La tension artérielle, ou pression artérielle, est la force exercée par le sang sur la paroi des artères. La pression systolique correspond à la contraction cardiaque ; la pression diastolique, au relâchement qui suit. Un tensiomètre électronique affiche les deux chiffres en millimètres de mercure, par exemple 120/80 mmHg, que l'on dit souvent « 12/8 ». L'hypertension artérielle ne donne souvent aucun symptôme : on la découvre lors d'une consultation ou par l'automesure, d'où l'intérêt d'un dépistage régulier, surtout après 40 ans ou en cas d'antécédents familiaux. Non suivie, l'hypertension augmente le risque d'accident vasculaire cérébral, d'infarctus et de maladie des reins. Le tabac, le sel, le manque d'activité physique, l'alcool, le surpoids et un mauvais sommeil pèsent sur l'état des artères : les corriger fait partie de la prise en charge, avec ou sans traitement.
Le tensiomètre au bras est en général conseillé en première intention : le brassard est à hauteur du cœur, ce qui limite les erreurs de position. Le modèle de poignet, ou autotensiomètre de poignet, est plus compact et facile à emporter en voyage, mais la mesure n'est précise que si la posture est bonne : le poignet doit rester à hauteur du cœur pendant toute la mesure. Certains appareils aident à le faire correctement, comme le RS7 Intelli IT, dont le capteur de positionnement informe l'utilisateur si le bracelet est mal placé, ou le RS4 d'Omron, dont la technologie Intellisense contrôle le gonflage. Le Digitensio de poignet, léger, détecte lui aussi un rythme irrégulier. Chez une personne aux bras très larges ou très minces, la bonne taille de brassard compte plus que le type d'appareil. Notre guide comment choisir un tensiomètre passe en revue les autres critères.
Asseyez-vous au calme cinq minutes, dos appuyé, jambes non croisées, sans avoir fumé, bu de café ou fait d'effort juste avant. Posez l'avant-bras sur une table, brassard directement sur la peau, et restez silencieux pendant la mesure. Les professionnels de santé recommandent souvent la règle des 3 : trois mesures le matin avant le petit-déjeuner et la prise de médicaments, trois le soir avant le coucher, à une ou deux minutes d'intervalle, pendant trois jours de suite. Notez les résultats dans un carnet ou dans l'application, sans les trier, et apportez-les à la consultation. Un seul chiffre élevé ne veut rien dire : c'est la moyenne sur plusieurs jours qui permet de confirmer ou d'écarter une hypertension. Utilisez toujours le même côté pour vos mesures, et évitez de mesurer la pression juste après un effort ou un repas copieux.
Plusieurs appareils de ce rayon repèrent un rythme cardiaque irrégulier pendant la mesure : l'Omron M3 et les Digitensio avec leur technologie IHD : un symbole s'affiche alors à l'écran. Cette fonction reste un outil de surveillance, pas un examen : l'arythmie peut être passagère, liée à un mouvement ou à une mesure mal réalisée. Si elle revient souvent, votre médecin pourra faire réaliser un ECG (électrocardiogramme) : seul cet examen confirme une fibrillation auriculaire, un trouble du rythme fréquent après 65 ans, qui augmente le risque d'accident vasculaire cérébral. Un tensiomètre ne remplace donc jamais un ECG, même si l'alerte a l'avantage d'attirer l'attention sur un problème à explorer. Cet ECG est réalisé par un professionnel de santé, au cabinet ou à l'hôpital. Quant à l'oxymètre de pouls, il mesure l'oxygène du sang et ne donne aucune valeur de tension : oxymètre et tensiomètre sont deux appareils différents, à utiliser chacun pour son usage.
Un tensiomètre connecté envoie les résultats par connexion Bluetooth vers une application sur smartphone ou téléphone mobile : l'historique se construit seul, les moyennes se calculent et vous pouvez partager un rapport avec votre médecin. L'Omron Evolv fonctionne ainsi, sans tube ni câble ; vos données de santé restent sous votre contrôle, à condition de lire les réglages de confidentialité de l'application. Si vous préférez un modèle simple, la mémoire intégrée suffit souvent : le Digitensio au brassard garde 4 x 30 mesures, ce qui permet à deux utilisateurs de suivre chacun leur tension, et le RS7 Intelli IT affiche la moyenne des 3 dernières mesures. Un grand écran, un indicateur coloré du niveau de tension et des valeurs lisibles facilitent la lecture, en particulier pour une personne âgée ou un patient qui suit plusieurs traitements. Pour un patient hypertendu, l'automesure fait partie de la vie quotidienne : un modèle simple, utilisé régulièrement, vaut mieux qu'un modèle sophistiqué rangé dans un tiroir.
Choisissez un tensiomètre électronique cliniquement validé : c'est un dispositif médical marqué CE, dont la précision a été évaluée selon un protocole reconnu. Un appareil précis et cliniquement testé vaut mieux qu'un matériel aux nombreuses fonctions mais à la fiabilité inconnue : c'est le premier critère pour savoir quel tensiomètre est le plus fiable. Le Digitensio au brassard a par exemple été évalué par l'organisme notifié TÜV SÜD. Vérifiez ensuite le tour de bras indiqué : un brassard trop petit surestime la tension, un brassard trop grand la sous-estime. Mesurez le haut du bras avant l'achat. Changez les piles dès que l'écran l'indique, rangez l'appareil dans sa housse, à l'abri de l'humidité, et faites-le vérifier s'il donne des résultats très différents de ceux du cabinet. Pour éviter un achat inadapté, votre pharmacien peut comparer une prise sur votre appareil avec la sienne et vous donner un conseil d'utilisation. Le mode d'emploi (manuel) reste la référence pour chaque modèle.