L’huile essentielle millepertuis ou l’huile de canterions

L’huile essentielle millepertuis est obtenue à partir de la méthode par pression à froid ou par macération des sommités fleuries de cette plante. Il s’agit d’une préparation pharmaceutique qui doit être utilisée par onction, massage ou application locale. Sa formule comporte donc des sesquiterpènes, des monoterpènes, des hydrocarbures, des monoterpénols et des sesquiterpénols. 

  • Les vertus de l’huile essentielle millepertuis

De ce mode d’emploi, cette lotion concerne surtout le domaine cosmétique et médicinal. Pour cette dernière, ses effets se révèlent durant l’usage cutané ou externe, notamment sur la peau, sur les cheveux et sur les ongles. Ils sont en général liés aux propriétés émollientes, adoucissantes, apaisantes, antirides, régénératrices et antalgiques du millepertuis. En ce qui concerne la deuxième sphère, l’huile essentielle millepertuis déploie toute sa capacité avec ses activités anti-inflammatoires, cicatrisantes, antalgiques, décongestionnantes, antibactériennes et antiprurigineuses. Grâce à ses différentes propriétés, son action permet de soigner plusieurs types de maladies. Elle soigne donc les brûlures légères, l’acné, la courbature, les contusions, les démangeaisons cutanées, les douleurs locales, l’inflammation locale et musculaire, et l’irritation cutanée. 

  • Posologie de l’huile essentielle millepertuis

De sa forme de présentation, l’utilisation de l’huile essentielle de millepertuis révèle la grande partie de ses propriétés avec un usage par voie cutanée. Toutefois, en raison de certaines affections, il est possible de l’utiliser par voie orale. Seulement pour cette pratique, il faut éviter de l’ingérer à l’état pur. Afin de tirer profit de son effet à travers l’administration interne, il convient de l’associer en synergie avec du miel ou de l’huile d’olive.

 

Pour une application locale, l’huile essentielle de millepertuis apaise les coups, les traumatismes et les muqueuses enflammées. Psychiquement, elle permet d’améliorer l’équilibre nerveux d’une personne puisqu’elle soulage le système nerveux central. Durant le traitement de ses affections, il faut mélanger 20 % de cette lotion dans une huile végétale puis l’appliquer directement sur la peau. 

 

Par voie orale, l’huile de canterions peut traiter les affections qui attaquent la zone buccale et intestinale. Elle combat les stomatites, les colites, les gastrites, l’ulcère, les cystites et l’entérite. Pour soigner ces maladies, la posologie recommande 1 goutte de cette huile dans une cuillère à café d’huile d’olive, de miel ou de la purée d’amandes. Il faut prendre cette dose 2 à 3 fois par jour pendant 7 jours au maximum. 

 

Quels sont les autres produits thérapeutiques à base de millepertuis ?

Outre l’huile essentielle, le millepertuis se fait aussi connaître sous d’autres présentations. Sur le marché, les formes les plus répandues regroupent les tisanes, les poudres, les teintures mères et les crèmes. Ce sont en effet des produits concoctés en laboratoires et prêts à être utilisés. 

 

Parmi ces dispositifs thérapeutiques, on rencontre donc le Teinture-mère Millepertuis Bio — Hypericum —50 ml — Ladrôme. Il s’agit d’un remède naturel idéal pour garder la bonne humeur. Ensuite, il existe le Millepertuis — Hypericum perforatum — Plante coupée Bio. Ce produit peut aussi être utilisé pour améliorer l’humeur d’une personne dépressive. Moins connu, le Millepertuis en poudre —500 g s’avère également être le meilleur allié pour soigner l’état dépressif. Sous forme de gélule, le Millepertuis Dieti Natura est un complément alimentaire. Antistress, son effet consiste à apporter une relaxation optimale et à agir sur l’humeur en cas de dépression. Souvent utilisées dans le domaine cosmétique, les crèmes au millepertuis ont pour mission d’adoucir la peau et de soigner les affections superficielles cutanées. C’est donc le cas de la Crème au millepertuis Johanniskraut-Creme. Ce produit mélange la molécule de millepertuis avec d’autres substances comme l’huile essentielle d’amandes douces, les germes de blé et germes de maïs, etc.

