Le fucus, connu aussi sous le nom de fucus vésiculeux, varech vésiculeux ou chêne marin, est une algue brune. Il fait partie de la famille des fucacées. 

 

Indication 

Le fucus possède de nombreuses vertus notamment, il est réputé pour être un coupe-faim naturel. Les thalles du fucus possèdent une structure riche en mucilages. C’est ce dernier qui peut rapidement donner une sensation de satiété. Pour ce faire, il augmente leur volume mécaniquement dès qu’ils sont ajoutés d’eau. Il est également un laxatif léger qui aide à réduire les brûlures d’estomac. De ce fait, il est considéré comme un allié minceur apprécié pendant un régime amaigrissant ou une cure de détox. Utilisé avec d’autres plantes, le fucus aide à éliminer la cellulite. Ainsi, il peut être pris en synergie avec du lierre ou de la Centella Asiatica.

 

Le fucus est également une excellente antifatigue. Il est riche en iode, vitamines et minéraux. Il est surtout utilisé en cas de coup de fatigue ou pendant l’hiver. Le fucus est aussi réputé pour stimuler le système immunitaire. Ainsi, il aide à prévenir l’apparition des affections courantes. De plus, il favorise une récupération rapide.

 

Le fucus est aussi indiqué comme anti-inflammatoire. Il a déjà été utilisé à l’époque des Romains pour soulager les rhumatismes. En effet, le fucus possède des vertus anti-inflammatoires efficaces pour soigner les articulations douloureuses. Cette algue peut également soulager les affections de la peau notamment le psoriasis ou l’eczéma.

 

Historique

Le fucus fait partie intégrante du régime alimentaire au Japon. En Europe comme en Amérique du Nord, il est surtout utilisé comme liant notamment grâce à l’alginine. Ainsi, on le retrouve dans les charcuteries, les crèmes glacées et divers desserts. Le fucus est également présent dans l’alimentation des sujets végétariens et les adeptes de l’alimentation naturelle.

 

Le fucus a été utilisé depuis longtemps pour le traitement de l’hypothyroïdie ou des goitres. Il a aussi été employé en prévention de la déficience en iode. Aujourd’hui, cette carence n’existe plus, car les sels de table sont systématiquement ajoutés d’iode. De plus, l’hypothyroïdie et les goitres, maladies causées par la carence en iode, sont rares dans les pays développés.

 

L’acide alginique ou alginate est souvent utilisé dans la composition de base des antiacides. Ces derniers aident à lutter contre les effets des reflux gastriques. L’alginate une fois dans l’estomac forme un gel en suspension. Ce dernier favorise la protection de la paroi et limite les reflux acides vers l’œsophage. Notez que l’alginine possède un taux d’iode non négligeable. 

 

Recherches

L’iode contenu dans le fucus peut favoriser le métabolisme en stimulant la glande thyroïdienne. De ce fait, cette algue est généralement ajoutée à certaines préparations censées apporter du poids. Le fucus peut également être vendu séparément sous forme de capsule. Selon certaines personnes sa consommation aiderait à réguler le métabolisme. Toutefois, cet usage a été remis en question par la commission allemande. De plus, une étude sur 39 patients atteints d’obésité a été menée en 1996. Celle-ci a démontré que le fucus en complément d’un traitement amaigrissant ne révélait aucune efficacité.

 

Le fucus prolongerait la durée du cycle menstruel et exerce des effets anti-œstrogéniques des femmes pré-ménopausées. Les données cliniques préliminaires le confirment. Des études effectuées in vitro et sur des animaux ont démontré cet effet. Selon les chercheurs cela pourrait expliquer en partie la faible prévalence de cancers hormonodépendants chez les femmes japonaises.

 

Précaution

Le fucus peut accumuler les métaux lourds se trouvant dans les océans. Des cas d’empoisonnement à l’arsenic ont été relevés suite à une consommation de fucus contaminé. De plus, des cas de toxicité rénale et de neurotoxicité survenus après une forte consommation de fucus ont été rapportés. Ces faits ont été attribués à une contamination en métaux lourds. Les femmes enceintes et les enfants présentent particulièrement des risques élevés d’intoxication. Il en est de même lors d’une consommation prolongée de cette algue.

 

Il faut savoir que la teneur en iode du fucus varie considérablement selon les espèces. Elle peut atteindre les 600 microgrammes par grammes d’algues. En outre, l’apport quotidien en iode excédant 150 microgrammes peut causer une hyperthyroïdie ou une hypothyroïdie. L’excès d’iode est généralement associé à l’hyperthyroïdisme. Toutefois, certaines études menées au Japon ont démontré qu’une surconsommation d’algue peut provoquer de l’hypothyroïdie. En effet, des sujets atteints de cette pathologie ont vu leur fonction thyroïdienne revenir à la normale après une réduction de la consommation d’iode.

 

Contre-indication

Des cas provoquant ou aggravant l’hyperthyroïdie ou l’acné ont été rapportés sur la consommation de fucus. La consommation de cette algue est contre-indiquée pour les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes. Ceci à cause du fait que le fucus a une forte concentration en iode. La prise de médicaments à base de fucus peut également provoquer des maladies cardiaques et rénales. En effet, du fait de sa forte teneur en sodium, il est donc contre-indiqué pour les individus souffrant d’insuffisance cardiaque ou rénale. Il en est de même pour les personnes prenant des diurétiques. Un cas d’arythmie cardiaque a été rapporté. En effet, une jeune femme souffrant d’obésité avait consommé un supplément amaigrissant contenant du fucus, du pissenlit ainsi que du boldo. Toutefois, le fucus ne pouvait pas être incriminé de façon claire.

 

Interaction

Généralement, consommer régulièrement du fucus pourrait réduire l’absorption de fer et d’autres minéraux. Ceci est dû à la présence de fibre que renferme cette algue. Le fucus pourrait avoir des interactions avec d’autres médicaments. De par sa teneur en iode, le fucus pourrait accentuer les effets des médicaments notamment ceux relatifs à la fonction de la thyroïde.

 

Une activité hypoglycémiante du fucus chez les animaux de laboratoire a été observée. Cet effet peut s’ajouter avec celui des médicaments hypoglycémiants. Le fucus est constitué d’acide alginique. Ce dernier est composé de fibre soluble agissant comme un laxatif de lest. Il faut savoir que son action est inférieure à celle du psyllium ou du glucomannane. Toutefois, ses effets peuvent s’ajouter à ceux d’autres laxatifs.

 

Plusieurs études in vitro dont certaines avec du sang humain ont été effectuées. Les résultats ont démontré le potentiel anticoagulant des polysaccharides contenu dans le fucus. Notez que l’indice thérapeutique des médicaments anticoagulants est étroit. L’écart entre l’efficacité et les risques de danger pour la santé en cas de surdosage ou de sous-dosage est ainsi faible. De ce fait, il est préférable d’éviter la consommation de fucus si vous prenez des anticoagulants.