Colère, timidité, phobies, pensées qui tournent en boucle : l'homéopathie est souvent demandée pour ces troubles du comportement et de la gestion des émotions. Retrouvez ci-dessous, dans ce rayon de la catégorie Homéopathie, nos conseils, les rayons voisins et les signes qui justifient un avis médical ou psychologique.
Émotions et comportement : où chercher ?
Stress et sommeil
Nervosité, irritabilité, difficultés d'endormissement : notre rayon homéopathie stress et sommeil réunit des médicaments traditionnellement utilisés dans ces situations.
Choisir avec méthode
Notre article comment choisir l'homéopathie contre les troubles du comportement présente les souches traditionnellement utilisées selon les situations.
Colère et timidité
Nos pages homéopathie et colère et homéopathie et timidité seront réassorties ; demandez conseil à votre pharmacien en attendant.
Tension nerveuse et maux de tête
Quand le stress se traduit par une tête lourde en fin de journée, voir notre rayon homéopathie des maux de tête.
Quand consulter ?
Un avis médical ou psychologique est nécessaire si :
- les colères, peurs ou pensées envahissantes durent et gênent l'école, le travail ou la vie familiale ;
- une consommation d'alcool ou d'une autre substance devient difficile à contrôler ;
- un enfant ou un adolescent change brutalement de comportement, s'isole ou décroche à l'école ;
- des idées noires apparaissent : appelez le 3114 (prévention du suicide, 24 h/24) ou le 15.
Tout savoir sur l'homéopathie et les troubles du comportement
Fondée par Samuel Hahnemann sur le principe de similitude, cette médecine douce propose des souches traditionnellement employées dans l'émotivité, la timidité, l'irritabilité ou le trac. La plupart sont enregistrées sans indication thérapeutique : il n'existe aucune preuve scientifique solide de leur efficacité au-delà de l'effet placebo. Elles ne permettent pas de traiter une phobie installée, un trouble obsessionnel ou une dépendance, qui relèvent d'une prise en charge par un médecin, un psychologue ou un psychiatre, par exemple par une thérapie comportementale. Le choix se fait sur les conseils du pharmacien ou d'un homéopathe, selon le type de symptôme et le tempérament de la personne ; chaque granule se laisse fondre sous la langue, à distance des repas, et se dissout dans un peu d'eau avant 6 ans. Si aucune amélioration n'apparaît en quelques jours, ou si les troubles s'aggravent, consultez un professionnel de santé.
Tout le monde connaît des soucis qui reviennent en boucle. Quand des pensées obsédantes s'imposent, provoquent une forte anxiété et poussent à répéter des gestes pour se rassurer (vérifier, laver, compter), il peut s'agir d'un trouble obsessionnel compulsif, qui se soigne. Des pensées négatives permanentes, avec tristesse et perte d'intérêt, peuvent signaler une dépression. Dans ces deux cas, parlez-en à votre médecin traitant : aucune souche ne remplace une prise en charge adaptée, qui fait souvent appel à une thérapie cognitive et comportementale. Une jalousie obsessionnelle qui envahit le couple justifie aussi un accompagnement.
Crises de colère chez le jeune enfant, timidité, émotions à fleur de peau à l'adolescence : ces réactions font souvent partie du développement. Un cadre stable, du sommeil en quantité suffisante, des écrans limités le soir et un dialogue sans jugement aident à les traverser. Une écoute attentive permet souvent de comprendre l'origine d'une crise : fatigue, jalousie envers un frère, changement d'école. Si les troubles durent, s'aggravent, retentissent sur l'école ou les relations, ou si l'enfant semble en souffrance, parlez-en à son pédiatre, qui pourra orienter vers un psychologue ou un pédopsychiatre. Ne donnez aucun produit à un enfant sans l'accord d'un professionnel de santé, même un remède présenté comme naturel.
