Insectes vivants sur le cuir chevelu de l’être humain, les poux de tête sont parfois des soucis assez dérangeants dans le quotidien. Sans un entretien adéquat, ils peuvent devenir un vrai problème chez les enfants, mais aussi chez les adultes. Les poux provoquent généralement des démangeaisons plus ou moins intenses et souvent répétées. Toutefois, il existe des solutions simples et pratiques pour venir à bout de ces petites bestioles. Outre les gestes simples à adopter, les remèdes ne manquent pas pour éradiquer la prolifération de ces insectes minuscules qui sucent le sang.
C’est quoi exactement un pou de tête ?
Appartenant au genre Pediculus humanus, les poux de tête ou Pediculus humanus capitis appartiennent à la famille des poux humains. Ce sont des sortes de minuscules insectes grisâtres qui ressemblent à la taille d’une graine de sésame. Les poux vivent sur le cuir chevelu, notamment au niveau de la racine des cheveux. Ces insectes peuvent demeurer sur la tête d’une personne jusqu’à 30 jours, mais ils ne survivent pas au bout de 3 jours quand ils en sont détachés. D’un point de vue scientifique, la présence des poux sur la tête porte l’appellation de pédiculose du cuir chevelu.
Le pou en général
Le patronyme de pou est un genre de nom vernaculaire ambigu qui désigne un insecte parasite affectant l’être humain, provoquant la pédiculose du cuir chevelu ou également la pédiculose corporelle. Quand il est employé seul, le terme pou fait généralement référence aux poux de l’homme. Ce sont en quelque sorte des espèces hématophages qui sont susceptibles d’engendrer de véritables soucis, voire des maladies, pour ne citer que la pédiculose corporelle, celle du cuir chevelu ou phtiriase. Depuis un certain temps, les chercheurs ont pu distinguer trois formes de poux humains. La première concerne le pou de tête qui est généralement la sous-espèce Pediculus humanus capitis. Puis, vient en seconde place le pou du corps qui est à l’origine de la sous-espèce Pediculus humanus corporis. La dernière concerne le pou du pubis qui appartient à l’espèce Pthirus pubis. À noter que cette dernière forme peut provoquer la phtiriase, tandis que les deux autres peuvent engendrer une éventuelle pédiculose.
Le pou de pubis appartenant à l’une de ces formes de poux est particulièrement distinct, à la fois au niveau de son aspect que d’un point de vue écologique. Celui-ci vit essentiellement dans la région pubienne et périanale. À l’époque de Rabelais, l’espèce était déjà connue sous le nom de pou de pubis, mais a reçu récemment le nom vernaculaire particulier de « morpion », surtout chez les Français. D’ailleurs, le terme morpion figurait déjà dans le Dictionnaire de l’Académie française dès 1694.
En revanche, les deux autres formes sont assez subtiles quant à leur distinction. En effet, cette dernière ne repose pas vraiment sur les critères morphologiques, mais plutôt sur leur localisation. Dans le contexte, le pou de tête ou Pediculus humanus capitis ne survit que sur le cuir chevelu. C’est seulement dans cette partie du corps qu’ils arrivent à vivre et à se nourrir, voire jusqu’à pondre leurs œufs. D’un autre côté, le pou du corps ou Pediculus humanus corpris a tendance à s’alimenter sur le reste du corps et arrive à subsister même dans les plis des vêtements mal lavés ou n’ayant pas été lavé après usage.
Quoi qu’il en soit, c’est l’ensemble de ces deux formes de Pediculus humanus que l’on attribue généralement l’appellation de pou au sens réel. Concernant les œufs de cet insecte minuscule, il est de coutume de les appeler « lentes ». À titre d’information, le pou mâle dispose de 2 paires de testicules qui lui confèrent un pouvoir exceptionnel, notamment sa faculté de féconder 18 femelles à la fois, et ce, sans aucun répit.
