Peu esthétiques et pouvant rester sur la peau durant des mois, les verrues sont des grosseurs bénignes qui sont généralement causées par des papillomavirus. La majorité des symptômes peuvent être pris en charge facilement grâce à des traitements locaux. Toutefois, certaines verrues sont dues à des souches plus virulentes. Les verrues vulgaires sont les plus répandues. Dans la plupart des cas, elles apparaissent sur les cuticules, c’est-à-dire la peau qui se trouve à la base de l’ongle. 

 

En général, l’onychophagie, qui est l’habitude de se ronger les ongles, est le principal facteur de l’infection. Heureusement, il existe de nombreux traitements pour soigner les verrues vulgaires, allant des applications locales aux méthodes plus complexes comme la cryothérapie.

 

Définition

Les verrues sont des tumeurs cutanées plutôt fréquentes, mais qui sont généralement sans gravité. Elles touchent à peu près 5 à 10 % de la population, en particulier les sujets qui sont exposés aux virus appelés Human Papilloma Virus ou HPV. Cette maladie cutanée a une période d’incubation assez variable, qui peut aller de quelques semaines à plusieurs mois. Sa transmission se fait par contact direct ou indirect. L’humidité permanente et les microtraumatismes favorisent le passage du virus sur la peau.

 

Généralement, les verrues vulgaires ont un aspect dur et corné, avec une surface irrégulière et brune. Elles se développent sur les mains et les doigts. Elles sont particulièrement contagieuses, surtout chez les enfants. Elles peuvent aussi affecter d’autres parties du corps par autocontagion. Les verrues vulgaires peuvent présenter un seul bouton ou un groupement de boutons qui se distingue par la présence d’une verrue mère. Celle-ci s’avère plus résistante que les autres. Dans tous les cas, elles sont susceptibles d’être récidivantes et d’envahir une zone plus étendue.

 

Les facteurs déclenchants

Les verrues sont causées par les papillomavirus humains, plus précisément les HPV qui sont responsables des verrues vulgaires des mains. Le papillomavirus infecte la cellule épidermique et se réplique en l’obligeant à produire d’autres virus. Il agit également par kératinisation, d’où l’aspect verruqueux de la peau. L’infection se propage généralement par contact direct avec une verrue ou une surface contaminée. Disposant d’un système immunitaire encore immature, les enfants sont plus touchés par les verrues vulgaires.

 

L’apparition des petites lésions cutanées comme l’eczéma ou les plaies superficielles favorise également le passage du virus dans l’épiderme. C’est notamment le cas lorsque la peau est fragilisée par la chaleur et l’humidité.

 

Les préventions possibles

Comme indiqué plus haut, les verrues sont de minuscules excroissances cutanées qui proviennent d’une infection causée par le papillomavirus. Elles apparaissent la plupart du temps sur les mains ou les pieds. De ce fait, les sujets qui ont des verrues à la main ne doivent pas serrer la main des autres personnes. En effet, le virus peut se transmettre rapidement par contact direct. Le papillomavirus prolifère également sur les surfaces humides, telles que les sols des piscines et autres lieux publics. Pensez donc à porter des sandales pour ne pas marcher directement sur le sol. Des solutions naturelles pour éviter d’attraper les verrues vulgaires ou de les transmettre sont aussi proposées. Elles sont disponibles dans les parapharmacies, entre autres.

 

Quels sont les traitements ?

Il existe de nombreux traitements contre les verrues. Ils dépendent du type de virus, de l’ampleur de la maladie, de la localisation des lésions, mais aussi de l’âge du patient concerné. Pour les verrues vulgaires, les indications thérapeutiques ne sont pas vraiment nécessaires qu’en cas extrême si l’on prend compte du rôle du système immunitaire qui conduit à la régression spontanée des verrues vulgaires, se manifestant surtout chez les enfants.

 

En général, appliquer localement de la vaseline salicylée peut être suffisant pour soigner les verrues vulgaires. En effet, l’acide salicylique est classé parmi les éléments kératolytiques. Cela signifie qu’il a la capacité de dissoudre la kératine qui est un des composants principaux de l’épiderme. Si les verrues vulgaires se manifestent en grand nombre, des soins plus spécifiques sont nécessaires. Dans ce cas, une prise en charge par un spécialiste, notamment un anatomopathologiste, est indispensable. Le traitement reposera alors sur l’application de pommades, les techniques de cryothérapie ou d’électrocoagulation rapide.

 

Les pommades peuvent être utilisées en traitement local. Elles s’appliquent à la surface des lésions. Les fluoro-uraciles et les podophyllotoxines sont les plus couramment utilisés. Ces crèmes épidermiques pharmaceutiques possèdent plusieurs propriétés, dont des vertus anticancéreuses. Elles ont la capacité d’inhiber la prolifération des cellules infectées par le papillomavirus. Si l’infection est peu étendue, le dermatologue peut vous prescrire une application locale d’acide trichloracétique. Sinon, les immunomodulateurs sont également conseillés pour lutter contre les verrues vulgaires. Ces derniers ont la capacité de favoriser la production des substances qui activent les défenses immunitaires, à l’instar de l’Imiquimod.

 

Les traitements naturels

Outre les médicaments et les produits de soin cutanés, il existe aussi des traitements naturels qui ont prouvé leur efficacité pour lutter contre les verrues vulgaires. On peut citer, par exemple, le fameux thuya. Il s’agit d’une plante aux vertus dissolvantes et antivirales. Ce végétal est tout indiqué pour soigner les verrues grâce à ses propriétés antivirales et kératolytiques. Grâce à son action virucide et cytostatique, le thuya tue les virus et prévient la prolifération des cellules infectées.

 

Le thuya peut servir pour un traitement local. Dans ce cas, on l’utilise sous forme de teinture mère. Il peut être appliqué sur les verrues planes qui ont tendance à s’étendre un peu partout sur le corps, mais aussi sur les verrues vulgaires qui touchent particulièrement les mains et les doigts. La teinture de thuya s’applique à l’aide d’un coton-tige. Pour ce faire, il suffit de déposer une goutte de teinture mère de thuya sur la verrue, en prenant soin de bien cibler la zone concernée pour que la teinture agisse comme il faut. À part le thuya, d’autres alternatives peuvent aussi être envisagées pour traiter les verrues. Il est ainsi possible de recourir aux huiles essentielles, dont celle de citronnelle, ou à l’essence de gaulthérie.

 

Découvrez également les autres gammes pour traiter les verrues 

Le traitement homéopathique des verrues
Tous les traitements pour combattre les verrues
L'ensemble des soins pour la verrue vulgaire
Les différents traitements de la verrue plantaire
Soigner la verrue plane