de succès. Adopter un programme structuré qui combine à la fois le soutien médicamenteux et comportemental peut être particulièrement efficace pour réussir son sevrage tabagique.

Comment utiliser correctement un patch à la nicotine ?

Pour ceux qui choisissent les patchs de substitution nicotinique, une bonne utilisation est essentielle pour maximiser l'efficacité et minimiser les effets secondaires. Tout d'abord, il est recommandé de choisir une zone sèche, propre et sans poils de la peau, comme l'avant-bras ou le torse latéral. Avant d'appliquer le patch, nettoyez et séchez la peau pour assurer une adhérence optimale. Changez de zone d'application chaque jour pour éviter les irritations cutanées. Le patch doit être appliqué à la même heure chaque matin pour maintenir un taux constant de nicotine dans le sang. Évitez de le porter pendant plus de 24 heures et retirez-le avant de vous coucher pour certains modèles si des troubles du sommeil se manifestent. L'utilisation du patch doit être suivie et supervisée régulièrement pour ajustements si nécessaires selon votre progression dans le sevrage.

Quels sont les avantages d'arrêter de fumer ?

Les bénéfices liés à l'arrêt du tabac sont nombreux, tant pour la santé physique que pour le bien-être mental et social. Immédiatement après avoir arrêté, la pression artérielle et la concentration de monoxyde de carbone dans le sang commencent à diminuer. À long terme, les risques de maladies cardiovasculaires et respiratoires ainsi que de différents cancers diminuent significativement. Arrêter de fumer améliore également le sens du goût et de l'odorat et procure une énergie augmentée par une meilleure oxygénation du corps. En outre, les améliorations esthétiques sont notables, avec une peau de meilleure apparence, des dents plus blanches et une réduction des odeurs de tabac sur les vêtements et l'haleine. Sur le plan social et financier, les relations avec les proches s'améliorent souvent, et l'économie réalisée en ne dépensant plus pour le tabac est substantielle.

Y a-t-il des alternatives naturelles pour aider à arrêter de fumer ?

De nombreuses personnes explorent les méthodes naturelles d'arrêt du tabac comme un complément ou une alternative aux traitements classiques. Par exemple, le clou de girofle est réputé pour ses propriétés anesthésiques et la capacité à réduire les envies de fumer en mâchant. L'acupuncture et l'hypnose sont d'autres méthodes naturelles qui ont montré des résultats prometteurs chez certaines personnes en aidant à gérer les symptômes de sevrage. Les exercices de respiration profonde, la méditation, et les pratiques de relaxation comme le yoga peuvent réduire le stress lié au sevrage, un déclencheur fréquent des rechutes. Toutefois, bien que ces méthodes puissent être bénéfiques en complément de traitements éprouvés, il est essentiel de consulter un professionnel de santé pour personnaliser votre approche selon votre état de santé particular et vos besoins spécifiques.

Le tabagisme touche une personne sur deux entre 18 et 34 ans. Causant une forte dépendance, la nicotine est la substance qui en est responsable. En effet, il est très difficile de s’en défaire, car cette substance touche directement les neurotransmetteurs du cerveau causant une forte dépendance psychologiquement et physiologiquement. D’ailleurs, 58 % des fumeurs actifs veulent arrêter, mais n’y arrivent pas encore. Pour les aider dans cet objectif, la nicotine est à administrer sous plusieurs formes.

 

Présentation de la molécule

La nicotine est une substance extraite de la plante nicotiana tabacum, la plante de tabac. Cet alcaloïde est présent dans de nombreuses plantes de la famille de solanacées. Des légumes comme l’aubergine ainsi que les fruits comme les tomates peuvent en contenir en petite quantité. 

 

Elle a été découverte et isolée au début du XVIIe siècle par des scientifiques allemands. Sa formule brute est de C10H14N2 connue sous le nom de (S)-3 — (1-méthyl - 2-pyrrolidinyl) pyridine. Cet alcaloïde est utilisé comme psychotrope puissant, car elle atteint très rapidement le système nerveux par rapport à d’autres substances (comme les stupéfiants).

 

Des données sur la quantité de nicotine absorbée par l’organisme

La cigarette contient environ 7 à 12 mg de nicotine, dont 1 à 3 mg assimilés par l’homme. Cette quantité peut varier selon plusieurs facteurs comme l’âge, le sexe, le degré de dépendance et les capacités pulmonaires. Un fumeur régulier et dépendant absorbe entre 20 et 40 mg de nicotine par jour. 

 

L’aubergine contient 0,1 mg de nicotine pour 100 g. La purée de tomate 0,05 pour 100 g et le chou-fleur 0,016. Une personne non-fumeurs peut absorber jusqu’à 0,1 mg de nicotine dans une salle remplie de fumeurs pendant 3 heures. D’ailleurs, les personnes qui veulent arrêter de fumer doivent enrichir leur alimentation avec des légumes. 

