Le lupus est une maladie auto-immune. Elle se caractérise par une attaque des cellules saines qui est menée par le système immunitaire. Elle débute par des éruptions cutanées et évolue en touchant d’autres organes. Ainsi, elle peut affecter la peau, les reins, les articulations, les poumons et le système nerveux.
Comment reconnaitre un Lupus et le soigner ?
Le Lupus, plus particulièrement quand il s’agit du Lupus érythémateux disséminé ou LED, fait partie des troubles inflammatoires chroniques qui peuvent toucher n’importe quelle partie du corps humain, incluant la peau, les articulations, les reins, le cœur, les poumons et même le système nerveux. De toutes les maladies auto-immunes, le Lupus est sans doute le plus courant depuis ces dernières décennies. Cette pathologie est assez imprévisible et peut durer toute la vie, surtout chez la gent féminine entre 18 à 40 ans. Toutefois, les plus jeunes et les personnes âgées ainsi que les hommes peuvent être atteints par le Lupus.
Auparavant, seuls les cas les plus graves ont été diagnostiqués et les traitements étaient évidemment limités, causant un taux de survie assez faible. Avec l’avancée de la science et de la médecine, cette maladie se repère désormais très tôt, incluant les cas les plus légers. De plus, de meilleurs traitements sont aujourd’hui disponibles pour la prise en charge de cette affection. À noter que les médicaments spécifiques pour guérir le Lupus n’ont pas encore été mis sur le tapis, ce qui conduit le taux de survie à 10 ans après le diagnostic, évalué à 90 % des cas.
Il s’avère également que les traitements existants ne sont pas à l’écart des risques d’effets secondaires, obligeant généralement les patients atteints à choisir entre les effets indésirables ou ceux provoqués par la maladie. Toutefois, dans certains cas, l’atteinte est plus ou moins modérée, ne nécessitant qu’un traitement minime.
Concernant la cause, elle reste jusqu’à ce jour inconnue, mais dans son état général, le Lupus est forcément en rapport avec les altérations du système immunitaire. Ce dernier n’est plus apte à reconnaître les constituants du sujet atteint et s’efforce de produire des anticorps qui vont s’attaquer à des tissus, d’où la qualification de la manifestation parmi les cas d’auto-immunité. Par ailleurs, plusieurs autres facteurs peuvent en être la source, pour ne citer que l’hérédité et quelques facteurs environnementaux. La lumière du soleil, par exemple, peut être considérée comme déclencheur de la maladie, sans citer les infections virales, le stress lié à une maladie, la grossesse ou la prise de certains médicaments.
Comment savoir si on a le lupus ?
Le Lupus, qu’il soit classé dans la catégorie des lupus érythémateux disséminés ou pas, se révèle de différentes manières. Les manifestations de cette maladie peuvent concerner l’épiderme, les articulations, les reins, le poumon, les yeux, le cœur ou d’autres organes du corps. Le Lupus peut alors être identifié à partir de la combinaison de ces anomalies clinique, mais aussi de certains symptômes biologiques. Il est à noter que le Lupus érythémateux disséminé peut se localiser à partir de symptômes extrêmement variés, dépendant de cas de chaque individu concerné.
Le lupus peut débuter à travers l’un ou l’autre des signes qui apparaissent au cours d’une poussée et généralement associés à une fièvre modérée, mais qui peut se prolonger, accompagnée de sensations de fatigue ou un manque d’appétit. Le Lupus se manifeste également sur la peau et le cuir chevelu, concernant pas moins de 80 % de cas chez les personnes atteintes.
Par ailleurs, le symptôme le plus déductif du Lupus est sûrement l’apparition d’une éruption cutanée au niveau du visage. Ces plaques rouges sont particulièrement dominantes sur les zones qui sont régulièrement exposées au soleil. Communément, elles se montrent sous la forme d’un masque qui épouse la forme d’un papillon, autour des yeux, sur les pommettes et sur le nez.
Ces manifestations de rougeurs peuvent aussi s’accompagner d’un œdème plus ou moins avéré, notamment au niveau des paupières, provoquant certaines gênes pour l’ouverture des yeux. Ces lésions peuvent aussi concerner les mains ou les parties du décolleté, mais disparaissent normalement à la fin de la pousse.
Il arrive également que le lupus entraîne des aphtes dans la bouche, dans le nez et même à l’intérieur du pharynx, une situation qui est parfois gênante pour les personnes atteintes. Sans mentionner que les lésions cutanées peuvent évoluer de manière lente ou chronique, affectant l’ensemble du corps, souvent caractérisé par des éruptions en forme de couronnes, placards violacés ou plaques avec une desquamation. Dans les trois mois qui suivent la poussée du lupus, une perte de cheveux diffuse peut également être constatée. Néanmoins, ce cas d’alopécie se dissipe généralement de manière progressive après le début du traitement. Malgré la rareté du symptôme, le lupus cunette peut uniquement concerner la peau, notamment celle du visage. D’un point de vue plus esthétique, les infections peuvent engendrer des répercussions psychologiques, surtout chez les femmes.
