Doliprane grossesse : risques et recommandations

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Le recours aux médicaments pour éviter la fièvre doit être limité au cours de la grossesse. Quant à l’utilisation de l’antalgique de référence qu’est le paracétamol ou doliprane, ce dernier peut être utilisé pendant cette période de façon ponctuelle aux doses recommandées, soit 3 g par jour selon l’ANSM. Mais cette recommandation est remise en cause par des chercheurs. À l’instar des anti-inflammatoires non stéroïdiens, interdits à partir du 5ème mois de grossesse, il y a un risque pour le fœtus.

 

Des études ont montré que le paracétamol pris en début de grossesse expose l’enfant à venir à une diminution du quotient intellectuel. Des chercheurs à l’hôpital Mont Sinaï à New York ont réalisé une étude sur 754 femmes ayant pris du paracétamol entre la 13ème et la 18ème semaine de grossesse. Ils ont demandé combien de fois elles ont pris du paracétamol pendant cette période et ont ensuite réalisé des tests de concentration de paracétamol urinaire. Les taux sont élevés pour les femmes qui ont pris en moyenne 6 comprimés pendant cette période.

 

Les enfants issus de ces grossesses ont été par la suite suivis et il a été constaté que les filles uniquement ont présenté un retard de langage à l’âge de 30 mois. Les études n’ont pas encore élucidé pourquoi ce retard de langage est observé uniquement chez les filles. Mais ces études ont montré qu’il faut limiter au maximum la prise de paracétamol pendant le premier trimestre de la grossesse.

 

Faut-il revoir alors les recommandations sanitaires ?

Les risques des problèmes de comportement évoluent avec l’avancée de la grossesse. Mais compte tenu de la consommation généralisée de ce médicament, les conclusions de ces études pourraient avoir des conséquences sur les conseils de santé publique.

 

Les médecins conseillent la prise de paracétamol en une prise courte. Les prises prolongées doivent être évitées.

 

Des études complémentaires sont désormais nécessaires pour approfondir les effets éventuels de la prise de paracétamol chez les femmes enceintes. Pour le moment, c’est le seul antalgique autorisé pour soulager les douleurs faibles modérées. Si les effets néfastes sont confirmés, les autorités de santé publique seront amenées à revoir les recommandations sur la prise en charge des douleurs chez la femme enceinte.

 

Comment alors traiter les douleurs chez les femmes enceintes ?

Beaucoup de femmes craignent de prendre des médicaments durant la grossesse. Elles préfèrent souffrir que d’en prendre. Or une douleur sévère et chronique peut entraîner une hypertension artérielle, une anxiété et une dépression. L’aspirine est déconseillée, car elle entraîne des risques de saignements chez la mère et le fœtus ainsi que des problèmes circulatoires. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont formellement contre-indiqués, car ils peuvent provoquer des complications graves comme la mort du fœtus in utero. Ces effets peuvent survenir lors d’une seule prise de ces médicaments. Les antalgiques dérivés de la morphine sont utilisés, mais dans des contextes cliniques particuliers de douleurs très intenses ou des femmes enceintes souffrant de pathologies particulières. La seule alternative est le paracétamol, mais compte tenu des études récentes, la prise n’est pas sans risque.

 

Les risques de prendre un doliprane pendant la grossesse

Des études menées par des chercheurs de l’Université de Bristol et de Barcelone ont déclaré que la prise de doliprane pourrait avoir un impact sur le développement du cerveau du bébé. À terme, il peut provoquer des troubles de l’attention ou du spectre autistique chez les garçons. Ces études semblent montrer qu’il influencerait le développement de certains troubles. Les études réalisées à l’Université de Barcelone, au Center for Research in Environnemental Epidemiology, affirment que les bébés exposés au paracétamol pendant la grossesse présentent des risques plus élevés d’hyperactivité et d’impulsivité, mais étaient aussi plus susceptibles de développer des symptômes de spectre autistique. L’équipe de chercheurs a supposé que le paracétamol interfère sur le développement cérébral du fœtus.

 

Effet du paracétamol sur le développement cérébral

Une étude anglaise à l’Université de Bristol a porté sur 7796 femmes enceintes, interrogées à la 18ème et 32ème semaine sur la prise de paracétamol au cours des 3 derniers mois. D’éventuels troubles du comportement ont été dépistés chez les enfants à l’âge de 7 ans. Les résultats ont montré que la consommation du paracétamol au cours de la grossesse est associée à une probabilité de survenance des problèmes comportementaux à la naissance, des signes d’hyperactivité et des troubles émotionnels chez l’enfant. Cette étude semble montrer qu’il y a un lien entre la prise du paracétamol pendant la grossesse et la survenue des troubles comportementaux. Quand l’enfant sera âgé, il y a risque d’hyperactivité.

 

Troubles de l’attention

Après la 32ème semaine, l’utilisation du paracétamol serait liée au développement des troubles de l’attention et une performance cognitive moindre. La consommation par le partenaire n’a eu aucun impact en revanche sur la survenue de ces troubles.

 

Le paracétamol est susceptible de perturber le développement cérébral de l’enfant et engendrer ainsi ces troubles.

 

Augmentation du risque d’asthme

D’autres études sur le paracétamol impliquant plus de 1 million de personnes ont été compilées et semblent montrer aussi que l’exposition prénatale au paracétamol pourrait accroître le risque d’asthme chez l’enfant.

Si la prise du paracétamol a eu lieu au cours du premier trimestre de grossesse, les enfants nés d’une mère ayant pris celui-ci ont un risque de développer l’asthme. Dès la constatation des facteurs de risque à l’instar des antécédents familiaux ou des allergies, ces enfants doivent faire l’objet de surveillances particulières.

 

Risques autistiques et trouble du comportement

D’autres études ont été faites sur 2644 couples mères-enfants qui ont été suivis depuis la grossesse et jusqu’à ce que l’enfant atteigne l’âge de 5 ans. Ces études se sont penchées sur des femmes qui n’ont jamais pris du paracétamol, des femmes qui en prennent sporadiquement, et des femmes qui prennent de façon persistante pendant la grossesse.

 

Les résultats ont montré qu’il y a augmentation de 30 % de risques de troubles de l’attention et des symptômes autistiques chez l’enfant. À l’âge de 5 ans, il y a un plus grand risque d’hyperactivité.

 

Ces études suggèrent que le paracétamol perturbe le développement neuronal des enfants. Et les garçons sont plus sensibles que les filles. Il reste toutefois à définir la dose à partir de laquelle le risque d’autisme et d’hyperactivité augmente.

 

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