Les causes sont nombreuses. La plus connue est la mycose vaginale, ou candidose vaginale : une infection fongique due à une levure du genre Candida, un champignon microscopique. Une irritation peut aussi venir d'un savon trop agressif, de lavages trop fréquents, de protections parfumées, de sous-vêtements synthétiques, de l'épilation ou des frottements. Une muqueuse moins hydratée, à la ménopause ou après un accouchement, fait elle aussi gratter. Une réaction à un produit irritant, un eczéma ou une autre maladie dermatologique de la vulve, une vaginose bactérienne ou une infection sexuellement transmissible comme l'herpès génital sont d'autres causes possibles, qui demandent un diagnostic médical. D'où l'importance de ne pas multiplier les produits sans savoir ce qui est en cause.
La mycose associe généralement des démangeaisons, une sensation de brûlure et des pertes blanches, épaisses, sans odeur particulière ; la vulve peut être rouge et irritée. La vaginose bactérienne, liée à un déséquilibre des bactéries du vagin, se manifeste plutôt par des pertes grisâtres et malodorantes, parfois sans démangeaison. L'irritation simple donne des rougeurs et un inconfort superficiel, sans sécrétion anormale. Ces signes se recoupent souvent : lors d'un premier épisode, en cas de doute ou de récidive, seul un examen permet de poser le bon diagnostic et de choisir un traitement adapté, par exemple un antifongique en cas de mycose confirmée. Notre article pour calmer les démangeaisons des parties intimes complète ces repères.
Une toilette externe une à deux fois par jour suffit, à l'eau claire ou avec un savon doux ou un lavant intime sans parfum. Il vaut mieux éviter les douches vaginales, qui déséquilibrent la flore et peuvent irriter la peau et les muqueuses. Après la douche, séchez-vous bien en tamponnant et, aux toilettes, essuyez-vous d'avant en arrière avec un papier toilette non parfumé. Pour prévenir les irritations, préférez des sous-vêtements en coton et des vêtements pas trop serrés, qui limitent l'humidité. Pendant le cycle menstruel, changez régulièrement de protection. Après la piscine ou le sport, mieux vaut éviter de garder un maillot mouillé. Pensez également aux bains moussants et aux lessives parfumées, souvent en cause. Pour des pistes complémentaires, lisez notre article pour calmer les démangeaisons intimes naturellement.
Les soins externes s'utilisent au niveau de la vulve pour apaiser une peau irritée, l'hydrater et la protéger : c'est le cas du soin Saforelle à la bardane, d'Hydralin Gyn ou de Florgynelle, ce dernier à raison de 1 à 2 applications par jour selon sa fiche. Il suffit de les appliquer en couche fine sur une peau propre et sèche. Les ovules et soins vaginaux hydratants, à l'acide hyaluronique par exemple, s'adressent plutôt à une muqueuse qui manque d'hydratation. Avant toute utilisation, lisez la notice et ne cumulez pas plusieurs produits. Ces soins aident à soulager l'inconfort mais ne traitent pas une infection : si les symptômes ne disparaissent pas en quelques jours, faites-vous examiner. Notre article sur le choix d'une pommade contre les démangeaisons intimes vous aide à y voir clair.
La flore intime, dominée par les lactobacilles, protège naturellement le vagin. Son équilibre peut être perturbé par un antibiotique, les variations hormonales, la grossesse ou des lavages trop fréquents. Un soin probiotique, comme la crème Florgynelle et ses 3 souches de lactobacilles, aide à maintenir cet équilibre. Les remèdes maison souvent cités, comme l'aloe vera, l'huile de coco ou un bain au bicarbonate de soude, ne remplacent pas un diagnostic. Un produit naturel n'est pas forcément sans risque : une préparation naturelle peut, elle aussi, irriter une peau déjà fragile. Avant de les utiliser, demandez conseil à votre pharmacien.
Une gêne après un rapport sexuel peut venir de frottements sur une muqueuse peu lubrifiée, d'une réaction à un lubrifiant ou au latex, ou d'une infection. Les infections sexuellement transmissibles peuvent donner des vésicules, des lésions ou des démangeaisons au niveau de l'ouverture vaginale ou des lèvres : elles demandent une prise en charge médicale, et le préservatif reste le moyen de s'en protéger. Une mycose n'est pas une infection sexuellement transmissible, mais une vulvo-vaginite qui revient souvent mérite d'en parler avec votre médecin, qui jugera s'il faut examiner votre partenaire.
Une démangeaison vulvaire chronique, présente depuis plusieurs semaines, n'est pas à banaliser. À la ménopause, la baisse des hormones rend la muqueuse plus fine et plus fragile ; des soins hydratants existent et votre médecin peut proposer une prise en charge adaptée. Certaines maladies de peau de la vulve, qui donnent des plaques blanches ou une peau épaissie, doivent être diagnostiquées par un médecin ou un dermatologue. Il est essentiel de consulter un professionnel plutôt que d'enchaîner les produits : le bon traitement dépend de la cause.