La colique néphrétique est ordinairement classée dans la catégorie des symptômes qui sont une vraie urgence lors de sa manifestation. En effet, elle cause une douleur assez intense et parfois insupportable, notamment quand celle-ci siège dans les reins et irradie dans le bas-ventre, surtout vers les organes génitaux externes. Dans la majorité des cas, aucune position ne permet d’apaiser la douleur de la colique néphrétique.
Définition
La colique néphrétique n’est pas une pathologie, mais plutôt un symptôme. C’est surtout la manifestation d’une douleur brutale plus ou moins intense. Elle se ressent au niveau d’une fosse lombaire située au bas du dos. La colique néphrétique résulte d’une mise en tension du rein. Cette pathologie est liée à un obstacle survenant à l’intérieur des voies urinaires.
Une crise de colique néphrétique se manifeste par une douleur sévère, violente et quasi brutale. Elle est assez typique. D’ailleurs, la gent féminine la considère comme les maux que l’on ressent lors d’un accouchement, avant la péridurale. Chez les hommes, ces crises correspondent plutôt à une brusque mise en tension des voies urinaires qui sont bloquées par le calcul.
La douleur liée à la colique néphrétique tient généralement son origine de l’obstruction de la voie d’excrétion du haut appareil urinaire, le plus souvent consécutive à une lithiase urinaire, située ordinairement entre le rein et la vessie. Dans les règles générales, le diagnostic est purement clinique, étant donné que le patient présente une hématurie et a été éventuellement assujetti à un calcul. Il arrive également qu’il soit lithiasique et qu’il ne soit pas à sa première crise.
Quoi qu’il en soit, la colique néphrétique provient de l’apparition des calculs composés de calcium qui peut être visible à la radiographie. Le cas le plus commun concerne des calculs formés d’oxalate de calcium. Ils se présentent chez environ 50 % des patients. Néanmoins, il arrive que le problème vienne des calculs d’acide urique qui se produit après la dégradation des acides nucléiques. Sans oublier aussi que le cas peut être dû à des calculs de cystine qui est une maladie héréditaire du nom de cystinurie.
Les causes et facteurs de risque de la colique néphrétique
Tout obstacle touchant les voies urinaires qui acheminent l’urine du rein vers l’extérieur du corps peut éventuellement engendrer une stagnation des urines à l’intérieur des reins, mais aussi une distension rénale. L’obstruction en question peut se situer dans le rein, l’uretère, la vessie ou l’urètre. Toutefois, il peut aussi se trouver à l’extérieur des voies urinaires, comme le cas de la compression extrinsèque. En somme, les calculs représentent la majorité des causes d’une colique néphrétique.
La compression extrinsèque est principalement causée par les tumeurs d’ordre gynécologique, les anomalies de ligatures chirurgicales, mais aussi les épanchements liquidiens abondants du genre hématome.
En ce qui concerne les facteurs de risques, il s’avère que les trois quarts des calculs sont considérés oxalo-calciques. En clair, ils sont composés de cristaux d’oxalate de calcium. Parmi les facteurs, plusieurs d’entre eux sont assez distincts, pour ne citer que le faible volume des urines, c’est-à-dire moins de 1 litre par 24 heures. Une présence de surplus de calcium et un excès d’acide urique excrété dans les urines ont également été constatés.
Dans la majorité des cas, la cause de cet excès d’excrétion de calcium ou d’acide urique n’est pas vraiment traçable. En effet, elle n’est pas du tout en relation avec une alimentation trop riche en calcium. Cependant, les recherches montrent qu’elle est certainement favorisée par les apports en sels ou en protéines en quantités trop élevées. Il va de soi qu’une élimination exagérée d’acide urique peut éventuellement participer à la formation des calculs.
Quels sont les symptômes de la colique néphrétique ?
La colique néphrétique est une douleur de la région lombaire qui se diffuse vers les organes génitaux. Comme mentionnée auparavant, la douleur est brutale, forte et ne peut être soulagée par les changements de position. Cette souffrance est parfois décrite comme atroce et peut être accompagnée par des agitations. Néanmoins, la douleur est parfois modérée, souvent localisée dans le flanc, comme le cas d’une crise subintrante. Il n’est pas rare que les nausées voire même des vomissements puissent accompagner la douleur.
Des signes urinaires peuvent être généralement associés à une colique néphrétique. Ainsi, le patient peut avoir des sensations de brûlure en urinant, des besoins urgents d’uriner qui deviennent fréquents. Il peut également constater la présence de sang dans les urines, notamment quand le calcul en est le responsable.
La consultation d’une colique néphrétique

Si les symptômes commencent à se faire ressentir, il est d’abord conseillé de prendre la température. Le patient est aussi sollicité de boire normalement, mais de préférence moins que d’habitude. Cela est utile afin de ne pas aggraver le cas. Il convient ensuite de prendre rendez-vous chez un médecin généraliste, du moins dans un premier temps. Ce professionnel de la santé va en principe effectuer au préalable un test urinaire afin de détecter la présence de sang. Il va également s’assurer de l’absence de nitrites et de leucocytes qui peuvent confirmer la présence d’une infection urinaire.
Dans le cas d’une suspicion urinaire, un examen cytobactériologique des urines ou UCBU doit être envisagé. La plupart du temps, le médecin prescrit une échographie des reins et de la vessie. Cet examen va permettre de déceler la présence ou non d’un calcul et la dilatation inhabituelle des voies urinaires.
Le médecin va ensuite confirmer le diagnostic avec le détail du type et la localisation de la douleur. La percussion de la région lombaire est généralement douloureuse. Notez que la percussion est un terme qui est utilisé dans la médecine pour désigner un geste clinique qui consiste à taper légèrement un site afin d’en apprécier la sensibilité et/ou le son qui résulte du geste. Il s’avère que le rein distendu est parfois palpable et l’abdomen est généralement ballonné, ce qui peut confirmer la présence d’une distension réflexe des anses intestinales. Enfin, le médecin peut terminer par la recherche d’autres signes de gravité comme l’absence de mictions, de fièvre ou de frissons.
Comment prévenir la colique néphrétique ?
En dehors des crises, la prévention la plus efficace pour la colique néphrétique consiste à recommencer à boire régulièrement et de manière abondante. Le mieux c’est d’ingurgiter entre 1,5 à 2 litres d’eau par jour. En cas de doute, demandez conseil à un professionnel de la santé.
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