Pour une verrue génitale (condylome), le traitement chez l'homme comme chez la femme passe par un médecin : il n'existe pas de produit sans ordonnance adapté à cette zone. Les produits de notre rayon verrues sont conçus pour les mains et les pieds, et leurs notices interdisent de les appliquer sur les organes génitaux ou les muqueuses. Le médecin confirme le diagnostic, puis propose un traitement local sur prescription ou une destruction des lésions au cabinet.

L'essentiel sur les condylomes

Une infection virale

Les condylomes sont dus à certains types du virus du papillome humain (VPH ou virus HPV). C'est une infection sexuellement transmissible (IST, autrefois MST) fréquente, le plus souvent bénigne.

Pas d'automédication

Les produits à l'acide salicylique ou au froid pour les verrues des mains et des pieds ne doivent jamais toucher le pénis, le scrotum, la vulve ou la région anale.

Un diagnostic médical

Le médecin généraliste ou un spécialiste (dermatologue, gynécologue, urologue) reconnaît les lésions lors d'un examen clinique et peut proposer des tests de dépistage des autres IST.

Plusieurs options de traitement

Traitement local à domicile sur prescription, cryothérapie, laser ou électrocoagulation : le choix dépend du nombre, de la taille et de la localisation des lésions.

Pourquoi les traitements anti-verrues sans ordonnance ne conviennent pas

Les demandes de « traitement condylome sans ordonnance en pharmacie » sont nombreuses, mais les notices sont claires. Les produits du rayon verrues sont faits pour une peau épaisse, pas pour une muqueuse ni pour la peau fine des organes génitaux.

ProduitIndicationZone génitale
DuofilmVerrues plantaires, verrues vulgaires de la main, verrues mosaïqueInterdit : la notice exclut les verrues des organes génitaux et tout contact avec les muqueuses
Pommade M.O. Cochon 50 %Traitement d'appoint des cors, durillons et verruesInterdit : pas sur les verrues des organes génitaux, du visage ou des muqueuses
KerafilmTraitement local d'appoint des cors, durillons, œil-de-perdrix et verruesInterdit : ne pas utiliser sur les muqueuses
Cryothérapie en aérosol (Excilor Verruxit)Verrues des pieds et des mainsNon prévu pour cette zone

Appliqués sur le gland, le prépuce, le frein ou la vulve, ces produits exposent à une brûlure chimique ou par le froid, sans agir sur le virus : c'est un risque de complications pour une peau fine. Un autre piège est de confondre un condylome avec une autre lésion. Seul un examen permet de confirmer le diagnostic du condylome et d'écarter une autre maladie sexuellement transmissible.

Traitement des condylomes chez l'homme : les options du médecin

Le traitement des verrues génitales vise à faire disparaître les lésions visibles, pour des raisons de confort, esthétiques et pour limiter la transmission du virus. Le virus peut rester présent dans la peau, contrôlé par le système immunitaire, ce qui explique le risque de récidive. Dans un premier temps, le médecin évalue la présence de lésions, leur nombre et leur siège, puis choisit parmi plusieurs techniques :

  • traitement local à domicile, sur prescription : une crème à l'imiquimod (comme Aldara) ou une préparation à la podophyllotoxine (comme Condyline), appliquée plusieurs semaines selon le schéma du prescripteur ;
  • cryothérapie à l'azote liquide, au cabinet, en plusieurs séances ;
  • traitement au laser (CO2) ou électrocoagulation, souvent en consultation spécialisée en dermatologie, pour des lésions nombreuses ou étendues ;
  • chirurgie pour les lésions volumineuses.

Le froid appliqué par le médecin n'a rien à voir avec les aérosols vendus pour les verrues des pieds. Chez l'homme, les condylomes siègent souvent sur le pénis, le prépuce, le scrotum ou autour de l'anus ; une atteinte du canal anal demande parfois un examen spécialisé. Pendant la grossesse, certains traitements locaux sont contre-indiqués : la prise en charge thérapeutique revient au médecin. Aucune option n'est efficace à 100 % : une surveillance médicale est généralement prévue après l'intervention. Après une séance, suivez les consignes de soin du médecin : n'appliquez pas un produit du rayon crème cicatrisante sur la zone traitée sans son accord. Pour les verrues des mains et des pieds, notre rayon verrues et les soins du rayon verrue restent utiles, en respectant les zones indiquées dans chaque notice.

