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Les tiques : de petites bêtes présentant de grands dangers

mercredi 23 janvier 2019

 

Bientôt, ce sera la période des grandes balades en forêt ou encore des activités agricoles. En effet, à partir du mois de mars jusqu’au mois de septembre, tout se prête à la réalisation de telles activités.

 

Même si ce sont des activités qui paraissent très divertissantes, il existe certains revers qui méritent d’être soulevés pour que vous portiez toute votre attention dessus.

 

Parmi ceux-ci, il y a le cas de propagation des tiques qui sont de petits parasites pouvant se révéler dangereux dans certains cas. Afin de vous aider à maîtriser ce phénomène, découvrez dans cet article tout ce qu’il y a à savoir sur les tiques, les risques encourus et les actions de prévention par rapport aux morsures.

 


 

Tout ce que vous devez savoir sur ces parasites

Premièrement, il faut savoir qu’en tant que parasites, les tiques sont des acariens qui vivent ancrés sur la peau de mammifères, d’oiseaux ou encore des reptiles. Ceux-ci se nourrissent du sang de leur hôte et, occasionnellement, peuvent laisser quelques bactéries présentant une menace pour la santé. De ce fait, les tiques ne sont pas forcément dangereuses dans l’immédiat, mais si vous tombez sur une qui est infectée, vous pourrez contracter certaines maladies comme celle de Lyme.

 

tique

 

Pourquoi tirer la sonnette d’alarme en cette période diriez-vous ?

 

En fait, ce type d’acarien prolifère surtout entre le printemps et l’automne et les risques se multiplient sur cet intervalle de temps. Il faut aussi savoir que, quand ils ne jouent pas leur rôle de parasite et qu’ils ne s’ancrent pas dans  la peau, on les retrouve le plus souvent dans les forêts, les sous-bois, les prairies ou encore les herbes hautes.

 

De ce fait, il peut s’avérer facile de se faire piquer lors de vos activités en plein air.

 

Les risques encourus

Comme dit précédemment, les tiques, du moins celles infectées, peuvent présenter des dangers pour ceux qu’elles mordent. Parmi les maladies, dites vectorielles, qui résultent d’une piqure de tique, la plus dangereuse et la plus connue de toutes est la maladie de Lyme. Cette dernière peut parfaitement se soigner si elle est traitée à temps. En effet, si la maladie est diagnostiquée dès ses débuts le traitement peut se faire, sur 2 à 3 semaines, grâce à des antibiotiques. Toutefois, pour avoir une chance de la combattre, il est important d’en connaitre les symptômes.

 

Cette maladie d’origine infectieuse se manifeste le plus souvent entre les 3 à 30 jours après morsure. Les maux les plus marquants, apparaissant aux premiers stades, sont les maux de tête, la fatigue, les frissons, la fièvre et la faiblesse.

 

symptôme maladie de lyme

 

Cependant, le signe le plus distinctif de toute morsure de tique est l’éruption de plaque rouge ovale avec auréole autour. Selon l’avancement de la maladie, cet érythème peut être migrant.

 

Plus la maladie se répandra, plus les symptômes s’aggraveront, car à un stade avancé, il est possible que la personne infectée finisse par subir une perte d’audition, une paralysie faciale, des troubles de la vision, des douleurs musculaires, des nausées et vomissements ainsi que des problèmes cardiovasculaires.

 

Les actions préventives et les bons gestes à adopter contre les tiques

Comme le proverbe se plait à le dire, "il vaut mieux prévenir que guérir", et en termes de tiques et les maladies qu’elles emmènent avec elles, c’est parfaitement valable.

 

Ainsi, pour s’en protéger, il n’y a pas mieux que les répulsifs anti-tiques qui s’appliquent sur les zones découvertes de votre corps en cas de risque de contact ou tout simplement de porter des habits longs et des chaussures fermées. Le danger est qu’une morsure de tique est généralement indolore, ce qui peut faire en sorte que le parasite ne se remarque pas immédiatement et reste accroché des jours durant. Ainsi, une vérification minutieuse après les activités en forêt s’impose.

