Comment combattre la douleur ?

jeudi 07 mars 2019
la douleur

La douleur concerne d’abord un ressenti physique désagréable, mais cela peut également concerner le plan émotionnel. Il peut s’agir d’une douleur chronique ou aiguë.

 

Par ailleurs, le terme chronique est utilisé lorsque la douleur persiste après 3 à 6 mois. Ici, elle est même qualifiée de maladie. D’après les statistiques, 1 individu sur 5 souffrirait de douleur chronique. Cela relève de problèmes familiaux ou personnels la plupart du temps. C'est pourquoi bon nombre de patients passent par les antalgiques.

 

D’ailleurs, il semblerait qu’en France, une personne puisse prendre 2 boîtes d’anti douleurs chaque année. Ces derniers sont obtenus sans ordonnance. Mais est-ce une réelle manière de lutter contre la souffrance physique ou morale ?

 

Les différentes sortes de douleurs

D’ores et déjà, il y a les douleurs inflammatoires ou nociceptives telles que les douleurs au niveau des muscles ou celles qui sont ressenties lors des menstruations.

 

Ensuite, il y a les maux neurogènes ou encore douleurs neuropathiques qui sont en lien avec les terminaisons nerveuses et qui ressemblent à des crampes, des brûlures ou encore des décharges électriques.

 

Puis, il y a les douleurs psychogènes qui sont ressenties alors que le corps ne montre aucune blessure.

 

La douleur se manifeste de différentes manières. Il peut s’agir de la rage des dents ou encore d’un mal articulaire. Est-ce que toutes les douleurs se soignent de la même façon ? Les pharmacies proposent divers médicaments pour combattre ces maux qui sont parfois intenses.

 

Les produits anti douleurs sont vendus sans ordonnance, mais toujours est-il qu’une consultation médicale s’impose afin de connaître le type de douleur qui sévit. Suite à cela, le thérapeute prescrira le bon anti douleur sur l’ordonnance. Dès lors, le traitement anti douleur dépend de l’état de santé du sujet.

 

Parfois, le sujet n’a pas de mal à répertorier la souffrance à laquelle il est en proie. Il s’agit ici de douleurs nociceptives. Mais il y a également les peines symptomatiques qui relèvent de maladies et qui doivent être diagnostiquées par un médecin.

 

À quel moment consulter ?

Avant tout, il vaut mieux ne jamais essayer de prendre en charge sa douleur. Le mieux est de demander conseil à un médecin. Si la peine est intense, elle peut dissimuler une maladie. Si elle survient sans que le sujet ne s’y attende, elle peut être passagère. Dans le cas où elle revient toutes les 5 minutes, mais qu’elle n’a pas de cause définie, il faut opter pour un traitement adéquat.

 

Une douleur est généralement suivie d’un malaise ou encore d’une fièvre. Parfois, la zone douloureuse est amenée à enfler et il n’est pas facile de bouger un membre s’il s’agit de la partie sujette à la douleur.

 

Il est fortement déconseillé de prendre un traitement sans en avoir eu l’aval du médecin au préalable. Cette consigne est valable en cas de maladie des reins, du cœur ou du foie. De même, les patients qui tendent à saigner pour un rien ou qui ont des problèmes d’hémorragie ne devraient pas prendre d’antalgiques sans avoir eu l’aval du médecin.

 

Les médicaments contre la douleur

 

Diverses catégories de médicaments permettent de combattre la douleur de manière efficace :

  • Les vertus des antalgiques

Les antalgiques peuvent se pendre sans prescription médicale. Déjà, il y a les antalgiques contenant du paracétamol qui sont aussi connus sous le nom d’acétaminophènes.

 

La seconde catégorie regroupe les médicaments caractérisés par des vertus anti-inflammatoires. Ce sont les, AINS et là, on retrouve l’ibuprofène qui été autrefois connu sous le nom d’aspirine.

 

Le paracétamol, l’ibuprofène et l’aspirine sont des médicaments qui se prennent sans ordonnance, mais cela n’est point recommandé. Par ailleurs, ils se retrouvent sous différentes formes dont les comprimés effervescents ou encore les suppositoires et les gélules. À noter que ces médicaments sont associables à diverses substances actives dont la vitamine C ou encore le café.

