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Douleurs & maux

Face aux douleurs du quotidien, l’OMS recommande les antalgiques du palier 1, à savoir le paracétamol, l’aspirine et l’ibuprofène. Chacun de ces produits a ses points forts et ses points faibles ainsi que ses particularités. Mieux les connaître permet de bien choisir celui s'adaptant à une situation.

  • Quand utiliser du paracétamol ?

C’est, sans conteste, le médicament auquel on pense le premier quand il s’agit de douleurs du quotidien. Cela est dû, en quelque sorte, à son haut niveau de tolérance aussi bien pour les femmes enceintes que pour les enfants. En le choisissant, une personne se met à l’abri d’un risque élevé d’allergie et autres effets indésirables.

 

Le paracétamol est notamment préconisé en cas de douleurs dentaires, maux de tête modérés, douleurs musculaires et dorsales et règles douloureuses. Il est tout de même contre-indiqué aux individus dont le foie est fragile.

  • Quand choisir l’ibuprofène ?

Ce médicament fait partie des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Il ne doit donc pas être pris dans le cadre d’un traitement incluant déjà d’autres anti-inflammatoires. Ceci pour éviter tout risque de surdosage dommageable. Il n'est pas également conseillé d'en prendre à partir du 6e mois de grossesse.

 

L’ibuprofène a, pour vocation, l’apaisement des douleurs liées à une inflammation comme l’arthrite. Son utilisation est aussi recommandée en cas de migraines, lombalgies, courbatures, règles douloureuses et sciatique.

 

C’est également un médicament efficace pour traiter une fièvre grâce à ses propriétés antipyrétiques. Cependant, sa prise peut entraîner des effets indésirables comme des douleurs gastriques ou des diarrhées. Il est déconseillé d’en prendre lors des repas.

  • Quid de l’aspirine

Comme l’ibuprofène, l’aspirine ou acide acétylsalicylique se trouve dans la famille des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Son utilisation est ainsi conseillée en cas d’inflammation de type tendinite.

 

Ce médicament est aussi un choix idéal en cas de migraines, maux de dents et entorses, et il constitue la solution idéale pour soigner une fièvre élevée.

 

L’aspirine est également réputée pour sa capacité à fluidifier le sang. Elle est donc un excellent remède si pris à faible dose, pour éviter la formation de caillot et ainsi se mettre à l’abri des accidents cardio-vasculaires.

 

Cette propriété rend ce médicament inadapté à un patient ayant fait l’objet d’une opération chirurgicale.  Il est aussi déconseillé aux femmes en période de règles.

 

En cas de prise à forte dose, ce médicament expose le sujet à plusieurs effets indésirables, notamment irritations de l’estomac, gastrites et même ulcères et hémorragies digestives.

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Anti-douleur : comprendre son fonctionnement

Depuis qu’Hippocrate recommandait à ses patients un remède à base d’écorce blanche contenant de l'acide acétylsalicylique, les antalgiques font partie de notre quotidien. Et on leur doit même la révolution de la médecine. Jusqu’à maintenant cependant, nombreux d’entre nous ne connaissent précisément leur fonctionnement. Voici donc quelques éclaircissements à ce sujet.

 

Dès la prise jusqu’au passage dans le sang…

Pour comprendre le fonctionnement des antalgiques, il est important de savoir leur cheminement après leur prise. Ils sont d’abord amenés vers l’estomac pour passer dans le processus de digestion. Ce qui provoque leur dissolution.

 

Il y aura par la suite aspiration d’une partie du principe actif par la paroi de l’estomac en vue d’une absorption par la circulation sanguine. Une autre partie sera attirée vers l’intestin pour une autre absorption. Ce sont ces phases qui définissent la quantité d’éléments réellement infiltrés dans le corps.

 

Après leur arrivée dans le sang, les composants seront conduits vers leur cible. Car, ici, on parle de médicaments antidouleur et fièvres, la cible n’est autre que le médiateur concerné, à savoir la prostaglandine.

 

Jusqu’à l’élimination

Chaque médicament que l’on avale devra transiter dans le foie. C’est en effet cet organe qui contribue à leur solubilité. Il ne faut pas, par ailleurs, oublier que le foie a un rôle de détoxication. Il permet au sang d’être libéré de ses toxines.  

 

Après avoir traversé le sang, un médicament antidouleur passera par un processus de transformation en plusieurs métabolites en vue d’une élimination par les voies biliaire et urinaire. Une partie se retrouve ainsi souvent aussi bien dans les urines que dans les selles, à défaut d’une réabsorption.

 

Maintenant que vous savez comment fonctionne chaque antalgique, il ne vous reste plus qu’à acheter celui qui correspond à vos besoins !