 

Dans le cas où vous voyez une tique accrochée à votre corps, il y a certains réflexes à adopter le plus rapidement possible pour éviter les complications. Déjà, sachez qu’il ne servira à rien de tirer dessus pour le décrocher.

 

Ce qui est le plus adapté, c’est d’opter pour des tires tiques qui servent à débarrasser ce type d’acarien de manière sécuritaire. En outre, certaines personnes croient que l’endormir avec de l’éther, de l’alcool ou autres, alors qu’elle est encore accrochée à la peau, est la bonne solution. Il s’agit d’une grossière erreur, car cela ne fera qu’empirer les choses.

 

En effet, vous provoquerez un relâchement chez le parasite qui libèrera toutes ses bactéries dans votre organisme. Dès lors que vous réussissez à retirer la tique, il est primordial de désinfecter la zone de morsure et de rester attentif pour repérer les symptômes en cas d’infection.

 

Le cas particulier des animaux

Sachez que vos animaux de compagnie, mais aussi les animaux sauvages, courent également des risques face aux tiques. Pour prévenir des maladies dans ces cas, il faut utiliser des antiparasitaires externes.

 

Avec l’aide et les conseils d’un vétérinaire, vous pourrez trouver facilement l’antiparasitaire qui correspond au mode de vie de votre animal. Il n’est pas rare de rencontrer des infestations massives chez les animaux et là la solution reste le shampooing ou les sprays. Quoi qu’il en soit, des solutions existent et il faut toujours traiter tous les cas.

 

Que faire en cas de piqûre de tique ?

En été, les beaux jours reviennent. Ils sont propices aux balades en forêt. Cependant, ces dernières nous exposent aux morsures de tique. Il faut alors prendre garde à se soigner dans les plus brefs délais étant donné que ces petits acariens sont responsables de la maladie de Lyme qui est causée par un type de bactérie Borrelia qui peut provoquer de dégâts considérables sur la peau.

 

Comment savoir si on a été piqué par une tique ?

De nombreux patients se demandent comment reconnaitre les gènes occasionnés par la morsure d’une tique. Déjà, après une promenade en forêt, il est possible que le sujet présente une rougeur légère qui est similaire à la piqûre d’un moustique. Au centre de cette marque, un point noir ou marron clair est visible. Des démangeaisons accompagnent également les gonflements. Il est à noter que ces signes n’apparaissent pas de manière systématique. Les piqûres de tique ne sont pas forcément accompagnées de prurits. Néanmoins, s’ils devaient apparaître, ce serait au niveau de la tête, des oreilles, des aisselles, des parties génitales, du cou et du creux du genou. À ces endroits, la peau est bien plus fine et les tiques les apprécient particulièrement.

 

Il faut aussi savoir que les tiques sont à l’origine de la méningite MEVE qui est causée par des virus. En outre, elle peut également provoquer une borréliose. Certains symptômes de ces pathologies se manifestent suite à la piqûre d’une tique. Une fièvre, des courbatures et maux de tête et une fatigue peuvent alors survenir. Une auréole rouge sera visible sur le pourtour de la morsure. Ils apparaissent entre 5 jours et 3 semaines suivant la piqûre et il est de rigueur de les signaler au médecin.

 

Comment enlever une tique ?

Certaines personnes se demandent si elles sont capables de retirer la tique elles-mêmes ou s’il est plus prudent d’aller voir un thérapeute. Sachez qu’on peut le faire soi-même. Effectivement, en attendant d’obtenir un rendez-vous chez le médecin, la tique aura eu le temps de transmettre des agents pathogènes dans le sang du patient. Il est envisageable de retirer une tique de différentes manières. Déjà, il est possible de le faire à l’aide d’une pince à épiler ou une pince à tiques. D’autres méthodes peuvent aussi être utilisées.