  • Les bienfaits du paracétamol

En optant pour le paracétamol, le patient fait le choix de la sécurité. Effectivement, il faut privilégier ce médicament étant donné qu’il permet de réduire la douleur et la fièvre. Par ailleurs, il est moins risqué pour le bien-être en général. Il est connu sous d’autres noms commerciaux, dont le Dafalgan, l’Efferalgan ou encore le Doliprane…etc.

 

Attention tout de même, car le paracétamol a également quelques contre-indications. En cas de problèmes hépatiques et d’allergie au paracétamol, le patient ne peut en prendre. En dépit de cela, le paracétamol peut être utilisé dans le cadre de la grossesse et de l’allaitement. Sinon, le paracétamol ne peut être pris en cas de consommation d’alcool.

 

Le médicament agit après une demi-heure ou une heure en fonction de la forme prise. À noter que les comprimés effervescents agissent plus rapidement.

Il est important de se conformer à la posologie indiquée. Il est conseillé de prendre un comprimé à 500mg ou à 1 g toutes les 4 heures. Il ne faut pas oublier qu’une surconsommation de paracétamol peut entraîner de graves répercussions sur le foie.

 

Pour les enfants, les cliniciens recommandent d’autres formes de paracétamol. Pour avoir plus d’informations à ce sujet, il est conseillé de demander l’avis du médecin.

  • Prendre de l’ibuprofène contre la douleur

Dans le cas où la douleur ne partirait pas suite au paracétamol, il est conseillé de prendre de l’ibuprofène. Ce médicament a également des noms commerciaux tels qu’Advil, Spedifen ou encore Nurofen.

 

Attention à ne jamais prendre ce médicament en cas de problèmes au niveau de la digestion. Aussi, les patients qui souffrent d’ulcère de l’estomac ne peuvent en prendre. Il en est de même pour ceux qui ont des problèmes du cœur ou des reins. En cas d’allergie à l’AINS, il est conseillé d’éviter la prise d’ibuprofène. Sinon, ce dernier ne peut plus être pris à partir du 6e mois de grossesse.

 

Avant de prendre de l’ibuprofène, il y a certains symptômes qui doivent être observés. Si le patient a du sang dans les selles ou s’il rejette du sang par la bouche, il est tenu d’éviter le traitement ou de le stopper s’il est déjà en cours. Il en est de même en cas de selles malodorantes et de couleur noire. Si le patient souffre de problèmes de la vue, il vaut mieux cesser la cure.

 

En ce qui concerne la posologie de l’ibuprofène, il faut savoir que la dose n’excède pas les 400 mg par prise. Le médicament se prend au moment du repas. Un intervalle de 6h est à respecter avant chaque prise. En une journée, un patient ne prend pas plus de 1200 mg d’ibuprofène.

  • Le recours à l’aspirine

L’aspirine est certainement la dernière solution contre la douleur. Elle est plus connue sous le nom d’Aspegic ou Kardegic mais il y a d’autres noms commerciaux.

 

Ici, certaines contre-indications sont également à observer. En cas de problèmes de digestion ou de maladie du duodénum, ce traitement ne peut être pris. Si le patient est sujet à des maladies du foie, du cœur ou des reins, l’aspirine est à proscrire. Il en est de même en cas d’allergie à l’aspirine. Si le patient est sujet à des accidents cardiovasculaires ou s’il a des troubles de la circulation, l’aspirine lui est normalement interdite. Ce médicament ne peut être pris lors de la grossesse, et ce, surtout après le second trimestre.

 

L’aspirine peut accentuer les problèmes de saignement et de ce fait, il faut éviter d’en prendre en cas d’hémorragie. L’aspirine ne peut donc être pris lors des menstruations bien que ces dernières puissent être douloureuses.

 

Si le patient rejette du sang par la bouche ou si ses selles contiennent du sang, il est important de cesser le traitement à l’aspirine et de consulter d’urgence un médecin. De même, si les selles du sujet sont nauséabondes ou s’il présente des éruptions cutanées et une difficulté à respirer, il ne peut pas continuer la prise d’aspirine. En cas de vertige ou de maux de tête, la cure doit s’arrêter sur le champ.

