Infection parasitaire, la toxoplasmose est transmise par les animaux, notamment par les chats. Cette maladie est particulièrement dangereuse pour le fœtus. Un suivi médical est donc indispensable pour les femmes enceintes. Un simple diagnostic sérologique en début de grossesse permet de détecter cette pathologie. La toxoplasmose présente aussi un danger pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli. Dans la plupart des cas, cette affection est asymptomatique. Pour prévenir cette maladie parasitaire, il est important d’adopter un mode de vie sain et de se laver fréquemment les mains ou d'utiliser une solution hydroalcooloque.
Le parasite toxoplasma gondii a été décrit pour la première fois par Louis Hebert Monceau et Charles Nicolle, deux médecins français. C’était en 1908 à l’Institut Pasteur de Tunisie suite à une épidémie de laboratoire à propos d’un rongeur sauvage nommé Ctenodactylusgundi en Afrique du Nord. Ces médecins isolent un protozoaire qu’ils appellent Toxoplasma gondii. En même temps, Alfonso Splendore découvre le même parasite dans le corps d’un lapin mort en laboratoire au Brésil.
Joseph Jankù, un ophtalmologue avait décrit la maladie humaine en 1923. Il s’agit d’un cas de toxoplasmose congénitale chez un enfant qui souffre de choriorétinite, une atteinte de pigment de l’œil. La toxoplasmose est reconnue comme étant une pathologie congénitale en 1939 chez un enfant malade d’encéphalite.
Cette pathologie généralement inoffensive peut demeurer asymptomatique durant toute une vie. Lorsqu’elle présente des signes, c’est là que le sujet est réellement malade et requiert une prise en charge adéquate. En absence de symptôme, il n’y a pas de traitement à adopter sauf si la patiente est enceinte. Quels sont les symptômes de la toxoplasmose ?
Lorsque l’infection est présente, elle peut ne manifester aucun signe. La triade symptomatique fait leur apparition chez les personnes fragiles. Elle se traduit par de la fièvre, de l’asthénie et de l’adénopathie (cervicale). Les formes graves apparaissent rarement. La manifestation de la maladie varie en fonction du sujet atteint.
Chez un individu en bonne santé, cette maladie infectieuse est sans gravité apparente. 80% des cas n’affichent aucun signe clinique. Certains sujets peuvent souffrir de maux de gorge. Le patient peut aussi avoir de la fièvre accompagnée d’une grande fatigue pendant une longue durée. On peut également constater une tuméfaction de ganglions au niveau du cou. C’est l’un des principaux signes de la maladie.
Les personnes immunodéprimées atteintes de toxoplasmose sont susceptibles d’afficher des symptômes plus importants. Il s’agit des sujets qui ont un système immunitaire affaibli par la prise de médicaments suppresseurs d’immunité ou par le VIH. Parmi les symptômes, il y a une inflammation de l’encéphale. Elle se caractérise par des céphalées prolongées suivies d’une fièvre. La personne contaminée se retrouve alors dans un état alarmant d’asthénie. Des signes plus graves : paralysies, somnolences et convulsions peuvent aussi se manifester chez certaines personnes. En cas d’atteinte cérébrale, cette maladie parasitaire peut causer des troubles de coordination et du langage. Si elle touche la rétine, on note une perturbation de la vision.
Dans le cas où le parasite atteint la moelle épinière, le patient malade peut avoir des troubles sensitifs ou de dysfonctionnement des sphincters. Cette infection peut même provoquer une paralysie plus ou moins complète des membres inférieurs et aussi de la partie basse du tronc. La toxoplasmose peut également se manifester par une respiration sibilante et de l’essoufflement suivi d’une toux considérée comme chronique. Des kystes peuvent se former au niveau des poumons.
Pendant la période de grossesse, le risque de contamination in utero augmente. Au cours du premier trimestre de grossesse, cela est moins élevé, mais les conséquences sont plus graves. Pendant ces 3 premiers mois de grossesse, le bébé ne dispose pas encore d’un système de défense bien établi. Cette infection peut causer différents troubles comme le retard du développement psychomoteur. Elle peut même provoquer une mortalité intra-utérine. On note aussi une perturbation des mouvements réflexes et des atteintes pigmentaires des yeux. Une hypotonie de plusieurs organes et de l’hydrocéphalie peut aussi apparaitre.