 

Interaction du millepertuis avec d’autres plantes médicinales et d’autres produits

 Avec d’autres variétés de plantes, l’effet du millepertuis présente des risques pour la santé. Durant le traitement avec cet actif, il faut éviter de prendre le ginkgo, la valériane, l’aubépine et la passiflore. 

 

L’interaction du millepertuis avec certains dispositifs médicaux pourrait provoquer des effets inattendus. C’est pour cela que ses molécules ne doivent pas être associées avec des compléments alimentaires comme le 5 — TH et la SAM-e. Cette règle s’applique également dans le cadre d’un contraceptif oral. 

 

Bien qu’il soit aujourd’hui commercialisé librement, le millepertuis ne doit pas être pris à la légère. Cet actif n’est pas une simple tisane antidépresseur que l’on pourrait consommer à tout moment. Il faut prendre en compte que son association avec certains types de médicaments pourrait occasionner l’apparition d’effets néfastes pour l’organisme. Cela affecte également la concentration plasmatique et l’effet de ces médicaments. Effectivement, l’utilisation de cette molécule ne peut pas être combinée avec celle d’une antivitamine K, d’une ciclosporine, d’une digoxine, d’une théophylline, d’une carbamazépine, d’une phénytoïne ou des antimigraineux. 

 

Comment utiliser le millepertuis ?

Généralement, la posologie traditionnelle préconise qu’il faille prendre une préparation de millepertuis pendant les principaux repas. L’utilisation en dehors de ce cadre pourrait provoquer des troubles gastriques.

 

Pour le cas d’une dépression que ce soit légère ou majeure, le traitement se prolonge entre 2 à 4 semaines jusqu’à ce que l’état du patient s’améliore. Si l’actif ne montre aucun effet au bout de cet intervalle, il faut demander conseil auprès d’un médecin. 

En revanche, le dosage dépend de la forme de présentation lorsqu’il s’agit de douleurs névralgiques, de plaies douloureuses au niveau des mains et des brûlures au premier et deuxième degré. Avec un extrait liquide, il faut utiliser 1 à 2 ml par prise, trois fois par jour.

 

Pour un extrait standardisé solide, la dose idéale est de 300 mg à répéter 3 fois par jour. Si le patient consomme un extrait standardisé liquide, il doit avaler 1,5 à 2,1 ml par jour, à répartir en 3 prises. Pour les troubles du sommeil ou des syndromes prémenstruels, il faut recourir à la présentation teinture mère. Pour cela, il faut consommer 9 à 18 ml par jour, à prendre en 3 prises.

 

Dans le cadre d’une infusion ou d’huile essentielle, il est possible de réaliser soi-même la préparation en millepertuis. Pour la première présentation, il faut déposer 2 à 4 g de fleur séchée dans un bol de 150 ml rempli d’eau bouillante. Le mélange doit y rester pendant au moins 5 à 10 minutes. Cette infusion permet donc de traiter les troubles du sommeil. Pour cela, le patient doit le boire 3 fois par jour. En ce qui concerne la seconde présentation, il faut mélanger dans dix parts d’huile d’olive, une part de feuilles séchées de cette plante. Cette préparation doit être appliquée 1 à 3 fois par jour sur la zone infectée. Pour le cas des crampes et des névralgies, il faut y étaler ce mélange et effectuer un léger massage. 

 

En cas d’utilisation sur les enfants, il convient de diviser en deux la dose préconisée, quelles que soient la précaution d’emploi et la forme de présentation.   

 

Quelles sont les précautions et la contre-indication pour le millepertuis ?

 Durant le traitement de certaines maladies, le millepertuis pourrait affaiblir ou stimuler l’effet d’un médicament. Il altère donc le métabolisme de ce dernier en raison de sa propriété inductrice de cytochrome p450.