Quel que soit le procédé choisi, il est important de faire attention à certains points. Il convient de saisir la tique par son appareil buccal. Il ne faut pas la saisir sur le corps uniquement. Il faut ensuite tirer verticalement et de manière lente. Les mouvements en cercle sont à éviter, car ils risquent d’arracher la tête. Il est recommandé de désinfecter la partie où la morsure a eu lieu pour se prémunir des inflammations.

 

Si le patient veut retirer la tique en ayant recours à une pince à épiler, il lui est préconisé d’opter pour une pince qui soit nantie d’un embout fin. Il est de rigueur de saisir la tique tout en évitant de l’écraser. Elle se retire lentement, mais avec détermination. Dans le cas où le sujet veut enlever la tique à l’aide d’une carte à tiques commercialisée en pharmacie, il procédé comme suit. Faites glisser la carte à l’horizontale depuis la peau vers la tique jusqu’à ce que cette dernière soit figée dans l’embout. Il faut continuer le positionnement du dispositif dans le même sens afin de retirer la tique par la suite.

 

Il est également possible de retirer la tique en s’usant d’un crochet à tiques. C’est un outil qui retire la tique en la tournant. Il ne faut pas recourir à une pince classique qui risque d’écraser l’insecte. D’autres modèles sont équipés d’un embout fin. Aussi, il faut appuyer sur le bouton et ouvrir la pince. Ensuite, il convient de la placer sur la peau pour la refermer en douceur. Il est nécessaire de faire tourner la tique dans un sens. Le crochet à tique se place entre la peau et le petit insecte.

 

Il convient de noter que les tiques sont de petits animaux extrêmement coriaces et que les jeter dans l’évier ou les mettre à la poubelle ne suffit pas pour s’en débarrasser. Effectivement, ce petit animal survit à ces deux méthodes. Il est important de s’assurer du fait que la tique soit morte avant de s’en défaire. Ainsi, il est recommandé de faire usage d’un alcool 40 degrés pour brûler cet insecte. Il est également envisageable de l’écraser sous un verre par exemple.

 

Il se peut que le sujet n’ait aucun outil adéquat à sa disposition et qu’il n’ait pas de désinfectant non plus. Aussi, il est conseillé de retirer la tique dès que faire se peut. Il faut tenter de retirer la tique avec l’ongle tout en évitant de l’écraser. Sinon, il ne faut pas appliquer d’huile sur l’insecte, car il peut suffoquer et lutter pour survivre. Elle risque ainsi de libérer encore plus d’agents pathogènes dans le sang.

 

Comment nettoyer une piqûre de tique ?

Une fois que la tique a été retirée, il est important de désinfecter la partie sur laquelle elle a mordu. Il est conseillé d’appliquer une pommade apaisante après avoir retiré la tique, et ce dans les heures suivant la piqûre. Il est à noter que la zone de morsure peut encore être désinfectée avec de la chlorhexidine. Si ces gestes sont respectés, il n’y a aucune chance que le sujet contracte la maladie de Lyme. Dans des conditions plus précaires, il est envisageable de nettoyer la zone concernée par la morsure avec de l’eau savonneuse. Il est capital de bien se laver les mains par la suite. Par ailleurs, il faut noter le jour de la piqure. Il est nécessaire de garder un œil sur la zone qui a été mordue. Si aucune rougeur n’apparait, il ne sera pas indispensable d’aller voir le médecin.

 

Comment se protéger contre les tiques ?

La protection contre les puces nécessite d’ores et déjà d’éviter les petites robes estivales qui ne peuvent être portées en pleine nature. Par contre, il est possible de porter des habits légers, fermés et longs. Afin de repérer les bestioles plus aisément, il est mieux de ne porter que des habits de couleurs claires. Il est préconisé de remonter les chaussettes au niveau des chevilles afin de les protéger contre les tiques et autres insectes. Certes, ce n’est pas un look tendance, mais cela permet de se prémunir des piqûres de tique.

 

Pour un pique-nique ou une sieste en pleine nature, il ne faut pas omettre l’usage d’une nappe qui limite le contact de la peau avec le sol. Il est mieux de marcher en milieu de chemin et si nécessaire, faites usage de répulsifs pour faire fuir les insectes.