Focus sur le cycle de vie des poux
En tout, trois étapes constituent le cycle de vie des poux, notamment en ce qui concerne le pou de tête. D’abord, ces insectes pondent des œufs appelés lentes. Il s’agit d’œufs ovales teintés en gris, jaunâtre ou aussi de couleur beige. Les lentes font à peu près la taille d’un grain de sable ou d’un grain de sésame. Ils sont accrochés au cuir chevelu. Leur éclosion se manifeste au bout de 7 à 10 jours pour donner naissance aux nymphes. Ces derniers épousent déjà la forme des poux adultes, sauf qu’ils sont plus petits.
Peu à peu, ces nymphes prennent leur forme de poux adultes environ 7 jours après l’éclosion et sont désormais aptes à pondre de nouveau lentes à leur place, et ainsi de suite. Contrairement à ce que l’on pense, les poux ne sont pas des insectes qui transmettent des maladies. De plus, ils ne sont pas un signe de malpropreté. En effet, ces insectes prolifèrent sur un environnement sec, fin, dépourvu de gras et assez propre.
Les poux et les lentes sont très courants et plus ou moins fréquents chez les enfants, notamment ceux qui sont en âge d’aller à l’école ou dans les garderies, c’est-à-dire entre 3 à 12 ans. D’une manière générale, les poux vivants présents chez les enfants n’excèdent pas les 20 individus dans leurs cheveux. Dans le monde, les scientifiques totalisent pas moins de 100 millions de personnes qui sont infestées par les poux.
Comment les poux arrivent-ils à envahir les cheveux ?

Il existe différentes manières pour qu’une personne soit assujettie aux poux. La première raison de l’infestation se fait habituellement par contact direct avec une chevelure infestée, notamment lors d’une étreinte ou d’une accolade, par exemple. Toutefois, il arrive que les poux déjà présents chez un individu se transmettent via le contact d’objets personnels d’une personne à une autre, à l’instar d’une taie d’oreiller, d’un dossier de canapé, des draps, des bonnets, des casquettes, mais également d’une pince ou brosse à cheveux. Il est utile de stipuler que les poux ne sont pas des insectes qui volent ou qui sautent. À la place, ce sont de petits animaux qui rampent assez vite.
Par ailleurs, les poux de tête chez les humains ne peuvent pas supporter les poils des animaux, incluant les chats ou les chiens. De ce fait, il est impossible que ces animaux domestiques ou animaux de compagnie soient un facteur de transmission de ces insectes dérangeants.
Les traitements naturels
Outre les insecticides et les médicaments, les huiles végétales comme l’huile de coco, l’huile d’olive, l’huile de tournesol, l’huile d’amande douce ou l’huile de ricin peuvent aussi agir sur les poux par étouffement. Ils interviennent sur les poux en formant un microfilm gras. Pour l’utiliser, il suffit d’imprégner les cheveux de l’une de ces huiles durant 2 heures avant de les laver et de bien les rincer. Néanmoins, l’opération doit être répétée plusieurs fois, car les lentes sont plus résistantes que les poux.
Depuis des lustres, le vinaigre blanc a aussi été utilisé pour éradiquer les poux. Il doit être versé sur les cheveux à travers un léger massage. Une fois terminé, il est conseillé de couvrir la tête de la personne concernée par une serviette chaude et de laisser poser plusieurs minutes. Rincer ensuite, puis laver les cheveux de manière habituelle afin d’éliminer l’odeur du vinaigre. Comme on fait avec les huiles végétales, l’opération doit être renouvelée pour une action efficace.
Récemment, il est aussi de coutume d’utiliser du bicarbonate de soude. Cet élément s’avère d’ailleurs être une alternative efficace, particulièrement sur les lentes. Afin de mieux les répartir sur l’ensemble de la chevelure, il est conseillé de fermer les yeux avant de masser plusieurs minutes, puis les laver après.
Cependant, il est essentiel de mentionner que les huiles essentielles ne conviennent pas à tout le monde. En effet, certains sujets atteints par des maladies chroniques, les femmes enceintes, les personnes âgées et les enfants de moins de 3 ans doivent d’abord demander conseil auprès d’un médecin avant de recourir à ces essences naturelles.
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