Quand consulter ?

Toute excroissance nouvelle sur les organes génitaux mérite un avis médical. Consultez sans attendre si vous remarquez :

  • une ou plusieurs petites lésions en relief, en « crête de coq » ou en chou-fleur, sur le pénis, le scrotum, la vulve ou autour de l'anus
  • des lésions qui saignent, grossissent vite ou changent de couleur
  • une douleur, un écoulement ou des brûlures urinaires associés
  • des lésions chez votre partenaire, ou une grossesse en cours
  • une récidive après un premier traitement

Tout savoir sur les verrues génitales

Le papillomavirus humain (HPV) se transmet lors d'un contact sexuel, y compris par simple contact direct peau contre peau ou muqueuse contre muqueuse. Toute personne sexuellement active peut le rencontrer. Le préservatif réduit le risque de transmission, mais ne protège pas totalement, car les lésions peuvent se trouver hors de la zone couverte. Le délai entre le contact et l'apparition des lésions peut atteindre plusieurs mois, ce qui rend l'origine difficile à dater : une infection à HPV ne remet pas forcément en cause la fidélité du couple.

Les verrues génitales sont des excroissances bénignes, de petite taille au début, de couleur chair, rosée ou brunâtre, isolées ou regroupées en amas. Elles sont souvent indolores, mais peuvent démanger ou gêner lors des rapports. Chez l'homme, ces symptômes visibles apparaissent sur le pénis, le prépuce, le frein, le scrotum, l'aine ou la région anale. Certaines lésions sont presque invisibles à l'œil nu. Toutes les lésions génitales ne sont pas des condylomes : une rougeur qui démange peut aussi relever d'une mycose, dont les produits sont réunis dans notre rayon mycose homme ; en cas de doute, faites-vous examiner. Pour les autres symptômes à surveiller, consultez notre article sur les signes d'une infection génitale.

Chez la femme, les condylomes touchent la vulve, le vagin, le col de l'utérus ou la région anale. Les lésions internes ne se voient pas : un examen gynécologique est nécessaire. Les types de HPV des condylomes sont dits à faible risque. D'autres types, à haut risque, peuvent entraîner des lésions du col et un risque de cancer du col : c'est tout l'intérêt du dépistage régulier chez chaque patiente. Des lésions vulvaires ou vaginales demandent également un avis médical. Pendant la grossesse, la prise en charge est adaptée par le médecin ou la sage-femme.

Le vaccin contre le VPH protège contre les types de virus les plus souvent responsables des condylomes et de certains cancers. Elle est recommandée chez les filles comme chez les garçons, idéalement avant le début de la vie sexuelle, avec un rattrapage possible chez le jeune adulte : parlez-en à votre médecin pour prévenir l'infection. Parmi les autres mesures préventives, la protection lors des rapports limite le risque, sans l'annuler. Pendant un traitement, évitez les rapports sur les zones traitées et informez la personne avec qui vous avez des relations, qui peut consulter un professionnel à son tour.

Questions fréquentes

Existe-t-il un traitement du condylome sans ordonnance ?

Non. Les produits en vente libre contre les verrues sont interdits sur les organes génitaux et les muqueuses selon leurs notices. Les traitements adaptés sont délivrés sur prescription.

Peut-on faire une cryothérapie de condylome en pharmacie ?

Non : la cryothérapie des condylomes se pratique au cabinet médical. Les produits de froid vendus en pharmacie, comme le traitement verrues cryothérapie pieds et mains Scholl, sont prévus pour les verrues des pieds et des mains.

Quel médecin consulter pour une verrue génitale chez l'homme ?

Le médecin généraliste peut poser le diagnostic et débuter un traitement. Il oriente si besoin vers un dermatologue, un urologue ou un proctologue.

Les verrues génitales partent-elles toutes seules ?

Elles peuvent régresser spontanément, mais aussi grossir ou se multiplier et se transmettre entre-temps. Un avis médical permet de choisir entre surveillance et traitement.

Faut-il traiter son ou sa partenaire ?

On ne traite que les lésions visibles. La personne avec qui vous avez des rapports peut consulter pour un examen et, si besoin, un dépistage des autres infections sexuellement transmissibles.