 

Après la balade en forêt, il est important de procéder à une fouille complète du corps. Il ne faut pas oublier que les tiques aiment le cuir chevelu et les plis du corps. De même, ces parasites apprécient la peau du nombril et tout autre recoin où ils peuvent se dissimuler. Après avoir effectué un contrôle à sec, il est important de prendre une douche avec du savon et de se frictionner pour enlever les tiques qui ont peut-être échappées au regard.

 

Tique : quand est-ce qu’il faut consulter ?

La piqûre d’une tique peut devenir une grande problématique surtout si l’insecte porte des virus susceptibles de causer une encéphalite MEVE ou la maladie de Lyme. Ces deux pathologies débutent avec des signes de grippe. Parfois, il peut n’y avoir aucun symptôme et la transmission de la maladie est difficile à constater. Sachez que les conséquences peuvent quelques fois être graves. Sachez que la MEVE peut entrainer une méningite ou à une encéphalite. Quant à la borréliose, elle peut causer une inflammation au niveau des articulations. Ce trouble peut impacter le quotidien du sujet.  

 

Il est nécessaire de consulter un médecin lorsque la tête de la tique est restée sur la peau et que la partie du corps mordue présente une inflammation. Bien que ce cas soit rare, il est tout de même possible qu’il se produise. Parfois, la tique est localisée sur une partie qui soit difficile d’accès. Elle peut alors se trouver derrière la tête. Dans ce cas également, il est urgent de consulter le thérapeute pour qu’il puisse l’extraire.

 

Le sujet est encore convié à aller voir son praticien dans le cas où l’endroit mordu par la tique s’est infecté et que l’infection en question guérit mal. Aussi, si la peau suppure ou que la blessure commence à s’étendre, il est capital de se faire ausculter pour éviter que les microbes de la tique ne gagnent le sang. Parfois, le patient peut présenter un érythème migrant. Il s’agit d’une auréole de couleur rouge qui peut s’étendre sur l’épiderme. C’est en fait un signe de borréliose. Ici encore, il ne faut pas hésiter à aller voir un thérapeute de toute urgence.

 

5 ou 14 jours après avoir retiré la tique, le patient est parfois sujet à une migraine et à de la fièvre. Il peut se sentir éreinté et se plaindre de courbatures. Ce sont également des signes de la borréliose et/ou de la MEVE. Cependant, ce n’est pas systématique et seul un médecin peut confirmer le diagnostic.

 

Sinon, il est capital de consulter dans les plus brefs délais si la patiente est enceinte et qu’elle a été mordue par une tique. Dans cette optique, recourir à un gynécologue est la meilleure des solutions. De même, un enfant âgé de moins de 8 ans doit être amené voir un pédiatre si une tique ou un groupe de tiques l’a mordu. Un sujet immunodéprimé devra aussi aller voir son médecin dans l’immédiat s’il a été mordu par une tique. Il en est de même pour toutes les personnes prenant un traitement immunosuppresseur.

 

Dans certaines circonstances, il se peut que la tique reste implantée pendant plus de 36 heures. Dans ce cas, il faut aller voir son thérapeute. Il est possible que le patient ne sache plus depuis quand le petit insecte est présent sur sa peau. Le parasite peut se gorger de sang et le retrait doit être fait par un praticien.

 

Comment savoir si on est atteint de la maladie de Lyme ?

Les tiques sont donc responsables de la transmission de la maladie de Lyme. Les signes qui caractérisent ce mal sont assez difficiles à identifier. La plupart du temps, les patients voient différents médecins, mais ils ne peuvent émettre de diagnostic clair. Qui plus est, les tests de dépistage ne sont pas réellement fiables. D’une manière officielle, la borréliose de Lyme touche plus de 50 000 personnes en France depuis 2016. Ce chiffre a connu une nette augmentation par rapport à l’année 2015. La pathologie est transmise via la morsure du petit insecte qui est infecté par la bactérie Borrelia. Cependant, les thérapeutes eux-mêmes ont du mal à distinguer la maladie lorsqu’elle se présente.