La toxoplasmose peut aussi manifester certains signes comme l’éruption cutanée généralisée et des douleurs ressenties au niveau des articulations. Les atteintes des organes et des yeux touchent notamment les personnes immunodéprimées. Chez les sujets en bonne santé, les symptômes mentionnés ci-dessous peuvent disparaître d’eux-mêmes sans traitement et cela après quelques semaines.
La toxoplasmose se transmet généralement par l’ingestion des viandes (porc, veaux, mouton) mal cuites. Dans ce cas, les parasites se développent et se dispersent dans l’organisme afin de former des kystes. Ce sont les bovins, les moutons et les porcs qui mangent des herbes souillées par des crottes de chats qui sont les victimes de cette maladie. C’est pourquoi il est toujours important de bien cuire les viandes avant de les manger.
La consommation des fruits et légumes mal lavés peut aussi être la cause de la contamination à la toxoplasmose chez l’homme. D’où viennent les parasites et les bactéries de ces alimentations ? Lorsque le chat mange des oiseaux ou des souris infectées, il véhicule déjà ces parasites sous forme de kyste contenant environ 3000 toxoplasmes. Lors de la digestion, ces parasites entrent dans les cellules de l’intestin du chat et s’y multiplient. Le chat va pouvoir éliminer 10 000 000 d’œufs enkystés à travers les selles.
Très résistants, ces oocytes mûrissent dans les milieux extérieurs : dans les potagers, le jardin, les champs… C’est en consommant des fruits, des crudités, des légumes et des eaux infectés que l’homme contracte la maladie.
La toxoplasmose se transmet directement à l’homme par un chat infecté. Le fait de toucher la litière de ce chat peut transmettre cette maladie.
La cause la plus fréquente de la transmission de la toxoplasmose est le contact direct avec un chat infecté. Le fait d’ingérer les oocytes ou œufs de toxoplasme favorise la diffusion de cette maladie. Les parasites se multiplient particulièrement dans l’intestin des chats qui se nourrissent de souris ou d’oiseaux qui peuvent être porteurs des parasites. Il faut noter que les chats domestiques qui s’alimentent de plats faits maison et d’aliments industriels ne sont pas concernés par cette infection. Une fois que le chat est infecté, il produit des excréments contenant de millions de parasites résistants et viables pendant plus d’un an sur les sols. Ce qui rend possible d’ingestion des oocytes par le biais des aliments (certains fruits et légumes) dont le sol où ils ont été cultivés est contaminé. L’homme peut aussi contracter cette maladie à travers les eaux souillées par les selles de chat contaminé ou par le fait de toucher sa literie.
Il y a aussi une autre manière d’attraper la toxoplasmose. C’est le fait de consommer de la viande qui n’est pas suffisamment cuite. Les moutons, les vaches aussi bien que les porcs peuvent également ingérer des œufs parasitaires sur des sols contaminés par des excréments de chats. Les œufs éclosent et pénètrent dans les intestins de ces animaux et forment par la suite de minuscules kystes au niveau du tissu. En effet, si vous mangez une viande d’animal contaminé et/ou mal cuit, les kystes vont se former dans votre estomac.
Dans des cas les plus rares, la toxoplasmose se transmet par le biais de la transfusion sanguine ou encore par la transplantation d’organes. Cette pathologie ne se passe jamais d’une personne à l’autre, donc elle n’est pas contagieuse.
Chez une personne en bonne santé, le médecin ne prescrit pas généralement de traitement en absence de signe. La guérison se fait d’une manière spontanée au bout de quelques semaines.
Pour soigner la toxoplasmose, l’administration des médicaments antiparasitaires peut être envisagée chez les personnes immunodéprimées.
Dès que la sérologie confirme le diagnostic de toxoplasmose, la spyramine est préconisée chez les femmes enceintes. Si le résultat est négatif, le médecin peut tout de même préconiser un examen mensuel.
L’administration d’antibiotiques comme le Rovamycine par cure de 10 jours par mois jusqu’au travail chez les femmes enceintes est aussi nécessaire si le test est positif.
Voici une liste d’antibiotiques utilisés en cas de toxoplasmose (ces médicaments doivent être pris après consultation médicale) :
Cotrimoxazole
Sulfadiazine
Pyriméthamine (associé avec une supplémentation d’acide folique)
Corticostéroïdes.
Avant de se lancer dans un traitement particulier par médication, il convient avant tout de consulter un médecin. Les médicaments pour soigner la toxoplasmose chez les personnes enceintes et les sujets immunodéprimés ne sont pas les mêmes.