 

Il est interdit d’associer l’aspirine avec des anticoagulants à l’instar de la vitamine K et du méthotrexate. Il ne peut être pris avec d'autres, AINS.

 

Pour ce qui est de la posologie de l’aspirine, il est conseillé d’en prendre 500 mg à 1g pour une prise. L’intervalle à observer entre 2 prises est d’environ 4 heures. Un patient ne peut prendre plus de 3 g d’aspirine par jour. Chez une personne âgée, la dose est même réduite à 2g par jour. Pour les enfants, il est mieux de se conformer aux dires du médecin.

 

Les techniques naturelles contre la douleur

Différentes alternatives naturelles peuvent être utilisées pour combattre la douleur. Elles sont moins dangereuses.

  • Se tourner vers l’homéopathie

En traitant une douleur avec l’homéopathie, il faut tenir compte de l’organe à soigner et de la brulure qui sévit. Il peut s’agir d’une douleur pulsatile ou lancinante. Avant de commencer un traitement, il y a lieu de consulter un homéopathe. Ce dernier se chargera d’établir le terrain de l’individu au préalable.

 

Les souches homéopathiques sont alors adaptées à chaque personne. Pour les douleurs nerveuses, il y a lieu d’utiliser le Magnesiaphosphorica 9CH ou l’Aconit napellus 9CH. Pour les douleurs caractérisées par des fourmillements, il est conseillé d’utiliser du Zincum met 9CH.

 

Le traitement ordonné par l’homéopathe est fonction de la douleur. Il faut savoir la repérer et il importe de savoir qu’elle peut être en lien avec la croissance osseuse. La douleur peut également venir des dents ou encore de l’abdomen. Quoi qu’il en soit, le mieux est de se référer à son pharmacien.

 

Anti douleur naturel : opter pour la phytothérapie

De nombreuses plantes peuvent servir à atténuer les douleurs. Tel est le cas du Souci ou encore du Bouillon Blanc. Il y a également l’Achillée Millefeuille et la Mauve. Le végétal anti douleur le plus utilisé demeure l’Harpagophytum. La racine de cette graminée est celle qui détient de nombreuses propriétés anti inflammatoires.

 

Le médecin recommandera des tisanes, de la pommade ou encore des comprimés à base de plantes pour guérir les douleurs.

 

Sinon, pour les problèmes d’ulcère gastroduodénal, les médicaments à base d’Harpagophytum sont les plus conseillés.

 

La Passiflore est aussi une plante qui a le pouvoir de calmer les maux. Il en est de même pour le Pêcher africain qui est un analgésique. Ce dernier se prend normalement sur ordonnance.

 

Il est important de prendre une douleur au sérieux, car elle peut annoncer une maladie grave. Pour la combattre, il y a de nombreux moyens, mais l’essentiel est de découvrir ce qu’elle dissimule.

 

La douleur peut devenir insupportable au quotidien et ce, qu’elle soit imaginaire ou psychologique. Même lorsqu’elle est physique, elle n’est pas facile à supporter. Les pensées du patient sont monopolisées par cette douleur et il devient difficile de penser à des choses positives. C'est pourquoi il est important de connaître l’origine de cette douleur et de choisir les médicaments appropriés.

 

Le paracétamol est le premier anti douleur qui vient à l’esprit. À noter que la douleur est parfaitement traitable. Il suffit de discuter du problème avec le médecin.

 

A propos de l'auteur

 

Laurence Silvestre, Docteur en Pharmacie

 

Titulaire d’un diplôme d’État de docteur en pharmacie, j’exerce la profession de pharmacien en officine depuis plus de 30 ans. J’utilise mon expertise acquise durant ma formation universitaire et la pratique continue de mon métier pour rédiger des articles de qualité à l’attention du grand public. Ces textes contiennent des conseils scientifiques et pharmaceutiques sur différents domaines liés à la santé, au bien-être et à la beauté. Mon expérience professionnelle me permet de vulgariser ces informations pour une meilleure compréhension de la part des patients. En savoir plus sur Laurence Silvestre.