 

Pour reconnaitre les signes de la maladie de Lyme, il est possible de se baser sur différents symptômes. Concernant les manifestations spécifiques de cette maladie, elles sont peu nombreuses, mais un des principaux signes est l’érythème migrant. Il s’agit d’une tache rouge qui se situe au beau milieu de la morsure de la tique et qui a un diamètre avoisinant les 5 cm. Dans 95 % des cas, cette marque apparait dans les 3 à 30 jours suivant la morsure pour ensuite disparaître de manière spontanée. Ainsi, il passe presque inaperçu surtout quand la tique est accrochée sur le cuir chevelu ou dans le dos.

 

La maladie peut avoir d’autres formes tardives qui ne se manifestent que 3 à 6 mois qui suivent la piqûre. Des maux au niveau des articulations peuvent être ressentis. Le sujet peut aussi souffrir de troubles neurologiques, ophtalmologiques et/ou cardiaques.

Dans des cas bien plus rares, les patients peuvent encore présenter un « syndrome persistant polymorphe après une possible piqûre de tique ». Ce qui se traduit par de fortes douleurs et une énorme fatigue. Des troubles cognitifs pouvant persister plus de 6 mois peuvent également apparaitre, pourtant, le dépistage peut être négatif.

 

Quels examens pour détecter la maladie de Lyme ?

Ici encore, une question se pose : quels examens faut-il passer pour détecter la maladie de Lyme ? Sinon, ces tests sont-ils alors fiables ? Ces interrogations sont toutes sujettes à controverse depuis un certain temps. Lorsqu’un érythème en lien avec la morsure d’une tique se fait remarquer, il n’y a pas lieu de passer un test pour confirmer le diagnostic. Ainsi, si le sujet a des doutes, il lui est toujours possible d’effectuer une prise de sang afin de confirmer le constat qui a été fait. Cette démarche peut servir à rechercher des anticorps spécifiques. Pourtant, ces derniers n’apparaîtront que quelques semaines suite à la morsure. Ainsi, une analyse qui est effectuée de manière précoce pourrait se révéler fausse.

 

À ce jour, aucun test qui soit disponible en France ne permet de donner un résultat vérifiable à 100 %. Selon le protocole, il convient de faire un premier test Elisa. Si ce dernier est positif, il sera à confirmer par un second test Wester Blot. Toutefois, le HCSP émet des doutes sur leur fiabilité.

 

Parfois, les constats faits conduisent à se demander s’il ne s’agissait pas d’une autre maladie. Effectivement, les tests de dépistage actuels sur la maladie de Lyme ne cherchent que des anticorps contre Borrelia. Pourtant, les tiques peuvent transmettre d’autres bactéries, virus et parasites qui sont aussi source de pathologies similaires à la maladie de Lyme.

 

Quand se déclare la maladie de Lyme ?

Il est à noter que la maladie de Lyme a tendance à évoluer en divers stades et que chaque personne peut présenter des symptômes différents. Le premier stade est celui qui apparait 3 jours à 1 mois suite après la piqûre. Il commence avec l’apparition d’une tâche qui est non douloureuse dans un premier temps. Il semblerait que seuls 30 % des personnes affectées présentent cette trace. La lésion a tendance à s’étendre, mais elle se résorbe facilement si un traitement est entrepris pour anticiper les complications.


Le second stade est celui qui apparait quelques semaines ou quelques mois plus tard. Il ne survient que lorsque la morsure n’a pas été suivie de traitement à base d’antibiotiques. Le sujet souffre de signes neurologiques et rhumatologiques en même temps. Il se sent faible et ses muscles vont se raidir. Il commence aussi à avoir mal au niveau des coudes et des genoux. Le patient a les yeux irrités et des éruptions cutanées se font remarquer. Par ailleurs, son rythme cardiaque commence à devenir irrégulier.


