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Médicaments sur internet



Acheter ses médicaments sur une pharmacie en ligne, comment s'y prendre ? Ou en est-on en France ? 

 

vente de médicaments sur internet

 

Vente de médicaments en ligne : Le flou juridique Français

 

En 2012, alors même qu'aucune législation n'autorise ni n'interdit le commerce de produits de santé, le premier site internet de pharmacie voit le jour. En effet, il existait jusqu'alors un flou juridique concernant le commerce électronique des médicaments en France, alors qu'au niveau européen l'arrêté Doc Morris affirmait déjà que les états membres ne pouvaient interdire la vente à distance des médicaments non soumis à ordonnance. 

 

Par conséquent, l'Union Européenne imposa à la France de légiférer quant à l'autorisation du commerce électronique des médicaments en vente libre avant le 2 janvier 2013. 

 

La vente de médicaments sur internet désormais possible en France

 

Le 19 décembre 2012, Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, présente une ordonnance qui autorise la vente de médicaments en libre accès sur internet. Suite à quoi de nouveaux articles du code de la santé publique sont publiés au Journal Officiel. Ils fixent le cadre de la vente de médicaments sur internet par les pharmaciens d'officine. Ce sont alors 455 spécialités qui sont autorisées au e-commerce et  le 31 décembre, l'ordonnance est adoptée par décret. 

 

En février 2013, le Conseil d'État élargit l'autorisation de vente en ligne des produits de santé à plus de 3500 familles de médicaments.

 

Selon l'ordonnance, seuls les pharamciens titulaires d'une officine physique sont habilités à vendre des médicaments sans ordonnance  sur un site e-commerce. Ils doivent également obtenir une autorisation en bonne et due forme auprès de leur Agence Régionale de Santé(ARS) et déclarer leur site internet auprès de l'Ordre des Pharmaciens. 

 

C'est en janvier 2013 que Pharmashopi.com dépose sa demande auprès de l'ARS Rhônes-Alpes. Il figure parmi les tous premiers sites à avoir reçu l'autorisation de son ARS, le 29 mai 2013, pour le commerce électronique des médicaments hors prescription. Nous proposons aujourd'hui plus de 1 500 références de médicaments  (SpasfonSmectaEuphytoseGaviscon...) sur notre site et toutes nos commandes sont rigoureusement contrôlées par Laurence Silvestre, notre pharmacienne et son équipe. 

 

L'autorité de la concurrence dénonce des règles trop restrictives

 

Le 10 avril 2013, l'Autorité de la Concurrence réfute l'arrêté de bonnes pratiques qui encadre la vente en ligne de médicaments, rédigé par la ministre de la santé. Elle juge trop restrictives les règles imposées, qui mettent les pharmaciens français dans une situation défavorable "en les privant d'opportunités nouvelles et de développement", alors que la plupart des pays de l'Union Européenne ont déjà autorisé la vente en ligne de médicaments. 

 

L'Allemagne, par exemple, autorise la vente de médicaments en ligne depuis 2004. Elle est aujourd'hui le pays dans lequel le commerce électronique des médicaments est le plus développé. 

 

carte du commerce des médicaments dans les pays de l'union européenne ouest

Source : LNP, n°399, jeudi 22 avril 2010

 

 

Arrété des bonnes pratiques : des limites et des incohérences au développement pérenne des sites e-commerces de pharmacie

 

Le 12 juillet 2013 prend effet une révision du premier arrêté de bonnes pratiques. Malgré les remarques de l'Autorité de la Concurrence, ce nouveau "mode d'emploi" de la vente en ligne des médicaments soulève encore de nombreuses questions quant au développement pérenne des e-pharmacies françaises. 

 

Le 16 mars 2015, le Conseil d'Etat a décidé d'annulé l'arrêt du 2 juin 2013 relatif aux bonnes pratiques de dispensation des médicaments par voie électronique.

 

L'absence de référencement payant pour les e-pharmacies françaises

 

L'arrêté prévoit effectivement un certain nombre d'obligations comme, par exemple, l'absence de référencement par des solutions telles que Google Adwords. Cette contrainte, comme l'a déjà souligné l'Autorité de la Concurrence, risque d'isoler la France de ses concurrents de l'Union Européenne qui eux, ont la possibilité d'utiliser ce type de service pour accroître leur visibilité. Conséquence, peu de chances pour les pharmacies en ligne françaises d'être compétitives face à leurs concurrents allemands, pour ne citer qu'eux.

 

Edit du 23/09/2013 : Google a depuis quelques semaines mis en place une procédure d'annulation et de désindexation de toutes les campagnes Adwords pour les pharmacies en ligne françaises, compte tenu de la législation en vigueur. Aucune campagne, qu'il s'agisse de présenter un produit ou une activité, et qui contient des mots tels que, par exemple, "pharmacie", "parapharmacie", "santé" ne peuvent être référencées par le biais de Google Adwords.

 

Une politique de prix en débat : vers plus de transparence pour le consommateur

 

Comme l'ont souligné Laurence Silvestre et Philippe Lailler lors d'une récente conférence de presse, « les prix sur internet sont deux à trois fois moins élevés que dans les officines situées à proximité des leurs ». En effet, en augmentant son espace de vente grâce à la création d'un site, le pharmacien peut bénéficier de remises plus intéressantes pour le consommateur sur les produits de santé et de parapharmacie qu'il propose sur internet. 

 

De plus, les comparateurs web permettent aujourd'hui à tout un chacun de comparer les prix proposés par les différentes pharmacies en ligne. C'est donc le jeu de la transparence qui prime sur internet. 