Beaucoup d'enfants sont vifs et bougent beaucoup, surtout en fin de journée. Quand un enfant « ne tient pas en place », a du mal à fixer son attention, agit sans réfléchir (impulsivité) et que cela gêne la vie scolaire et familiale depuis plusieurs mois, un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) peut être en cause. Seul un bilan spécialisé permet de poser ce diagnostic et de proposer un accompagnement adapté : guidance des parents, aménagements à l'école, rééducation et, si besoin, traitement. Les granules homéopathiques ne soignent pas le TDAH et ne doivent pas retarder ce bilan, surtout en cas de retard scolaire. En attendant le rendez-vous, des horaires de coucher réguliers, du sport, des moments calmes et des écrans limités aident l'enfant agité.
Période d'examens, manque de sommeil, café le soir : chez l'étudiant, la tension nerveuse touche souvent la concentration et la mémoire. Se coucher à heure fixe, faire des pauses toutes les heures, une activité physique quelques fois par semaine et un repas léger le soir aident à retrouver un rythme. Les troubles du sommeil qui durent plus de trois semaines, une fatigue intense ou une anxiété qui empêche de travailler justifient de consulter un professionnel de santé, d'autant que le service de santé universitaire propose des consultations gratuites. Évitez l'automédication avec des somnifères ou des stimulants ; votre pharmacien peut vous accompagner dans le choix d'une solution adaptée.
Les ouvrages de matière médicale décrivent les remèdes selon le profil de chacun : Coffea cruda chez la personne dont l'esprit s'emballe au moment du coucher, Kalium bromatum dans l'agitation des mains, Tarentula hispana chez l'enfant très remuant, Gelsemium dans le trac avant un examen, Ignatia dans le chagrin ou les sentiments difficiles à exprimer, Argentum nitricum chez la personne anxieuse et pressée qui anticipe tout, Nux vomica chez l'adulte surmené et irritable. Ces descriptions traditionnelles ne constituent pas une preuve d'effet, et leur disponibilité dans ce rayon varie. Leur choix, la dilution et la durée de prise relèvent d'un pharmacien ou d'un médecin homéopathe, qui évaluera aussi s'il faut orienter vers une consultation.
Voyez aussi nos rayons homéopathie des troubles digestifs, souvent liés au stress, et homéopathie de la migraine.
Questions fréquentes
L'homéopathie aide-t-elle à gérer les émotions d'un adolescent ?
Des souches sont traditionnellement utilisées pour l'émotivité, sans effet démontré. Si les difficultés durent, un échange avec un psychologue ou votre généraliste reste plus utile qu'un produit.
Kalium sulfuricum est-il utilisé pour les émotions ?
C'est une souche dont le choix repose sur un conseil personnalisé : son rôle dans la sphère émotionnelle n'est pas démontré. Parlez-en à votre pharmacien.
L'homéopathie peut-elle aider à arrêter l'alcool ?
Non, une dépendance nécessite un accompagnement médical. Parlez-en à votre médecin ou appelez Alcool Info Service (0 980 980 930).
Que faire face à une phobie ?
Une phobie qui limite la vie quotidienne se prend en charge, notamment par une psychothérapie. Votre généraliste peut vous orienter.
Ignatia amara, Argentum nitricum : quelle différence ?
La tradition réserve la première aux émotions contenues et aux soupirs, la seconde à l'anxiété d'anticipation avec précipitation. Leur efficacité n'est pas établie : votre pharmacien vous oriente selon vos symptômes.
Existe-t-il des effets secondaires ?
Les granules homéopathiques, très dilués, ont peu d'effets secondaires connus, mais contiennent du sucre. Le vrai risque est de retarder un diagnostic utile quand les troubles durent.
Et les troubles alimentaires ?
Boulimie, crises de grignotage incontrôlées ou restrictions sévères sont des troubles alimentaires qui nécessitent l'aide d'un professionnel. Aucune souche ne les soigne : parlez-en rapidement à votre médecin.
Troubles du comportement
Pharmacie française · 


















