Un collyre antiseptique s'utilise dans les infections superficielles de l'œil et des paupières, comme certaines conjonctivites ou blépharites. Retrouvez ici nos collyres à l'hexamidine, à la picloxydine ou au céthexonium, en flacon ou en unidoses, disponibles sans ordonnance. Chaque commande de médicament est vérifiée par un pharmacien de la Pharmacie Silvestre. Ce rayon fait partie de notre catégorie Ophtalmologie.
Choisir votre collyre antiseptique
Hexamidine en petits flacons
Desomedine 0,1 % en boîte de 10 flacons de 0,6 ml contient du di-iséthionate d'hexamidine. Il s'emploie dans les infections bactériennes de la surface oculaire : conjonctivites, kératoconjonctivites, blépharites, dacryocystites.
Hexamidine en flacon de 10 ml
Même substance active dans Désomédine 0,1 % en flacon de 10 ml, un format multidose qui peut aussi servir à désinfecter les culs-de-sac conjonctivaux.
Picloxydine
Vitabact 0,05 % associe un antiseptique à large spectre, la picloxydine, à un flacon de 10 ml. Le traitement ne dépasse pas 10 jours et le flacon se jette 15 jours après ouverture.
Céthexonium en unidoses
Biocidan, au bromure de céthexonium, se présente en récipients unidoses de 0,4 ml : un récipient neuf à chaque instillation, jeté aussitôt, pour limiter la contamination.
Œil rouge sans infection
Des yeux qui piquent au pollen relèvent plutôt d'un collyre antiallergique ; une gêne liée à la fumée, au vent ou aux écrans, d'un soin contre les irritations des yeux.
Un collyre antiseptique ne convient pas à toutes les situations. Consultez rapidement un médecin ou un ophtalmologiste en cas de :
douleur, trouble de la vision ou gêne à la lumière ;
œil rouge chez un nouveau-né ou un nourrisson ;
port de lentilles de contact avec un œil rouge et douloureux ;
projection d'un produit chimique ou choc sur l'œil ;
absence d'amélioration après quelques jours de traitement, ou aggravation.
Tout savoir sur les collyres antiseptiques
Un antiseptique oculaire est un médicament qui s'instille dans l'œil pour limiter la prolifération des bactéries à la surface du globe oculaire et de ses annexes (paupières, voies lacrymales). Les produits de ce rayon sont destinés aux infections superficielles : conjonctivite, kératoconjonctivite, blépharite (inflammation du bord des paupières) ou dacryocystite (infection du sac lacrymal), selon la notice de chacun. Ils font partie des médicaments sans ordonnance, ce qui en fait souvent le premier recours face à une paupière collée par des sécrétions. Ils ne remplacent pas un avis médical quand la douleur s'installe, que la vue baisse ou que les symptômes durent : mieux vaut alors consulter un professionnel de santé.
Beaucoup de recherches portent sur un collyre antibiotique et anti-inflammatoire sans ordonnance. En France, ces deux familles sont soumises à prescription médicale : elles ne sont pas vendues librement. Le pharmacien peut en revanche proposer un antiseptique, dont l'action est locale et non spécifique : il limite la multiplication des germes sans cibler une bactérie précise. L'hexamidine (Desomedine), la picloxydine (Vitabact) et le bromure de céthexonium (Biocidan) font partie de ces antiseptiques à usage ophtalmique. Si votre médecin juge qu'un traitement antibiotique local est nécessaire, il le prescrira après examen. Ne réutilisez jamais un flacon prescrit pour un épisode précédent ou pour une autre personne.
Chaque produit a sa propre formule. La solution ophtalmique de Désomédine contient 100 mg de di-iséthionate d'hexamidine pour 100 ml, avec pour excipients du chlorure de sodium, de l'acide borique, du borax et de l'eau purifiée. Vitabact associe le chlorhydrate de picloxydine, antiseptique bactériostatique à large spectre, à du glucose, du polysorbate et de l'eau purifiée. Biocidan repose sur le bromure de céthexonium, un antiseptique local de la famille des ammoniums quaternaires ; ses récipients en polyéthylène de 0,4 ml délivrent environ 10 gouttes et servent à une seule instillation. En cas d'allergie connue à l'un des composants, signalez-la à votre pharmacien avant l'achat.