 

Or l'arrêté, tel qu'il est aujourd'hui, demande aux e-pharmaciens d'aligner les prix de l'officine physique aux prix proposés sur internet, ce qui peut être amené à avoir de lourdes conséquences, à la fois pour la profession et pour les consommateurs. Face à l'offre de ses concurrents européens et encore trop souvent, de sites peu scrupuleux, mettre en place cette stratégie aboutirait non seulement à la marginalisation des pharmacies en ligne françaises mais pourrait également inciter les internautes français à se diriger vers une offre plus abordable - et parfois plus dangereuse... à l’étranger.

 

Pharmacie française certifiée : informer et lutter contre la contre-façon

 

En 2010, 1 milliard d'euros de médicaments contrefaits ont été acheté sur internet en France. Fait alarmant, l'étude européenne « cracking counterfeit Europe » indiquait que 14% des français reconnaissaient acheter des médicaments délivrés uniquement sur ordonnance hors des circuits légaux.

 

En juillet 2012, la Commission européenne annonçait le faux médicament comme le produit le plus intercepté en nombre d'articles dans les envois postaux (36%). Ce chiffre, en constante hausse, participe à démontrer le fait que les consommateurs achètent de plus en plus de médicaments sur internet.

 

vente en ligne de medicament, campagne d'information du ministère de la santé

 

 
Dans ce contexte, l'opération PANGEA V, coordonnée dans plus de 100 pays afin de démanteler les pharmacies en ligne exerçant illégalement, a permis en France d'identifier 236 sites illégaux de mise en ligne de médicaments. Or, 61% des français se déclarent mal ou très mal informés quant à la réglementation relative à la vente de médicaments sur internet.

 

On comprend alors l'importance de disposer en France de pharmacies en ligne certifiées. Accréditées par les ARS et déclarées auprès de l'Ordre des pharmaciens, les e-pharmacies telles que Pharmashopi.com sont tenues de respecter les règles déontologiques de la profession. Tous les médicaments que vous retrouvez sur notre site son issus du réseau de distribution pharmaceutique français. Cela nous permet de vous assurer la transparence, la traçabilité et la sécurité de provenance de nos médicaments en vente libre. 
 
D'autre part, c'est également pour cela que notre pharmacienne et son équipe se tiennent à votre disposition pour vous conseiller pour l'achat de vos médicaments. En cas de doute, si vous avez des questions, vous pourrez toujours joindre un membre de notre équipe au 04 76 77 23 08, de 8h30 à 12h30 et de 14h30 à 19h30.  

 

Les internautes français, le e-commerce et les médicaments

 
Globalement, l'achat de médicaments en ligne reste une pratique encore peu répandue en France. Selon une étude menée par Euroclinix.net, 17% des français seraient prêts à acheter des médicaments sur ordonnance par le biais d'une e-pharmacie; un chiffre qui s'élève à 26% pour l'achat de médicaments sans ordonnnance, qui semble plus "acceptable" pour les français.
 
Pour 50% des français, l'attractivité des prix est la première motivation d'achat sur internet, tandis que 38% estiments que cela leur éviterait une consultation chez le médecin. Au second plan arrive la practicité, pour les raisons suivantes :
  • livraison à domicile,
  • gain de temps,
  • souplesse des horaires,
  • pouvoir comparer les produits et les tarifs,
  • ne pas faire la queue en pharmacie.

En revanche, pour les 3% de français déjà acheteurs, les dimensions pratiques constituent des motivations importantes, en particulier la possibilité de comparaison et la livraison à domicile.

 

Un budget dédié aux dépenses de santé

 

La santé est devenue une des préoccupations majeures des français, après le chômage. En  2010, les dépenses de santé représentent 3,9% de la consommation des ménages français selon une étude de l'INSEE. D'autre part, deux tiers des français déclarent que ces dépenses pèsent de plus en plus dans leur budget et ont l'impression de payer de plus en plus pour leur santé. 

 

Des médicaments 100% made in France ?

 

Selon un récent article du 26 septembre, publié sur Usinenouvelle.com, les français seraient prêts à payer plus chers les médicaments Made in France. TNS Sofres a en effet réalisé une étude pour le G5 Santé afin de recueillir l'avis des français sur leur "perception du médicament et les enjeux de santé".

 

Réalisé auprès de 1000 personnes, cette étude révèle que les français accordent une importance de choix au lieu de fabrication d'un médicament plus qu'au laboratoire, qui arrive en troisième position des vecteurs de confiance. A noter que prévalent la prescription du médecin et le conseil du pharmacien.  Ce sont donc 89% des sondés qui seraient favorables à la relocalisation en France ou en Europe des laboratoires de fabrication des médicaments. 

 

Autre point, concernant l'automédication. Selon l'étude, 64% des français seraient prêts à davantage acheter des médicaments sans ordonnance "directement en pharmacie pour les petites maladies courantes". Dans ce contexte, la vente en ligne des médicaments par le biais de pharmacies agréées semble correspondre à la volonté du G5 santé de favoriser le développement de l'automédication. 

 

L'association française des pharmaciens en ligne

 

Le 18 septembre 2013, Laurence Silvestre participait à la première réunion de l'AFPEL. Il s'agit de l'Association Française des Pharmaciens en ligne. Elle a pour objectif la défense des droits des e-pharmaciens pour le commerce électronique des médicaments. 

 

 

Cette toute première réunion a rassemblé 22 pharmaciens qui possèdent un site internet sur lequel ils sont autorisés à pratiquer la vente des médicaments sans ordonnance. L'occasion pour l'ensemble de la profession d'échanger sur leurs pratiques et sur la marche à suivre concernant le nouvel arrêté de bonnes pratiques paru le 12 juillet dernier.