Par ailleurs, au niveau des articulations, le lupus provoque des gonflements et une montée de température. De douleurs articulaires peuvent être ressenties et sont susceptibles d’infecter les doigts, les poignets, les genoux, les pieds et les chevilles. Ces souffrances peuvent même être plus accentuées la nuit. Une polyarthrite peut souvent se manifester pour un lupus érythémateux disséminé. Toutefois, d’autres symptômes peuvent également être présents lors d’un Lupus, pour ne citer que le phénomène de Raynaud, la phlébite, la glomérulonéphrite, la toux, les douleurs thoraciques, la péricardite ou aussi la pleurésie.
Quels sont les premiers symptômes du lupus ?
Le lupus commence habituellement par une succession de signes qui s’associent au fur et à mesure, pouvant se manifester en quelques jours ou quelques semaines. Parmi ces signes se distinguent les douleurs articulaires, la fatigue, la fièvre, les signes cutanés, les douleurs thoraciques et les essoufflements. Pour certains cas, la manifestation initiale du Lupus est appelée mono symptomatique.
En clair, son commencement se démarque par la prédominance d’un seul signe, débutant généralement par une atteinte de la peau. Les lésions cutanées constatées peuvent devenir plus ou moins inquiétants si elles sont assujetties à l’exposition solaire, parfois même lors d’un simple contact avec les ultraviolets, pouvant s’agir d’une réaction excessive de l’épiderme avec rougeur. Mais aussi d’érythème en vestertilio ou d’un lupus discoïde accompagné de squames.
Pour d’autres sujets, le lupus débute par l’apparition des douleurs articulaires, notamment des douleurs articulaires inflammatoires qui vont perturber le sommeil. Elles se caractérisent par un enraidissement douloureux, notamment le matin où les articulations commencent à se réveiller. L’atteinte articulaire va se focaliser plus particulièrement sur les mains et les poignets. Toutefois, ce genre de polyarthrite ne conduit pas à la destruction des articulations comme le cas de la polyarthrite rhumatoïde. En revanche, les articulations redeviennent indolores avec l’accalmie du Lupus qui est favorisée par les médicaments.
Quel traitement pour le lupus ?
Il n’existe pas de remède spécifique pour le Lupus. Ce dernier est une maladie auto-immune chronique où les traitements actuels sont prescrits pour améliorer la qualité de vie, tout en contrôlant les symptômes afin de minimiser les risques de crises. La première étape concerne la modification rationnelle du style de vie, notamment à l’habitude de s’exposer au soleil ou au niveau du régime alimentaire.
Vient ensuite la prise systématique de médicaments après avoir consulté l’avis des spécialistes. Ces médicaments peuvent généralement s’agir d’anti-inflammatoires et de stéroïdes.
Le fait de vivre avec le lupus érythémateux disséminé ou LED requiert des traitements qui peuvent s’étaler sur des périodes plus ou moins longues ; dépendant de la durée, de l’intensité des manifestations et du cas clinique de chaque malade. Si les traitements ne permettent pas de soigner directement le lupus, ils sont pourtant un allié précieux pour diminuer la réponse immunitaire de l’organisme, le poussant peu à peu à réduire la production d’anticorps.
D’une vue globale, les traitements médicamenteux contre le lupus peuvent concerner un certain nombre de médicaments comme l’aspirine à fortes doses, la cortisone et autres corticoïdes comme la prednisone et le méthylprednisolone, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les immunosuppresseurs tels que le cyclophosphamide, l’azathioprine et le mycophénolate mofétil, les anticorps monoclonaux ou les anti-paludéens comme l’hydroxychloroquine.
Par ailleurs, les découvertes récentes ont permis d’établir de nouveaux traitements, notamment ceux qui sont à base de biothérapies avec des anticorps monoclonaux, à l’image du Belimumab ou du Rituximab. Ces médicaments ciblent directement les lymphocytes B et sont connus pour enrichir les effets bénéfiques déjà produits par ceux cités auparavant.
Au lieu de supprimer l’immunité, ces anticorps monoclonaux la modulent pour combattre les symptômes liés au lupus. Quelquefois, des perfusions d’immunoglobulines sont suggérées à certains sujets qui présentent une résistance plus ou moins aigüe aux traitements.
Comment prévenir le lupus
Comme on ne connaît pas précisément l’origine véritable du lupus, le traitement préventif n’existe pas non plus. En revanche, on peut établir quelques bonnes pratiques qu’il faut à tout prix adopter pour le prévenir.
Premièrement, on peut dire qu’il relève du bon sens d’observer une alimentation saine et équilibrée, car c’est la base en matière de santé. Au-delà de cela, vous pouvez prévenir le lupus en pensant à vous protéger du soleil. Utilisez donc des crèmes solaires à forts indices anti UV, 50 et plus lorsque vous êtes dehors.
Des études ont également montré que la consommation de probiotiques peut faire reculer les symptômes de la maladie. Les probiotiques sont des bactéries vivantes qu’on retrouve souvent dans les produits laitiers. En plus de s'attaquer aux symptômes du lupus, ils peuvent aussi protéger la fonction rénale.
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