Pour bien utiliser un collyre antiseptique, lavez-vous soigneusement les mains : cette hygiène évite d'apporter de nouveaux germes. Regardez vers le haut, tirez doucement la paupière inférieure vers le bas et déposez la goutte dans le cul-de-sac conjonctival, cet espace entre le globe et la paupière. L'embout ne doit toucher ni la surface oculaire ni les cils. Fermez ensuite la paupière quelques secondes ; la notice de Desomedine conseille aussi d'appuyer avec un doigt sur le coin interne, côté nez, pendant 2 minutes pour limiter le passage du produit dans l'organisme. Essuyez l'excédent et rebouchez le flacon. Si vous utilisez un autre collyre, espacez les instillations comme le demande la notice, celle de Biocidan par exemple.
Elles varient d'un produit à l'autre : lisez toujours la notice. D'après leurs fiches : Désomédine en flacon de 10 ml, 1 goutte 4 à 6 fois par jour ; Vitabact, 1 goutte 2 à 6 fois par jour, sans dépasser 10 jours de traitement ; Biocidan, 1 goutte 3 à 4 fois par jour, pendant 7 jours en moyenne. Si les symptômes persistent au-delà de la durée prévue, n'enchaînez pas un second flacon : consultez un médecin. Une utilisation trop longue ou répétée sans avis peut masquer une infection qui demande une autre prise en charge. En cas d'oubli, ne doublez pas la dose suivante.
Le flacon multidose (10 ml) sert pendant toute la durée du traitement, mais se conserve peu de temps une fois entamé : 15 jours pour Vitabact collyre, par exemple. Notez la date d'ouverture sur la boîte. Les unidoses, comme celles de Biocidan, s'utilisent une seule fois puis se jettent, ce qui évite de recontaminer la solution ; elles sont pratiques en voyage. Les petits flacons de Desomedine offrent un intermédiaire. Dans tous les cas, un collyre est personnel : ne le partagez pas, même au sein d'une famille, et jetez-le à la fin du traitement plutôt que de le garder pour une prochaine fois.
Une conjonctivite infectieuse se transmet facilement par les mains et le linge. Pendant le traitement, lavez-vous les mains avant et après chaque soin, nettoyez les sécrétions avec une compresse propre à usage unique pour chaque côté et n'échangez ni serviette ni taie d'oreiller. Évitez de vous frotter les paupières. Les porteurs de lentilles les retirent jusqu'à guérison et remplacent l'étui. Un lavage ophtalmique au sérum physiologique ou avec une solution adaptée, avant l'instillation, retire les croûtes qui gênent la pénétration des gouttes. Une conjonctivite allergique ou une simple irritation oculaire liée au vent ou aux écrans ne relève pas d'un antiseptique : demandez conseil à votre pharmacien.
Questions fréquentes
Peut-on acheter un collyre antibiotique sans ordonnance ?
Non, les collyres antibiotiques nécessitent une prescription médicale. Sans consultation, votre pharmacien peut vous orienter vers un antiseptique et vous dire quand voir un médecin.
Quel collyre pour une conjonctivite sans ordonnance ?
Pour une paupière qui colle au réveil, un collyre antiseptique est souvent proposé ; si les yeux piquent et larmoient en saison des pollens, plutôt un antiallergique. En cas de doute, parlez-en au pharmacien.
Peut-on mettre un collyre antiseptique à un bébé ?
Une rougeur chez un nourrisson justifie un avis médical avant toutes gouttes pour les yeux. L'âge minimal et la posologie dépendent de chaque produit : vérifiez la notice avec votre pharmacien ou votre médecin.
Combien de temps garder un collyre ouvert ?
La durée figure sur la notice : 15 jours pour le flacon de Vitabact, par exemple. Les unidoses se jettent à chaque utilisation, même s'il reste de la solution.
Peut-on porter des lentilles pendant le traitement ?
Il est recommandé de retirer ses lentilles pendant une infection oculaire et jusqu'à la fin du traitement. Consultez si la douleur apparaît ou si la vision baisse.
Un collyre antiseptique blanchit-il les yeux ?
Non, ce n'est pas son rôle : il agit contre les bactéries de la surface oculaire. Une rougeur qui dure mérite un avis médical plutôt qu'un soin utilisé pour la masquer.