 

Chez les personnes présentant des troubles d’ordre cardiaque, l’utilisation de cet actif pourrait augmenter les palpitations, l’arythmie et autres. Pour ces catégories de patient, il est préférable d’éviter la prise parallèle des antidépresseurs, y compris le millepertuis. Avec cette interaction, il existe aussi un risque important de l’apparition du syndrome sérotoninergique. Dans cette hypothèse, le patient ne doit pas prendre des médicaments anticoagulants oraux, de la ciclosporine, du tacrolimus et des antirétroviraux inhibiteurs de protéases. Les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse, l’irinotécan et les anticonvulsivants sont aussi contre-indiqués pour ce cas.

 

Le millepertuis est déconseillé si le patient suit déjà un traitement engageant de la digoxine, théophylline, du phénytoïne ou des contraceptifs oraux. L’interaction avec ces médicaments pourrait exacerber les émotions. 

 

Si le patient voulait interrompre le traitement avec le millepertuis, il convient de diminuer progressivement la dose. Il ne faut pas l’arrêter subitement puisque cela pourrait provoquer l’apparition de certains effets indésirables. Cette pratique pourrait donc augmenter les concentrations plasmatiques d’autres médicaments mis en cause durant le traitement. Ce mécanisme résulte de son effet inducteur.

 

Pour certains cas, l’utilisation de cet actif est fortement déconseillée. De ce fait, le traitement n’est pas recommandé pour les personnes présentant des troubles bipolaires, de problème de fertilité, de déficit de l’attention avec hyperactivité, de dépression majeure, de schizophrénie ou de maladie d’Alzheimer. Également, il n’est pas adapté pour les femmes enceintes ou allaitantes. 

 

Durant le traitement, les zones soumises à l’huile essentielle millepertuis ne doivent pas être exposées aux rayons du soleil. 

  • Les effets indésirables liés à l’usage de millepertuis

En général, les effets indésirables pour l’utilisation de cet actif se manifestent seulement dans le cadre d’un surdosage. Pour cela, le patient pourrait souffrir d’un léger trouble digestif et du sommeil. Il pourrait aussi présenter une sensation de fatigue, une réaction cutanée et une sècheresse buccale. 

 

Selon la recommandation de l’autorité sanitaire comme l’OMS, l’apport quotidien pour la prise de millepertuis ne doit pas dépasser plus de 500 à 2000 mg. La dose maximale est seulement valable pour la présentation en gélule. Au-dessus de ce dosage, l’utilisation de cet actif présente un risque et s’avère dangereuse pour la santé. 

 

Quels sont les avis de l’autorité de la santé pour le millepertuis

Scientifiquement, le millepertuis met encore quelques questions en suspens. Les études cliniques ne révèlent pas toutes les différentes facettes de l’utilisation de cette plante. De ce fait, les données fournies ne permettent pas de confirmer exactement son action sur certaines maladies. 

 

Pour l’OMS ou l’Organisation mondiale de la santé, l’usage dans le cadre d’une dépression légère et modérée est cliniquement établi. Cette autorité mondiale reconnait donc l’efficacité de cet actif durant le traitement de cet état psychique. En outre, elle adhère à l’idée que l’effet du millepertuis peut soigner les coupures, les irritations, les brûlures légères et les infections virales au niveau de la peau. 

 

Selon la Comission E du ministère de la Santé allemand, le millepertuis possède des activités intéressantes lorsqu’on exploite par voie orale. Il révèle donc des effets positifs sur le traitement des troubles psychosomatiques, de l’humeur dépressive, de l’anxiété, de la nervosité et des troubles digestifs. Pour les affections locales ou sous-cutanées, cette organisation salue l’efficacité de cet actif. Avec un usage local, cette plante apaise les brûlures légères et les douleurs au niveau des muscles. Elle contribue également à la cicatrisation des lésions superficielles. 

 

Comme les deux autorités précédentes, l’ESCOP ou la Coopération scientifique européenne en phytothérapie soutient aussi l’hypothèse qui repose sur l’efficacité de cet actif sur les dépressions légères ou modérées. Selon leur avis, il est plus facile de tirer profit de l’utilisation seulement par voie orale.

 

Du côté des Américains, le NIH ou les Instituts nationaux de la santé américains alignent le millepertuis au même rang que les autres médicaments antidépresseurs. Par voie orale, l’effet de cette plante sur les troubles psychosomatiques est donc fondé sur une évidence scientifique.