 

Il n’y a pas de dose mortelle de nicotine, mais quelques recherches ont pu prouver que 60 mg de nicotine ingérée directement peut avoir des effets néfastes sur le fonctionnement du système nerveux. La nicotine est éliminée par l’organisme après 8 heures avec une demi-vie de 2 heures environ. La quantité de nicotine dans le sang est donc toujours importante, favorisant ainsi la forte dépendance. Le sommeil peut aider l’organisme à éliminer rapidement cette substance. C’est pour cette raison que les fumeurs ont toujours envie d’une cigarette au réveil.

 

D’autres produits pharmaceutiques contiennent aussi une bonne quantité de nicotine. Ces produits sont en effet des substituts nicotiniques, utilisés pour aider la personne à arrêter de fumer en compensant ses besoins nicotiniques. Les patchs nicotiniques contiennent environ 15 mg de nicotine, soit environ 15 cigarettes par jour. Des tablettes peuvent en apporter 1 mg. Bien évidemment, l’absorption de la nicotine par d’autres voies d’administration est faible par rapport à l’inhalation. 

 

Effets de la nicotine sur l’organisme

La nicotine absorbée par l’inhalation atteint 2 à 3 fois plus vite le cerveau par rapport à d’autres administrations (même intraveineuse). Elle peut atteindre le système nerveux en moins de 20 secondes. C’est pour cela que les personnes en manque se soulagent très vite après une simple bouffée. Comme elle est hydrosoluble et lipophile, la quantité qui atteint le système nerveux est faible quand elle est administrée par d’autres voies. 

Dès que la nicotine se fixe aux récepteurs acétylcholines, elle libère de nombreux neurotransmetteurs qui vont agir directement sur l’organisme.

  • La dopamine

La dopamine est le neurotransmetteur le plus addictif pour le système nerveux. La quantité libérée par l’organisme n’est pas variable, mais la libération est liée directement à une activité (par rapport à une autre). La joie, le plaisir ou d’autres activités stimulantes sont liés à la sécrétion de dopamine. Fumer une cigarette est, par exemple, une activité qui va la libérer et le corps va lier la sécrétion de dopamine par l’absorption de la nicotine et le geste de fumer. Quand la personne ne fume pas, il y a une double dépendance : physiologiquement, car le corps requiert de la nicotine et psychologiquement, car le geste de fumer est devenu une habitude. Le manque de dopamine peut causer l’ennui, la déprime, le manque d’appétit et la perte de vitalité. 

  • La noradrénaline

La noradrénaline est un neurotransmetteur du système nerveux sympathique. C’est un précurseur de l’adrénaline. Quand elle est libérée, la noradrénaline peut causer l’excitation, la vigilance, l’apprentissage et le sommeil. D’ailleurs, elle peut aussi causer l’augmentation du rythme cardiaque, la dilatation des pupilles et le ralentissement des mouvements intestinaux. Le manque de noradrénaline dans l’organisme est aussi la cause de manque de plaisir, de manque de vitalité, des problèmes de concentration et de l’insomnie.

  • L’acétylcholine

L’acétylcholine est un neurotransmetteur qui agit directement sur la capacité de mémoire (à court ou à long terme) de l’individu. Une baisse d’acétylcholine dans l’organisme est susceptible de causer des tremblements, un trouble de la concentration, mais surtout des trous de mémoire. 

  • La vasopressine

Comme l’acétylcholine, la vasopressine est un neurotransmetteur qui impacte la capacité de mémorisation de l’individu. Elle augmente aussi la concentration de l’eau dans l’organisme. 

  • Le bêta-endorphine

Le bêta-endorphine est un neurotransmetteur anxiolytique. Sa présence dans l’organisme va donc aider l’individu à lutter contre l’anxiété et l’hypertension artérielle. Un manque de bêta-endorphine peut causer l’irritation, l’anxiété et d’autres comportements violents.

La nicotine ne va pas directement sécréter ces neurotransmetteurs. En effet, ce sont l’organisme et le système nerveux qui vont associer la nicotine avec leur libération. Ainsi, en cas de manque de nicotine, l’organisme n’arrive pas à les libérer.

 

Lutte contre la dépendance à la nicotine

Pour aider les gens à lutter contre la dépendance, le traitement se fait pas à pas. En effet, le sevrage peut entraîner des troubles de la santé et du comportement et une rechute peut augmenter cette dépendance.

 

Le traitement se fait donc par la diminution petit à petit de la quantité de nicotine à absorber. La variation du mode d’administration est aussi de mise. Ainsi, si la personne fume 10 cigarettes par jour, cela fait 10 à 15 mg de nicotine. Il faut utiliser par exemple 1 patch de 10 mg et 5 tablettes de 1 mg. Pour la dépendance au geste, l’utilisation des vapoteuses sans nicotine est conseillée. 

 

En tout cas, le suivi d’un spécialiste pour lutter contre la dépendance au tabac est encouragé. Pour cela, vous pouvez appeler le 3989 (appel non surtaxé) pour bénéficier d’un suivi et d’un soutien gratuit pour vous aider à arrêter de fumer. 

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