Le 3e stade consiste en une aggravation sur plusieurs années. La maladie de Lyme peut se prolonger pendant des années. Les signes du stade 2 s’aggravent alors et la pathologie risque de devenir chronique. Cependant, certaines manifestations peuvent également apparaître. Tel est le cas de la méningite lymphocytaire qui est parfois susceptible de s’accompagner d’une atteinte au niveau des nerfs du crâne. Le tout peut être assorti d’une paralysie faciale. En outre, le sujet peut encore souffrir de problèmes de la vue et de soucis au niveau de sa concentration. Il est parfois en proie à des pertes de mémoire progressives et finit par être dépressif. Toutes ces phases révèlent le début ou les complications liées à la maladie de Lyme.


La situation finit par devenir critique lorsque la maladie de Lyme entre dans un stade chronique. Ce qui signifie qu’elle n’a pas été traitée dans les deux premières phases. Le patient a alors manqué des mois ou des années de traitement.


Dans certains cas, il se peut que la maladie de Lyme devienne vraiment grave. Ce problème a été reconnu en 2018. Pendant longtemps, aucun médecin en France n’a cru en la forme chronique de la maladie de Lyme. Pourtant, elle est bien réelle. Selon les thérapeutes, si la maladie ne guérit pas malgré le recours aux antibiotiques, c’est qu’il s’agit d’une autre pathologie.


Quel traitement pour la maladie de Lyme ?

La première phase de la maladie de Lyme est souvent traitée à l’aide des antibiotiques. Quoi qu’il en soit, le médecin qui est en face d’un patient atteint de ce mal se doit de prescrire un traitement dans les plus brefs délais pour éviter l’apparition de complications diverses. Cela permet en outre d’accélérer le processus de guérison, car bien que cette maladie ne soit pas mortelle, les signes peuvent le devenir. Une fois que le thérapeute est certain du fait que le sujet souffre de maladie de Lyme, il devra prescrire une cure d’antibiotique avec 4 g d’amoxicilline par jour pendant au moins 15 jours. Certes, plus le traitement commence précocement, plus le patient a plus de chance de guérir. Par contre, si les symptômes sont là depuis longtemps, l’antibiothérapie risque de ne pas être efficace et le sujet pourrait voir la pathologie s’aggraver et/ou récidiver.


Sinon, divers antibiotiques oraux peuvent aussi être prescrits. Tel est le cas de la doxycycline, de la céfuroxime ou encore du ceftriaxone. La doxycycline est le remède qui est généralement prescrit. D’ailleurs, il peut être pris par des enfants depuis l’âge de 9 ans. Toutefois, il n’est pas recommandé de l’utiliser dans le cadre de l’allaitement ni pendant la grossesse.


Les patients peuvent aussi se tourner vers certaines thérapies naturelles. Quand l’infection remonte à de nombreuses années, il se peut que les antibiotiques prescrits par le médecin ne soient plus efficaces. Les thérapeutes peuvent alors se demander si la pathologie est résistante aux antibiotiques. Dans ce cas, il est mieux de passer à des méthodes alternatives qui viennent compléter les antibiotiques. Ici, le choix est large entre le sauna, la phytothérapie, la cryothérapie, la modification du régime alimentaire… Différentes possibilités peuvent être essayées d’après les spécialistes. Selon les investigations, les maladies récidivent moins lorsque le traitement est associé à la phytothérapie. Bien que peu d’études aient été menées sur ce sujet, les scientifiques commencent déjà à creuser un peu plus sur ces questions. 

 

A propos de l'auteur

 

Laurence Silvestre, Docteur en Pharmacie

 

Titulaire d’un diplôme d’État de docteur en pharmacie, j’exerce la profession de pharmacien en officine depuis plus de 30 ans. J’utilise mon expertise acquise durant ma formation universitaire et la pratique continue de mon métier pour rédiger des articles de qualité à l’attention du grand public. Ces textes contiennent des conseils scientifiques et pharmaceutiques sur différents domaines liés à la santé, au bien-être et à la beauté. Mon expérience professionnelle me permet de vulgariser ces informations pour une meilleure compréhension de la part des patients. En savoir plus sur Laurence Silvestre.

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