Le matériel médical à domicile regroupe les équipements qui facilitent la vie quotidienne d'une personne en perte d'autonomie et le travail de l'aidant. Pour la mobilité et les déplacements : canne, déambulateur, fauteuil roulant manuel ou électrique, aide technique au transfert. Pour la chambre : lit médicalisé à hauteur réglable, matelas et coussin adaptés, fauteuil releveur qui aide à se lever. Pour la salle de bain : chaise ou siège de douche, barres d'appui, rehausseur de toilettes, qui limitent le risque de chute. Pour l'hygiène et le confort : alèses, protections, gants et lingettes, que vous trouvez dans ce rayon. Les équipements lourds, comme le fauteuil roulant ou le lit, se louent ou s'achètent, souvent sur ordonnance, auprès d'un prestataire de matériel médical qui en assure l'installation et le suivi.
Le maintien à domicile d'une personne dépendante demande une organisation adaptée à ses besoins et à ceux de l'aidant. La toilette au lit se fait de préférence à heure fixe, dans une pièce chauffée, en préservant l'intimité : on découvre une seule partie du corps à la fois. Les gants pré-imprégnés et les lingettes, d'une utilisation simple, évitent de déplacer une bassine d'eau, limitent les manipulations et facilitent le quotidien de l'aidant. Préparez tout le matériel à portée de main avant de commencer : gants, lingettes, serviette, protection propre, linge de rechange. Si la personne peut participer, laissez-la faire ce qu'elle peut : c'est bon pour son autonomie et sa dignité. Les soins infirmiers ou une aide à la toilette peuvent être prescrits par le médecin selon le niveau de dépendance : une équipe de soins à domicile peut alors assurer ce suivi et vous apporter un soutien personnalisé.
Une personne qui reste longtemps couchée ou assise risque des escarres : des plaies dues à la pression prolongée, au frottement et à l'humidité. Les zones à surveiller chaque jour sont le sacrum, les talons, les hanches, les coudes et l'arrière de la tête. Changez la position toutes les deux à trois heures si possible, gardez la peau propre et sèche, et changez les protections dès qu'elles sont souillées. Une alimentation suffisante et une bonne hydratation participent à la prévention. Un matelas ou un coussin anti-escarres, dispositif médical conçu pour répartir les appuis, peut être prescrit par le médecin selon le risque : parlez-en avec lui et avec l'équipe soignante.
Le choix dépend du degré de fuite, de la mobilité de la personne et du moment de la journée. Les protections sont disponibles en plusieurs niveaux d'absorption. Le sous-vêtement absorbant, qui s'enfile comme un slip, convient aux seniors qui gardent la marche et vont seuls aux toilettes. Le change complet, avec attaches, est plus pratique pour une personne alitée. Prenez la taille selon le tour de hanches, ni trop serrée ni trop large, pour éviter les fuites et les irritations. L'absorption indiquée sur l'emballage guide le choix : une protection plus absorbante pour la nuit. Un protège-matelas complète la protection. L'incontinence n'est pas une fatalité liée à l'âge : un bilan médical peut trouver une cause et proposer une prise en charge.
S'occuper d'un proche au quotidien est exigeant. N'hésitez pas à demander de l'aide pour bénéficier des dispositifs prévus pour les particuliers : le médecin traitant, l'infirmier, le service d'aide à domicile de votre commune ou un centre local d'information peuvent vous orienter vers les aides financières, comme l'allocation personnalisée d'autonomie, et vers des solutions de répit. Certains équipements médicaux, comme un lit médicalisé ou un fauteuil roulant, peuvent être pris en charge par la Sécurité sociale sur prescription, en location ou à l'achat, parfois avec tiers payant : renseignez-vous sur les conditions de remboursement avant de choisir. Un professionnel de santé, ergothérapeute ou autre spécialiste, peut aussi évaluer le logement et proposer la solution adaptée : barres d'appui, rehausseur de toilettes, siège de douche, pour améliorer la sécurité et prévenir les chutes.