Le lait 1er âge, appelé réglementairement préparation pour nourrissons, est conçu pour être le seul aliment du bébé pendant ses premiers mois, lorsqu'il n'est pas allaité. Sa composition est encadrée par la réglementation européenne : tous les laits 1er âge vendus doivent couvrir les besoins du nourrisson. Il n'existe donc pas de « meilleur lait » dans l'absolu, mais un lait adapté à chaque bébé. Le relais par un lait 2e âge se fait lors de la diversification alimentaire, selon les recommandations de votre médecin. La plupart des laits standard sont élaborés à base de lait de vache, avec un apport nutritionnel adapté au développement du nourrisson. Un lait standard convient à la plupart des bébés en bonne santé.
À côté des laits standard, certains laits sont adaptés à une situation : laits épaissis (« AR ») contre les régurgitations, laits à protéines partiellement hydrolysées pour le confort digestif, laits à base de protéines de riz pour les allergies. Plusieurs d'entre eux, comme Novalac AR ou Guigoz Digest+, sont des denrées alimentaires destinées à des fins médicales spéciales : ils s'utilisent sous contrôle médical. Les méthodes pour épaissir un lait infantile et les précautions à respecter sont détaillées dans notre article comment épaissir un lait infantile. Changer souvent de lait n'est pas recommandé : les petits troubles digestifs sont fréquents et passagers chez le nourrisson. Parlez-en à votre médecin ou à votre pédiatre avant de choisir un lait spécifique.
Lavez-vous les mains et utilisez un biberon propre. Versez d'abord l'eau (eau du robinet adaptée ou eau en bouteille portant la mention « convient pour la préparation des aliments des nourrissons »), puis ajoutez les mesurettes rases de poudre : les fiches de Guigoz Digest+ et Novalac Transit+ indiquent 1 mesurette pour 30 ml d'eau. Respectez toujours la dose de l'emballage, sans en ajouter ni en retirer. Agitez, vérifiez la température sur l'intérieur du poignet. Préparez le biberon juste avant la tétée et jetez ce qui n'a pas été bu. Un pot ouvert se conserve fermé, au sec, pendant la durée indiquée. En cas de doute sur le dosage, relisez le mode d'emploi : une erreur répétée peut avoir un effet sur la croissance. Au quotidien, une bonne hygiène du matériel (biberons, tétines, goupillon) est nécessaire.
Les régurgitations sont fréquentes chez le nourrisson : un peu de lait remonte à la fin du repas, sans gêne pour l'enfant, qui continue de bien grossir. Elles diminuent généralement avec l'âge. Tenir le nourrisson en position verticale une fois le biberon terminé, faire faire le rot et éviter de le suralimenter aident souvent. Les pleurs du soir, appelés coliques, sont eux aussi courants dans les premiers mois. Notre article comment savoir si bébé a besoin d'un lait épaissi aide à faire la différence avec un reflux à signaler au médecin.
Le lait maternel s'adapte naturellement aux besoins de l'enfant : sa composition évolue au fil de la tétée, des jours et des mois, et il apporte des anticorps qu'aucun lait infantile ne reproduit. La composition du lait maternel reste la référence utilisée pour concevoir chaque substitut du lait maternel. L'Organisation mondiale de la santé et les autorités de santé françaises recommandent un allaitement exclusif pendant les premiers mois, puis poursuivi avec la diversification si la maman le souhaite. L'allaitement au sein stimule la production de lait : plus bébé tète, plus la lactation s'installe. Passer au biberon, en partie ou totalement, est un choix personnel qui mérite d'être accompagné : la sage-femme, le médecin, la maternité ou une consultante en lactation sont à l'écoute de chaque maman pour l'aider, y compris pour reprendre l'allaitement. Il est utile de s'informer dès la grossesse. Si vous alternez sein et biberon, ou si vous tirez votre lait, notre article comment donner le lait maternel sorti du frigo détaille les règles de conservation.
L'allaitement mixte associe tétées au sein et biberons de lait infantile, par exemple lors de la reprise du travail. Il est préférable d'attendre que la lactation soit bien installée avant d'introduire un biberon, et d'en parler avec la sage-femme. Pour préserver la production de lait, gardez des tétées régulières chaque jour, notamment le matin et le soir. Le lait 1er âge ne vient alors qu'en complément, selon les besoins de l'enfant. Chaque parent peut donner le biberon, ce qui permet de partager les repas. Si votre enfant semble moins intéressé par le sein, demandez conseil directement à la sage-femme : un accompagnement pratique suffit souvent à trouver un nouvel équilibre.
En France, la composition des laits 1er âge est fixée par un règlement européen (UE 2016/127) : protéines, glucides, graisses d'origine végétale, vitamines, minéraux et autres nutriments doivent respecter des teneurs minimales et maximales, pour couvrir le besoin nutritionnel du nourrisson. Les laits bio répondent aux mêmes exigences, avec en plus des ingrédients issus de l'agriculture biologique. La publicité pour ces substituts du lait maternel est interdite auprès du grand public, et chaque emballage doit rappeler la supériorité de l'allaitement. Certains parents regardent aussi la liste des ingrédients, par exemple la présence d'huile de palme : tous les types de lait restent conformes à la réglementation. Notez le numéro de lot du pot utilisé : il sert en cas de rappel de produit. Un lait sans lactose ou à base de riz relève uniquement d'une utilisation sur avis médical. Un lait bio, ou lait infantile bio, suit exactement les mêmes règles de composition. Quel que soit le laboratoire, le même cadre s'applique dans toute l'Union européenne, France comprise.